Conformément à la décision de l’État de céder en l’état les logements sociaux de Bikélé, la Société nationale immobilière (Sni) procède à une évaluation du cadre bâti sur le site. Démarrée le 11 mai, l’opération s’étendra sur deux semaines.

Vue de logements sur le site Estuaire, le 11 mai à Bikélé. © Gabonreview

 

Un expert de la SNI sur le terrain. Et, Klaus Oleri. © Gabonreview

Bénéficiaire de l’épineux dossier des logements sociaux de Bikélé, après l’absorption de la Société nationale des logements sociaux (SNLS), la Société nationale immobilière (Sni) est à pied d’œuvre. Le 11 mai, la Sni a dépêché ses experts sur le site de Bikélé pour faire une évaluation du cadre bâti, au grand bonheur collectif des acquéreurs et réservataires des logements sociaux.

«Les agents de la Sni sont là sur instruction de leur hiérarchie et le ministre de l’Habitat. Comme vous le savez, l’État a décidé de nous céder les maisons en l’état. Nous sommes dans la phase pratique de cette décision», a déclaré le président du collectif. «Nous sommes là avec les experts de la Sni pour faire l’évaluation à partir de laquelle nous saurons le coût réel de l’existant. Et, les modalités réelles de paiement pour occuper les logements», a expliqué Klaus Oleri.

Le site de Bikélé compte plus de 1000 logements en location-vente (Lot Estuaire) et vente directe (Lot Atlantique). Cinq ans après le début du projet, les logements ne sont toujours pas livrés. En concertation avec les clients, l’État a donc décidé de céder les maisons en l’état, quel que soit leur niveau d’avancement.

«Il y a des clients qui ont payé les maisons cash et ceux qui ont opté pour la location-vente. Toutes les maisons seront expertisées pour avoir leur valeur réelle. Pour ceux qui ont payé cash, s’il s’avère qu’il y a un trop-perçu à l’issue de l’expertise, on verra avec la Sni les modalités de remboursement ou les compensations. Pour les clients en location-vente, ils continueront à payer les maisons selon un échéancier bien défini», a détaillé Klaus Oleri.

L’expertise des logements s’étendra sur deux semaines. Elle touchera dans un premier temps, le collectif qui compte environ 260 membres. «Nous servirons de catalyseur dans le cadre de cette démarche. Par ailleurs, nous invitons les clients non membres à nous rejoindre ou à se mobiliser, pour faire avancer les choses. Car ensemble nous sommes plus forts», a estimé le président du collectif.

Sur le site de Bikélé, une poignée de clients sont déjà installés dans leurs maisons. Une question se pose cependant avec acuité, celle des Voiries et réseaux divers (VRD). Un aspect sur lequel les clients attendent l’implication de l’État. «Nous allons voir le ministre de l’Habitat et le directeur général de la Sni, pour voir dans quelle mesure il faudra faire les VRD. Car, c’est à l’État d’apporter l’eau et l’électricité en milieu urbain et, faire les routes. Dès que nous aurons les montants réels des logements, nous allons payer le bâti. Mais pour les VRD, nous sollicitons l’État pour nous accompagner», a conclu Klaus Oleri.

 
 

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