Recevant le collectif de clients des logements sociaux de Bikélé, le 18 avril à Libreville, le ministre de l’Habitat a validé une décision adopté par celui-ci. Face à l’incapacité du gouvernement à achever le chantier, les acquéreurs-réservataires avait décidé d’occuper les logements en l’état.

Vue de la séance de travail entre Régis Immongault et le collectif des clients de Bikélé, le 18 avril 2019 à Libreville. © D.R.

 

La deuxième visite du collectif de clients des logements sociaux de Bikélé au ministère de l’Habitat, a été la bonne. Le 18 avril à Libreville, le bureau du collectif a été reçu par le ministre de l’Habitat. La rencontre a tourné essentiellement autour de cet épineux dossier sans solution depuis cinq ans.

Le site de Bikélé compte des logements en location-vente (Lot Estuaire) et en vente directe (Lot Atlantique). Plus de quatre ans après la location-réservation des logements, les clients attendent toujours de rentrer en possession de leurs biens. En octobre 2018, le collectif de clients SNLS a décidé d’occuper les logements en l’état.

Une décision approuvée par le membre du gouvernement. Car en l’état, «l’Etat ne peut rembourser ceux qui ont déjà engagés des frais, après évaluation du cadre bâti et autres réalisations», a déclaré Régis Immongault. Affichant clairement sa volonté de trouver une issue définitive à cette situation qui n’a que trop duré, le ministre de l’Habitat a promis saisir le Premier ministre pour lui présenter l’option de la cession des logements en l’état.

Ce dernier a également réitéré aux réservataires des logements de Bikélé la poursuite de l’absorption de la Société nationale des logements sociaux (SNLS) par la Société nationale immobilière (SNI). «Ce qui est sans conséquences sur la suite du dossier», a assuré Régis Immongault. La première citée, en effet, avait en charge le chantier des logements sociaux, en décembre 2018.

Se réjouissant d’avoir trouvé une écoute attentive, le bureau du collectif s’est engagé à faire sa part, en toute responsabilité. Président du collectif, Klaus Oleri a dit ne ménager aucun effort pour que ses membres et lui «fassent les choses correctement comme elles doivent se faire, en respectant la législation, tout en sachant les difficultés que traverse le pays». Les acquéreurs et réservataires des logements sociaux de Bikélé attendent néanmoins que l’Etat les accompagne dans la finalisation de ce dossier.

 
 

1 Commentaire

  1. Bikoro Ndemezo'o Albert Diddy dit :

    Nous ne parvenons pas à réussir la finalisation d’un projet de logements socioéconomique pour le simple fait qu’un projet à caractère technique nécessite qu’on entreprenne en amont, une étude des faisabilités non complaisante. Le processus consiste pour les ingénieurs projet à préparer un projet de loi d’investissements liés au projet dont, la construction des logements y compris, ce qui n’est souvent pas le cas ; le présent projet de loi d’investissements est ensuite soumis à l’État et aux bailleurs de fonds ou investisseurs extérieurs pour parler d’opportunité des IDEs; ces derniers couple au projet, une loi des finances qui sied avec le projet de loi d’investissements du projet. Les deux conditions réunies, on définit un chrono gramme en vue de la réalisation du projet. Ceci évite des erreurs qui conduisent toujours aux échecs tels qu’on vit quotidiennement au Gabon. Cependant, il noter qu’un entrepreneur ne peut pas réaliser un projet de promotion du logement mais plutôt un projet de promotion immobilière qui n’a rien à voir avec la promotion du logement qui se veut être un projet de développement durable donc, pas d’intérêt d’affaires comme pour la promotion immobilière…
    Il faut donc avoir affaire aux connaisseurs et non aux simples entre preneurs mais plutôt aux promoteurs de développement

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