Le plaidoyer d’Ali Bongo Ondimba pour un mandat du Gabon au Conseil des droits de l’homme, lors des assises de la 67e session de l’Assemblée générale des Nations unies le 27 septembre dernier, semble avoir porté ses fruits au cours de la 34e séance plénière de la 67e session de l’Assemblée générale de l’institution.

Des membres des délégations avant une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme à geneve le 29 avril 2011 - © ONU

En effet, le Gabon a été élu le 12 novembre 2012, à bulletins secrets, parmi 18 nouveaux membres devant siéger au Conseil des droits de l’homme dès janvier 2013 parmi les candidats du groupe des États d’Afrique, avec 187 voix, suivi de la Côte d’Ivoire.

«Le Gabon est une voix africaine qui compte et doit compter beaucoup plus dans le futur. Nous sommes acteurs sur la scène diplomatique internationale. Notre mission doit continuer», avait déclarait Ali Bongo Ondimba lors de la décoration des membres de la mission gabonaise au Conseil de sécurité, le 23 septembre 2012, avant de poursuive : «ce nouveau mandat permettrait aussi au Gabon de poursuivre sa coopération avec les organes chargés d’appliquer la justice pénale internationale pour lutter contre l’impunité et la criminalité transnationale organisée, à travers le braconnage et la pêche illégale.»

Le Gabon rejoint donc la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Kenya et le Sierra Leone ont été élus pour le groupe Afrique, le Japon, le Kazakhstan, le Pakistan, la Corée du Sud et les Émirats arabes unis pour l’Asie, l’argentine, le Brésil et le Venezuela pour le groupe Amérique latine et Caraïbes, et enfin, l’Estonie et le Monténégro pour l’Europe de l’Est. Ils retrouveront au sein du Conseil l’Angola, l’Autriche, le Bénin, le Botswana, le Burkina Faso, le Chili, le Congo, le Costa Rica, l’Équateur, l’Espagne, le Guatemala, l’Inde, l’Indonésie, l’Italie, le Koweït, la Libye, la Malaisie, les Maldives, l’Ouganda, le Pérou, les Philippines, la Pologne, le Qatar, la République de Moldova, la République Tchèque, la Roumanie, la Suisse et la Thaïlande.

Selon le communiqué final de la 67e session de l’Assemblée générale de l’ONU, les pays qui ont été élus le 12 novembre 2012 siègeront au Conseil des droits de l’homme pour une période de trois ans à compter du 1er janvier 2013 et ne seront pas immédiatement rééligibles après deux mandats consécutifs.

Les 18 membres sortants sont l’Arabie saoudite, le Bangladesh, la Belgique, le Cameroun, la Chine, Cuba, Djibouti, les États-Unis, la Hongrie, la Jordanie, le Kirghizistan, Maurice, le Mexique, le Nigéria, la Norvège, la Fédération de Russie, le Sénégal et l’Uruguay.

Conformément au paragraphe 7 de la résolution 60/251 de l’Assemblée générale, le Conseil est composé de 47 États Membres qui sont élus directement et individuellement au scrutin secret à la majorité des membres de l’Assemblée générale.

La composition du Conseil respecte le principe d’une répartition géographique équitable, les sièges étant répartis comme suit entre les groupes régionaux :

  • Groupe des États d’Afrique (13)
  • Groupe des États d’Asie-Pacifique (13)
  • Groupe des États d’Europe orientale (6)
  • Groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes (8)
  • Groupe des États d’Europe occidentale et autres États (7)

Voir aussi ici pour connaître le nombre de voix obtenues par chacun des 18 nouveaux membres du Conseil des droits de l’homme.

 
 

7 Commentaires

  1. Eric Djabioh dit :

    Sur Facebook, un extremiste de l’UN,Franck Joctane s’extasiait en disant que le Gabon avait ete refoule a ce Conseil. J’aimerais qu’il lise cet article.Merci Gabonreview. Que Franck Jocktane sache qu’etre opposant ne signifie pas etre partisan de l’intoxication.

  2. L'Ambassadeur Kinguelé dit :

    Et franchement, s’il y a des pays comme le Congo,le Burkina faso ,le Cameroun et même l’ancienne Libye de Kadhafi,je comprend que ce conseil n’est qu’un appareil illusionniste des droits de l’Homme. Comme les pays champion de violation des droits de l’homme peuvent être au conseil.. Kiakiakiakiakia, Vraiment le monde est a reformé. C’est à croire qu’il a été créé pour réduire plus la volonté de respect des droits de l’Homme,car un champion comme le Gabon dans la restriction des droits fondamentaux,siéger dans ce conseil,le monde à l’envers,c’est comme un charlatant (Gourou) qui siège au Vatican. kiakaikaikaikaikaikakia

    • Luc Lemaire dit :

      Une enquête ? Pourquoi, vous avez là des article set des opinions bien complets. Les avis sont clairs, les part-pris politiques aussi. A chacun de savoir ce qu’il veut croire. HRW est une ONG typiquement américaine, imprégnée des valeurs US, Me Oyane une opposante déclarée. Nous ne somme ni juges de paix, ni guides spirituels, ni prescripteurs de morale. Mais à moins de remettre en cause les principes fondateurs de l’ONU, je ne vois pas ce qui permettrait d’empêcher tel ou tel pays de postuler et d’être élus à n’importe quelle commission ou Conseil. Car c’est une élection… démocratique !

  3. Infos juste dit :

    De victoire, en victoire et de succès en succès n’en déplaise aux fanatique fascistes de l’ex…laissez nous avancer!!

  4. tictac dit :

    joec tu veux le corriger alors que c’est toi qui fait une faute d’orthographe, il l’ a bien écrit.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW