Le tulipier du Gabon est désormais «persona non grata» à La Réunion. Le département français de l’océan indien a décidé d’exterminer cet arbre d’ornement, présenté comme «l’une des pires menaces pour la biodiversité locale».

La Réunion a décidé de se débarrasser du tulipier du Gabon, comme «l’une des pires menaces pour la biodiversité locale». © clicanoo.re

 

Département français de l’océan indien, La Réunion a décidé d’exterminer le tulipier du Gabon, une espèce d’arbre de la famille des Bignoniaceae originaire d’Afrique. Largement utilisé comme arbre d’ornement en raison de la beauté de sa floraison et de sa facilité d’adaptation à différents milieux, le tulipier du Gabon a été introduit à La Réunion dans les années 50. Il est très présent dans les parcs et les espaces urbains de l’île.

Mais derrière sa beauté naturelle se cache l’une des pires menaces pour la biodiversité locale. Sa capacité de reproduction est redoutable : chaque fruit peut générer jusqu’à 500 graines, très volatiles. L’espèce peut également se multiplier par des rejets lorsqu’on la coupe au niveau du tronc. Pour enrayer son invasion, l’arbre fait partie des 153 plantes interdites à La Réunion depuis avril 2019. Il est donc prohibé de le vendre, l’acheter ou l’échanger.

En complément de ces mesures, La Réunion mène actuellement une opération de 39,3 millions de francs CFA, pour se débarrasser de «l’une des pires espèces invasives au monde». Lancée en octobre 2019 jusqu’à juin 2020, l’opération qui ne concerne pour l’instant que quatre communes permet aux particuliers de bénéficier de conseils et d’une aide pour couper leurs pieds de tulipier du Gabon.

Depuis le début de l’opération, plus de 3 000 foyers ont été prospectés, 85 arbres recensés et 74 coupés. Des conseils sont ensuite donnés pour replanter une espèce indigène à la place.

 
GR
 

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