M. Guy Nzouba-Ndama, Président de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie, Président de l’Assemblée nationale du Gabon

Au terme des résultats annoncés le 21 décembre par le ministre de l’intérieur, Jean-François Ndongou, le Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir, a remporté 114 sièges sur les 120 que compte l’Assemblée nationale.

Le Rassemblement pour le Gabon (RPG) du père Paul Mba Abessole, allié du parti au pouvoir, se retrouve avec 3 sièges. Le Cercle des libéraux réformateurs (CLR) de Jean Boniface Assélé obtient un seul siège. Parmi les partis de l’opposition qui ont participé à ces élections, le Parti social démocrate (PSD) de Pierre-Claver Maganga Moussavou et l’Union pour la nouvelle république (UPNR) de Louis-Gaston Mayila s’en tirent avec un siège chacun. Le taux de participation officiel se situe autour de 34%. Le Jean-François Ndongou considère que les électeurs se sont exprimés un peu plus que lors des élections locales de 1996 également marquées par une faible participation. Au titre des réactions de l’opposition, on note celle de Pierre Claver Maganga Moussavou, président du Parti social démocrate (PSD) qui a dénoncé plusieurs irrégularités et appelle à l’annulation du scrutin. Les observateurs accrédités pour la supervision de ces législatives ont unanimement affirmé que le scrutin avait été juste, libre et transparent. Les partis de l’opposition qui ont boycotté les législatives du 17 décembre ont affirmé le 21 décembre qu’ils ne reconnaissaient pas ce scrutin dont ils estiment le taux d’abstention à «plus de 85%». Ils reprochent à l’administration d’avoir refusé d’introduire la biométrie pour garantir la fiabilité des élections. Pour sa part, Faustin Boukoubi, secrétaire général du PDG, estime que cette victoire historique résulte «à la fois la reconnaissance de tout le travail accompli depuis 2009 et le renouvellement d’un mandat clair et sans ambigüité au chef de l’État en lui assurant la majorité dont il a besoin pour poursuivre sa politique ambitieuse pour le développement du Gabon». Abordant la question du taux de participation, il a déclaré que «c’est une question qui n’est pas seulement de l’apanage du Gabon, elle est manifeste dans des nombreux pays, même ceux dits de grande démocratie».
Tu triches, moi non plus
Hormis le taux de participation qui a déjà bien alimenté la chronique depuis la fin des opérations de vote, le dernier scrutin législatif va donner lieu à une dénonciation de la fraude sans précédent pour les partis de la majorité républicaine. De tradition, les diatribes à ce sujet ont toujours été le propre de l’opposition. Maintenant ce sont les formations politiques alliées du Parti démocratique gabonais (PDG) qui reprochent à celui-ci d’avoir commis de nombreuses irrégularités dans les bureaux de vote. Des candidats du Centre des libéraux réformateurs (CLR) accusent le PDG d’avoir de les avoir roulés, d’avoir bourré les urnes et surtout d’avoir amené la commission électorale à inverser des résultats. Les plaignants ne sont pourtant pas exempts de reproches. Tous les autres partis ont eux aussi, selon de nombreux témoignages, commis des actes de fraude.

 
 

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