Après un bon moment de silence, l’association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) et les ONG partenaires ont décidé de s’inviter dans l’actualité nationale qui fait état d’une montée vertigineuse des crimes rituels au Gabon.

Association de lutte contre les crimes rituels

Jean Elvis Ebang, président de l'ALCR accompagné de la mère d'une victime.

 

Réunies le 9 mai dernier au siège du Réseau des organisations libres de la société civile pour la bonne gouvernance au Gabon (ROLBG), l’Association de lutte contre les crimes rituels (ALCR) et les ONG partenaires sont montées au créneau pour dénoncer la tournure politique que prend leur lutte contre le phénomène dit des crimes rituels, décrié par tous depuis un certain temps.

«Nous sommes là parce que déterminés à faire valoir notre statut de citoyen de ce pays qui avance dans l’abîme : perte des valeurs. Nous sommes là parce que nous sommes assoiffés de justice», a déclaré Jean Elvis Ebang, président de l’ALCR,

«Nous avons mené des actions démocratiques : marches pacifiques, conférences et points presse, messes et cultes œcuméniques dans les églises et les mosquées, des interviews, encadrements des élèves et étudiants dans leurs recherches, publié des livres, des plaidoyers voire des films documentaires, etc. Ces actions non moins importantes viennent d’amener les autorités politiques du pays à se pencher sur ce dossier», a-t-il poursuivi tout en manifestant son indignation face à la légèreté avec laquelle le dossier est en train d’être traité.

«Aucun député élu n’a osé lever vigoureusement le tabou sur le sacrifice humain durant la campagne. Ces locataires du Palais Léon Mba, ont comme par le passé méprisé, banalisé la vie des citoyens dont soi-disant ils sont les représentants. Ils ont catégoriquement oublié les corps qu’on ramasse régulièrement derrière leur palais, et au bord de mer, sur les rails d’Owendo, dans la petite forêt de Nzeng Ayong. Quelle diversion ! Voter une loi contre les crimes rituels sera une utopie dans les jours avenirs», a scandé Jean Elvis Ebang

«Le Gabon est un pays où le cynisme est récompensé, où certains décideurs sont insouciants devant les progrès de l’humanité, à l’ère de la mondialisation. Un pays où la bonne gouvernance est le parent pauvre du système. C’est une honte pour l’homme Gabonais ! L’ALCR a recensé de janvier à mai 2012, 10 enfants, 7 femmes et 15 hommes soit un total de 32 personnes et les criminels rituels bénéficiant encore de l’impunité et de leur immunité, agissent toujours dans l’obscurité, la cupidité, la méchanceté, l’orgueil et la jalousie, et courent toujours», a-t-il déploré.

 
 

1 Commentaire

  1. léa dit :

    c’est kan meme etrange, que personne n’ait fait de commentaire sur cet article. ca montre encore notre indiference genetique. et on se plaind ke nos dirigeant nous nargue!!!!

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