Des indiscrétions à la Société nationale des logements sociaux (SNLS) révèlent que moins d’un milliard de francs CFA aurait suffi pour achever le chantier de Bikélé et éviter un gâchis.

Un lot de logements sociaux inachevé sur le site de Bikélé. © Gabonreview

 

Déclenchée le 11 janvier à Libreville, la grève des agents de la Société nationale des logements sociaux (SNLS) a quelque peu remis au goût du jour le dossier des logements de Bikélé. Ce projet entre dans le cadre du programme de construction de 5000 logements par an promis par Ali Bongo en 2009. Pour l’acquisition d’un logement social à Bikélé, il fallait prévoir 30 millions de francs CFA pour la location-vente et 26 millions pour la vente directe.

Or, quatre ans après l’acquisition-réservation des logements sociaux de Bikélé, dont la réalisation est assurée par la SNLS, les clients ne sont toujours pas entrés en possession de leurs biens. Une situation que les agents de la SNLS ont mis sur le compte de l’absence de moyens de la société et partant, le manque de volonté politique.

 «Tout au long de l’année 2018, des solutions ont été trouvées pour relancer les chantiers à Bikélé. Mais il y a comme une main qui, à chaque fois, a voulu que les choses n’aillent pas à leur terme. Il y a tout un système faisant que la SNLS n’achève pas le chantier pour que son patrimoine soit récupéré. Car en interne, nous savons qu’un seul milliard de francs CFA aurait suffi pour achever le chantier de Bikélé. Alors que des milliards ont été injectés dans des projets non prioritaires», affirme un agent de la SNLS ayant requis l’anonymat.

Tout laisse penser que la situation actuelle de la SNLS était préméditée. Car si le chantier de Bikélé était allé à son terme, la société ne serait sûrement pas en eaux troubles. «Si le chantier avait été achevé, les logements auraient été vendus ou mis en location. Cela aurait assuré à la SNLS des fonds pérennes, notamment à travers les loyers», confie la même source.

Dans tous les cas, les acquéreurs-réservataires des logements de Bikélé ont engagé, avec l’ancienne équipe dirigeante de la SNLS, un processus d’occupation des logements en l’état.

 
 

4 Commentaires

  1. Fayo dit :

    La sorcellerie de la famille Bongo et courtisans, premier bailleur au Gabon. Plus de logements au Gabon, c’est faire baisser le coût du loyer, donc leur bénéfice. A voir de prêt les chantiers de Ali dont 90% n’ont pas abouti où n’ont rien rapporté au pays visaient à vider les causes du trésor pour ne rien réaliser.

  2. Fayo dit :

    La sorcellerie de la famille Bongo et courtisans, premier bailleur au Gabon. Plus de logements au Gabon, c’est faire baisser le coût du loyer, donc leur bénéfice. A voir de prêt les chantiers de Ali dont 90% n’ont pas abouti où n’ont rien rapporté au pays visaient à vider les causes du trésor pour ne rien réaliser.

  3. FINE BOUCHE dit :

    Monsieur Immongault vous êtes aux commandes.

  4. niggera dit :

    c’est la merde vos logements sociaux là.des bébés maisons comme ça, avec les familles nombreuses,les chamrettes là vont chauffer hein.comment des soient disant architectes peuvent concevoir de faux plans comme ça? c’est un veritable manque d’imagination,une moquerie.quoi parce que les gens sont noirs ils ne doivent pas dormir dans des maisons à couper le souffle,que faites des plans bidons comme ça? c’est sûr parce que chez les autres la construction obeit à certaines normes, et il faut aussi prendre en compte le paysage. quand on fait des plans d’hurbanisation,le résultat doit etre extraordinaire!! il faut quand on regarde les maisons, qu’on dise wouah waouh, on doit ebait,rien que le regard des maisons, doit apaiser l’âme à l’interieur!!. et puis on a l’impression que vous faites des choses pour les faire, je m’explique: lorsque les maisons ont ete construite,ils ont mi les nacos aux fenetres, après on se rend compte que ce n’est plus bon!! puis on casse pour mettre desormais des baies vitrées!! quel gaspillage d’argent!!

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