En réponse à l’interdiction qui lui avait été faite par le secrétariat exécutif de l’Union du peuple gabonais (UPG), aile Mathieu Mboumba Nziengui, le secrétaire exécutif adjoint de cette formation politique, David Mbadinga, qui se réclame loyal à Pierre Mamboundou, a appelé à la tenue d’un Congrès national.

Les obsèques de Pierre Mamboundou, dernère manifestation commune des diverses tendances de l'UPG - © D.R.

Pour lui, sans s’appesantir sur la décision qui lui ôtait la parole au sein du parti, au risque de se voir poursuivre en justice, le leader de l’aile loyaliste de l’UPG a appelé à l’organisation de ce Congrès qui devrait permettre d’apaiser les esprits, mais surtout enterrer la hache de guerre. Car depuis la mort du président-fondateur de ce mouvement, Pierre Mamboundou Mamboundou, les dirigeants du parti, notamment Mathieu Mboumba Nziengui et David Mbadinga, se disputent le leadership au point de créer deux factions au sein de l’UPG.

Les troupes de David Mbadinga estiment qu’il est temps de rompre avec «l’opportunisme politique». Pour eux, il est nécessaire de se concentrer sur «le débat de fond à savoir la tenue d’un Congrès que les militants appellent de leurs vœux et que nous, loyalistes, ne cessons de réclamer à cor et à cri».

La semaine dernière, les partisans de Mathieu Mboumba Nziengui, en interdisant à David Mbadinga de s’exprimer au nom de l’UPG, l’avait invité à «rallier les rangs du parti par les voies légales». Pour ce faire, les militants acquis à la cause du challenger relèvent que seules ces assises, conformément aux statuts et règlement intérieur du parti, peut résoudre les problèmes de fond. En son temps, précisent ces militants, «le président Pierre Mamboundou Mamboundou était le seul à disposer du pouvoir de nomination et de révocation. N’étant plus de ce monde, les membres du conseil du secrétariat exécutif deviennent de facto intérimaires et seul le Congrès est l’instance habilitée à désigner les responsables des organes dirigeants, conformément aux dispositions statutaires et réglementaires».

A ce stade des débats, soutiennent les partisans du camp Mbadinga, il revient au secrétaire exécutif, Mathieu Mboumba Nziengui de fixer une date pour cette échéance et d’assurer les affaires courantes. Ils espèrent que le Congrès restaurera la sérénité au sein de ce parti qui fut longtemps la première force de l’opposition gabonaise.

Ce serait en effet le premier congrès du genre de cette formation, fondé le 14 juillet 1989. Rien ne dit pourtant qu’un camp ou l’autre veut que les choses changent. Quoi qu’il en soit depuis la mort de Pierre Mamboundou il y a un an, l’UPG a montré des signes de faiblesse et de division qui font douter de sa survie à moyen terme.

 
 

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