Le séjour du directeur de cabinet du président de la république dans la province de l’Ogooué-Maritime, s’est achevé, le 18 septembre, par la livraison du message du chef de l’Etat au sein de la foire municipale de Port-Gentil, ou, certes un peu moins que la veille, les Marigovéens ont encore nombreux effectuer le déplacement.

Brice Laccruche-Alihanga livrant son message, le 18 septembre 2019, dans la salle polyvalente de la foire municipale de Port-Gentil. © Gabonreview

 

Brice Laccruche-Alihanga n’a pas manqué de saluer la forte mobilisation autour de son arrivée et de remercier les acteurs politiques du parti démocratique gabonais (PDG) pour le travail abattu à cet effet. Se déclarant déjà «Marigovéen» (habitant de l’Ogooué-Maritime), le directeur de cabinet du président de la république a ensuite clamé sa satisfaction et fierté des nombreux ouvrages en cours de construction qui rehaussent l’image et contribuent fortement au développement de la capitale économique et partant du Gabon tout entier. Pêle-mêle, il faisait allusion à la future école supérieure de commerce, au centre d’hémodialyse, à la route Port-Gentil/Omboué et ses ponts, etc…

Cependant, a déploré Laccruche-Alihanga, «depuis 50 ans que nous avons du pétrole dans cette province, il a fallu que depuis 10 ans Ali Bongo arrive pour construire cette province». Si la plupart des chantiers cités ci-dessus sont inachevés, l’émissaire du chef de l’Etat a invité les cadres du PDG de la province à faire montre d’un peu de discipline et de cohésion. «C’est une honte qu’avec tous les hauts cadres qu’il y a ici, on ne soit pas capables de mener à terme les projets initiés par le chef de l’Etat. Réunissez-vous. Nous devons faire notre part», a-t-il lancé d’un ton sec. Autoritaire à la limite, il a littéralement ordonné : «La route d’Omboué et l’école supérieure de commerce de Port-Gentil doivent être finies d’ici janvier».

Selon lui, il n’est plus question pour le président de la République après s’être battu durement pour ses populations et que des petits politiciens aux méthodes anciennes bloquent encore ses actions. «Tous ceux qui ne tiendront pas la route, comme aime à le dire le président de la république, seront sèchement écartés», a averti Brice Laccruche-Alihanga, «il n’y a pas de privilégié».

Le directeur de cabinet d’Ali Bongo a par ailleurs annoncé que le numéro un gabonais souhaite instaurer une nouvelle relation directe et de confiance avec ses populations, basée sur la transparence et la responsabilité. «C’est-à-dire que chacun dans son département va travailler avec ses élus locaux ou départementaux, les auxiliaires de commandements, sur une synthèse de projets de développement à court, moyen et long terme, avec des évaluations trimestrielles et des échéances pouvant être intégrées dans la loi de finance».

Désormais, a annoncé le mentor de l’Ajev, de SDG et de RV, «le président viendra lui-même par délégation une fois par an faire le point» ; «qu’on arrête de promettre la lune aux gens pour rien», a-t-il martelé. «C’est tout le sens du fond d’investissement départemental initié par le président (…) on redonne le pouvoir aux populations, on arrête de tout décider à Libreville».

Tout ceci ne saurait cependant être possible que si les querelles intestines sont mises de côté, au profit du développement de l’Ogooué-Maritime, a conseillé le directeur de cabinet du président.

 
 

6 Commentaires

  1. Gayo dit :

    C’est vraiment le sommet de la nullité tout ça pour ça? Des incantations, vous avez atteint le sommmet de la bêtise. On ne savait pas que la route Lbv-Omboué et l’école de commerce pouvaient être finis avec l’argent des marigovéens. Un discours d’une telle stupidité qui n’a d’égale que celui qui confisque le pouvoirs pour un spectacle aussi désolant. Finis les maquettes et les promesses, place aux discours sans tête ni queue du mafieux de Marseille. Quand on sait que le Gabon regorge d’orateurs plus intelligents et pertinents même s’il faut vendre du vent.

  2. diogene dit :

    Les privilégiés nous disent : plus de privilégiés, est ce un conseil auto destructeur ? Vont ils démissionner en masse , restituer le pouvoir qu’ils usurpent ?

  3. JULIEN N'GOUA dit :

    LE NÈGRE RESTERA NÈGRE, AUX ORDRES DU BLANC, PARCE QU’IL SE SENT MIEUX AINSI… https://www.facebook.com/photo.php?fbid=746501699127389&set=gm.2453093094948471&type=3&theater&ifg=1

  4. Lavue dit :

    Il faut bien faire diversion aux populations quand le “prince” est absent avec l’espoir qu’il recouvrira ses moyens rapidement. Malheureusement tout le monde sait que cela est loin d’être gagné et donc il faut distraire le peuple. OMAR avait tout compris des Gabonais instruits. Tu leur donnes un peu à manger est c’est bon, tu les tiens, si en plus ils intègrent la loge, c’est cuit. Beaucoup sortent de familles modestes pour ne pas dire pauvres. Qui au Gabon est descendant d’une grande famille d’hommes d’affaires, de grands agriculteurs, de grands commerçants, de grands éleveurs, de grands tisserands, et j’en passe. Les soit-disant riches ont été élevés à la mamelle de l’argent public détourné très souvent. Et le phénomène se poursuit. Tout le monde sait que c’est BLA qui gère le pays et il le démontre maintenant. Que disent les parlementaires, que dit l’opposition de façade? Les Gabonais doivent couper le cordon avec le politique, ils doivent apprendre à travailler à ne pas dépendre des retombées de l’action politicienne, c’est de l’illusion pour les maintenir dans la dépendance et l’appauvrissement. Ça vous lie au diable, en voulant vous en défaire, vos maîtres vous détruisent simplement. A la fin vos enfants n’ont pas d’avenir, puisque le pays n’en a pas. Quand des cancres arrivent aux affaires c’est difficile de les y déloger. Que valent BLA, BOA et Maixent sur les plans des valeurs morales et intellectuelles où ont-ils fait des études? ( l’un videur de boite de nuits à Paris au parcours scolaire inachevé,l’autres repris de justice et opportuniste véreux, le dernier musicien depuis sa tendre enfance absolument pas imprégné par les valeurs culturelles locales (il ne parle et ne comprend pas un mot de la langue de ses “parents”)) Et dire que ces 3 personnages ont dirigé le pays cette dernière décennie avec la bénédiction des “institutions” en place et des personnes de tout bord sensées défendre les intérêts du pays. C’est vraiment triste et inquiétant pour notre pays.
    Il faudra du temps et d’autres hommes pour inventer un nouveau modèle. Avec le vieux PDG, on ne saurait faire du neuf.

    Regardez la tête de TCHANGO, qu’est-ce qu’il ya de si sérieux à faire une pareille tête. Pense-t-il à son beefteak, qu’on lui aurait retiré au cas où il n’aurait pas fait allégeance au nouveau maître? ça en a tout l’air. C’estça la comédie du ventre à la gabonaise.
    .

  5. tchenko dit :

    ”C’est une honte qu’avec tous les hauts cadres qu’il y a ici, on ne soit pas capables de mener à terme les projets initiés par le chef de l’Etat. Réunissez-vous. Nous devons faire notre part», a-t-il lancé d’un ton sec. Autoritaire à la limite, il a littéralement ordonné : «La route d’Omboué et l’école supérieure de commerce de Port-Gentil doivent être finies d’ici janvier».

    J’ESPERE QUE C’EST UNE BLAGUE ! TOP CHRONO, BIENTOT JANVIER. OOOOOOHHOOOO!!!!!!!!!!!!!!

  6. Axelle MBALLA dit :

    Merdique. Il ose parler du pouvoir à donner aux populations; en un mot il parle de la décentralisation…Méprise.la décentralisation a toujours fait peur aux BONGO…
    Albert BONGO n’a jamais supporté la popularité de Pierre Claver DIVUNGUI et de NTUTOUME Lubin; Il a tout fait pour massacrer au sens propre comme au sens figuré tout ce qu’il pouvait y avoir d’institution décentralisée. Bientôt 50 ans, il n’y retrouve qu’une poussiéreuse ordonnance sans décret d’application, que l’on ouvre de temps en temps pour donner l’impression qu’il y aurait une volonté d’existence d’institution de proximité. Pouvez-vous me dire en quoi les hommes et femmes que les bongo choisissent pour se faire appeler Conseiller Municipal, Maires et Sénateurs ; en quoi sont-ils crédibles?
    Quand on cite le mot “Décentralisation” chez eux, ont-ils conscience de la portée réelle de ce mot? Et combien sont-ils pour en maîtriser le sens?

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