Après avoir été choisi, jeudi dernier, comme le porte-étendard de son parti pour l’hôtel de ville de la capitale, le conseiller municipal du 2ème arrondissement a été désigné, par ses pairs, maire de la commune de Libreville. Il devient ainsi le 13ème édile de la capitale gabonaise.

© D.R.

 

Léandre Nzué, 62 ans le 25 février prochain, administrateur civil en chef, est le nouveau maire de Libreville depuis ce 3 février 2019. Ce natif de Nkembo, qui succède à Rose-Christiane Ossouka Raponda, a eu une carrière politique et administrative rondement menée.

Membre du Bureau politique du Parti démocratique gabonais (PDG), passé par le secrétariat exécutif de cette formation politique où il a occupé les fonctions de secrétaire général adjoint pendant deux ans et demi, Léandre Nzué a fait ses classes au ministère de la Fonction publique : chargé d’études au cabinet du ministre de la Fonction publique, conseiller technique du ministre de la Fonction publique, puis directeur général adjoint de la Réforme administrative. Il arrivera ensuite à la Primature comme conseiller du Premier ministre, chef du département Fonction Publique.

Bonne expérience politique et administrative

Il connaîtra ensuite une expérience dans le secteur parapublic. Il est alors nommé conseiller du directeur général de Gabon Télécom. Peu après son départ du secrétariat exécutif du PDG, il devient consultant auprès du président-directeur général de La Poste S.A.

Entre mai 2008 et février 2014, Léandre Nzué est élu au poste de 4ème adjoint au maire de Libreville sous Jean-François Ntoutoume Emane, dont il a été très proche. À sa sortie de la mairie de Libreville, il est  nommé aux fonctions de conseiller politique du président de la République jusqu’en octobre 2016. Un parcours plutôt admirable !

L’homme de la situation ?

Avec cette somme d’expériences, Léandre Nzué devrait être un maire de Libreville assez inventif. En tout cas, c’est ce que de nombreux Librevillois attendent de lui. Ils espèrent qu’il «accélérera la transformation» de la capitale gabonaise qui a tant besoin de devenir une vraie métropole sur le continent, à l’instar d’Abidjan, d’Abuja ou de Johannesburg.

Après Léon Mba, Samuel Minko, Léon Mébiame, Lubin-Martial Ntoutoume Obame, Jean Davin, Claude Damas Ozimo, Paul Mba Abessole, André-Dieudonné Berre, Alexandre Ayo Barro, Lambert-Noël Matha (président de la Délégation spéciale de la commune de Libreville de janvier à mai 2008), Jean-François Ntoutoume Emane et Rose-Christiane Ossouka Raponda, Léandre Nzué est le 13ème maire de la commune de Libreville.

Il doit pouvoir, à ce poste pendant les cinq prochaines années, démontrer aux pessimistes, aux contempteurs, aux sceptiques et aux détracteurs assez nombreux, qu’il peut être l’homme d’idées et d’action dont Libreville a justement besoin en ce moment pour sa transformation et son développement. C’est à lui, par son action sur le terrain, de faire taire les critiques faites a priori, et de montrer qu’il est l’homme de la situation.

 
 

4 Commentaires

  1. OSSAMI dit :

    Toutes mes félicitations à mon jeune cadet pour cette élection à la Mairie de Libreville.

  2. Milangmissi dit :

    Rien sur son parcours académique?

  3. AIRBORNE dit :

    Bravo Leandre Nzue, mone ye Nkembo, ossou. On t’attend au pied du mur, vient nous arranger la route carrefour Nkembo Cocotier akaa. Bon vent.

  4. Élection du maire de Libreville : Perpétuation de la préférence ethnique – Gabonreview.com – Le Tonnerre dit :

    […] l’avance, Léandre Nzué a été porté à la tête du conseil municipal de la capitale (lire «Léandre Nzué, nouveau maire de Libreville»). Comme toujours, un Fang de l’Estuaire y succède à une M’pongwé. Malgré les réserves […]

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