A la faveur d’une conférence de presse tenue le mardi 24 mars à Libreville, Sidonie Flore Ouwé, procureur près le Tribunal de première instance de Libreville, a annoncé un renforcement des dispositifs sécuritaires et le durcissement des peines à l’encontre des auteurs de crimes.

Agression Libreville Gabon

Cette mise au point intervient quelques jours après une audience au Palais du Bord-de-mer, avec les responsables des institutions judiciaires, où le président Ali Bongo Ondimba avait fustigé la recrudescence de l’insécurité avec notamment les crimes rituels, aussi bien à Libreville qu’à l’intérieur du pays. A ce titre, le chef de l’État avait interpellé les uns et les autres sur la nécessité de prendre toutes les dispositions afin de mettre fin à ce phénomène inquiétant. Il avait appelé à davantage de coordination entre les officiers de police judiciaires, les services de défense nationale et le parquet.

«J’ai tenu à faire le point sur la recrudescence des homicides volontaires dans la ville, car des faits absolument inacceptables se sont produits ces derniers temps dans notre capitale. Assassinats crapuleux à répétition, meurtres: rien ne peut justifier qu’on ôte la vie de quelqu’un, c’est d’autant plus vrai que même l’État se l’est interdit en supprimant la peine de mort», a déclaré Sidonie Flore Ouwé.

«Nous devons frapper au cœur de la justice parallèle qui gangrène notre société. En début de l’année judiciaire, le parquet que je dirige avait entrepris des réunions avec les différentes unités de police judiciaire, pour rappeler aux enquêteurs les missions sécuritaires puisées dans la politique du premier magistrat (…) missions qui fondent leur existence dans la constitution du dossier pénal», a-t-elle poursuivi.

Pour joindre la parole aux actes, le procureur de Libreville a annoncé la tenue, en mai prochain, d’une réunion avec les autorités de police et de gendarmerie. Une rencontre qui devrait déboucher sur la mise en place d’une enquête spécialisée en matière d’homicide volontaire, avec un effectif de 27 agents et officiers de police judiciaire. «Je suis prête à faire évoluer ce nombre si c’est nécessaire. La réponse pénale que le parquet de la République attend doit être rapide, ferme, dissuasive, pour mettre hors d’état de nuire les criminels ainsi que leurs compères aux fin de rassurer les citoyens», a conclu Sidonie Flore Ouwé.

Ces mesures semblent être sur la bonne voie puisque le procureur de Libreville a également annoncé l’arrestation des assassins de Jean Louis Coulon, ancien responsable du parc automobile de la présidence de la République gabonaise, retrouvé mort le 27 mars dernier au volant de sa voiture dans le lieu très sécurisé de la Cité de la démocratie. Gageons que d’autres cas, de la même nature, seront aussi élucidés.

 
 

2 Commentaires

  1. soeurette dit :

    il n’aurait pas du être assassiné si l’on avait accordé plus de crédit à la plainte déposée quelques jours avant signalant ses ennuis avec le voisin … trop de laxisme

  2. ONDO OVONO ELLa Désiré Schoisy dit :

    Je suis un entrepreneur gabonais,moi pense plutot que le Gouvernement Gabonais ne se souci pas encore de cette histoire d’insécurité dans notre pays. Je suis en activité depuis 3 ans j’ai addressé des correspondances aux autorités de ville de Libreville concernant l’insécurité actuelle,le plus dure est que les magistrats ne pas le nécéssaire pour maintenir ses petits voleurs et braqueurs là ou il faut, comment quelqu’un peut-il faire la prison plus de 10 fois, je sais de quoi je parle

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