Plusieurs membres du gouvernement, y compris ceux n’étant pas militants du Parti démocratique gabonais (PDG), sont présents à Franceville depuis ce début d’après-midi, où ils doivent répondre, samedi, à une invitation de Brice Laccruche Alhianga, le directeur de cabinet du distingué camarade président Ali Bongo, pour une rencontre politique.

Parmi les premiers ministres arrivés à Franceville, ce 27 juin, Arnaud-Calixte Engandji Alandji, Lambert Noël Matha, Justin Ndoundangoye et Tony Ondo Mba. © Facebook/Narcisse Nguimba

 

Bien que nous ne sommes encore que jeudi, pour la plupart des ministres la semaine est déjà pointée. Certains, à l’instar d’Arnaud-Calixte Engandji Alandji (Infrastructures), Lambert Noël Matha (Décentralisation), Justin Ndoundangoye (Transports) et même Tony Ondo Mba, (Énergie, patron du RV), ont été parmi les premiers à se rendre à Franceville sitôt leurs premières activités matinales achevées. Pour le ministre des Infrastructures, il s’est notamment agi de la livraison officielle du pont de Nzeng-Ayong, en présence du Premier ministre.

Si ces membres du gouvernement ont semblé pressés de prendre leur week-end un jour avant, c’est que dans le chef-lieu de la province du Haut-Ogooué, une «importante rencontre politique» est annoncée, samedi 29 juin, à l’hôtel Leconi Palace à 14 heures. L’ordre du jour n’a pas été précisé, mais certains croient savoir qu’il s’agira d’aborder les nominations intervenues ces dernières semaines au sein du PDG. Des nominations qui n’ont pas forcément trouvé l’assentiment de tous les «camarades», dont quelques-uns, éjectés de postes honorifiques, ont commencé à ruer dans les brancards sans jamais rendre public leur mécontentement.

Or, la rencontre de Franceville n’est pas organisée par n’importe qui : c’est Brice Laccruche Alhianga et Ernest Mpouho Epigat qui en sont les initiateurs. Les deux membres du Comité permanent du bureau politique pour la province du Haut-Ogooué devraient atterrir dans quelques heures à Franceville pour le début d’une tournée dite «provinciale» avant la réunion de samedi. À la suite de sa nomination à la tête du cabinet d’Ali Bongo chef d’État et président du PDG, Brice Laccruche Alhianga est devenu l’homme le plus puissant de la province, voire du pays après son patron. Ce qui pourrait expliquer que, même si le communiqué du PDG invite exclusivement les cadres et élus du parti originaires du Haut-Ogooué, certains ministres issus d’autres partis se sentent contraints de se rendre à Franceville ce week-end.

 
 

13 Commentaires

  1. Paul Mba dit :

    N’importe quoi… pauvre Gabon !

  2. Victor dit :

    Mr Jean Ping, je crois qu’il est temps de bouger maintenant. Trop c’est trop. Ça ne peut plus continuer ainsi ce cinéma. Reveillez-vous un peu… pour ne pas dire beaucoup. Secouez-vous un peu. On be peut plus laisser le Gabon se perdre jusqu’à ce point.

  3. Ari dit :

    Seigneur on sort quand de ce cauchemar!?! Un directeur de cabinet devevenu de fait president de la Republique. Et le peuple indolent que nous sommes regarde ces gens, qui ne s’inquietent de rien, se pavaner par-ci par-la. Les retraites sont entrain de subir durement le non versement de leurs allocations, mais ce gouvernement s’en fiche eperdument. L’urgence des emergents c’est d’abord “les rencontres politiques.” C’est quelle sorcellerie ca tsouooo!!!

  4. Ibrahim dit :

    Excusez-moi de me mêler de ce qui se passe dans votre pays, mais vous risquez de le perdre TOTALEMENT. Et il sera trop tard pour vous lever pour le récupérer, parce que ces étrangers auront tout verrouillés… si ce n’est pas déjà fait.

  5. Julien dit :

    Je crois sincèrement que le Gabon n’est plus contrôlé par des gabonais. Nous avons perdus notre pays pour toujours. Et ce qui est grave, c’est que nous deviendrons “des étrangers” dans notre propre pays. A NTARE NZAME !

  6. @ lké dit :

    Pourquoi perdre du temps à argumenter ?La présence de ces gens à ces postes est une imposture,?et on ne discute pas avec des imposteurs.Full stop !

  7. Okoulou dit :

    C’est vraiment déplorable qu’une personnalité à la trempe de Matha qui ,’est, ni élu local, ni député pour ne pas avoir été investi par le parti de masse fasse le déplacement sur Franceville pour devenir un lèche-botte de Laccruche. C’est une honte de notre République qui est déjà par terre. Qui allons-nous compter pour relever cette République? Où allons-nous?

  8. Celestin dit :

    Le mouton broutte la même où il est attaché. Comprenne qui voudra.

  9. Sophie dit :

    Je n’accepterai jamais ce Fargeon Laccruche comme président du Gabon, JAMAIS. Qu’il retourne dans son Marseille. Le Gabon aux gabonais SVP.

  10. mala dit :

    ce sont des gens à bruler vif sans pitié. on ne peut plus continuer comme ça.mon bon Gabon,mon pays que le tout puissant a doté d’enormes potentialités est coulé depuis cinquante ans par une bande cupide etrangère.arrive desormais le temps de se lever comme un seul homme et massacrer tous ces politicons vereux,maléables, homosexuels, criminels rituels et financiers. il faudra tous les mettre hors d’etat de nuire:derriere les barreaux.

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