Le département de Lekoni-Lekori cherche un député. Trois mois après l’exclusion de son titulaire Ali Akbar Onanga du PDG puis la constatation de la vacance du siège par la Cour constitutionnelle le 9 août dernier, aucune élection partielle ne s’est jusqu’à ce jour tenue pour remplacer l’ancien membre du bureau politique.

Ali Akbar Onanga, l’ancien député de Lekoni-Lekori, avant son exclusion du PDG. © facebook

 

L’attente se fait de plus en plus longue : les populations du 1er siège du département de Lekoni-Lekori dans le Haut-Ogooué, cherchent un député. Trois mois après l’exclusion de son titulaire, Ali Akbar Onanga, du Parti démocratique gabonais (PDG) sous lequel il avait été élu, puis la constatation de la vacance du siège par décision de la Cour constitutionnelle le 9 août dernier suite à une saisine du président de l’Assemblée nationale, Lekoni-Lekori demeure jusqu’ à ce jour sans représentant au palais Léon Mba.

Pourtant, lors de la constatation de la vacance du siège par la Cour constitutionnelle, une élection partielle avait été prévue dans les deux mois «à compter la date de la notification de cette décision».

Malheureusement jusqu’à ce jour, rien n’est fait. Ni la Cour constitutionnelle ayant entériné l’exclusion d’Ali Akbar Onanga, ni le Centre gabonais des élections (CGE), chargé d’organiser les élections, aucune institution ne communique sur le dossier. Conséquence, le palais Léon Mba reste incomplet vu que le remplaçant d’Ali Akbar Onanga n’a toujours pas porté son écharpe.

Elu avec 91,3% de suffrages en octobre 2018, Ali Akbar Onanga avait été exclu du PDG pour «atteinte à l’unité du parti et actes contraires à la probité» après s’être exprimé sur les réseaux sociaux sur la tournée du secrétaire général du parti, Eric Dodo Bounguendza à Akieni.  Il indiquait alors que celui-ci était le «seul remplaçant du Distingué camarade» Ali Bongo Ondimba après l’Accident vasculaire cérébral (AVC) de ce dernier, fin octobre 2018. Auparavant, en fin-juin de la même année, le dépiuté déchu de Lekoni-Lekori avait brillé par son absence durant une tournée dans le Haut-Ogooué de celui qui était alors directeur de cabinet de la présidence, Brice Laccruche Alihanga.

Contre toute attente, pour les instances du parti ayant acté l’exclusion, la déclaration de Ali Akbar Onanga tendait «non seulement à semer de façon insidieuse la confusion et la discorde dans les esprits des militants du PDG, mais (était) aussi de nature à remettre en cause la teneur du message du distingué camarade président Ali Bongo Ondimba traduit par secrétaire général Eric Dodo Bounguendza à l’ensemble des militants lors de la tournée nationale». En janvier 2019, il avait déjà été limogé de son poste de ministre de l’Agriculture. Nombreux pensent qu’il a payé son indépendance vis-à-vis de Brice Laccruche et qu’il est à même de reconquérir son siège s’il lui était permis de s’y représenter… en candidat indépendant.

 
 

1 Commentaire

  1. Milangmissi dit :

    Cet article est un peu bizarre, il n’est pas au niveau de Gabonreview, il y a un mot absent dans le chapeau de l’article plus des coquilles dans le texte (depiuté) et j’avoue ne pas avoir compris toutes les phrases

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