Le collectif de clients des logements sociaux de Bikélé dit ne plus rien attendre du gouvernement dans le traitement de leur dossier. Le 19 janvier à Libreville, ce collectif a réitérer sa décision d’occuper les logements en l’état.

Vue de logements sur le site de Bikélé. © D.R.

 

A l’issue de son assemblée générale extraordinaire, le 19 janvier à Libreville, le collectif de clients des logements sociaux de Bikélé s’est montré fataliste sur une issue favorable à leur dossier. Le président du collectif dit ne plus rien attendre du gouvernement, en l’occurrence le nouveau ministre de l’Habitat.

«Sincèrement, nous n’attendons pas grand-chose de Régis Immongault, même si nous lui accordons le bénéfice du doute», a affirmé Klaus Oleri. Un espoir douché par l’inactivisme des quatre prédécesseurs de l’actuel ministre sur ce dossier. «Nous sommes un peu déçus car quatre ministres de l’Habitat se sont succédés sur ce dossier, en vain. Et chacun apporte ces idées sur le dossier, au lieu d’assurer une forme de continuité. Le dernier ministre de l’Habitat notamment (Michel Menga, ndlr) a dissout la Société nationale des logements sociaux pour quelles solutions ?», a regretté le président du collectif.

Le site de Bikélé compte des logements en location-vente (Lot Estuaire) et en vente directe (Lot Atlantique). Plus de quatre ans après la location-réservation des logements, les clients attendent toujours de rentrer en possession de leurs biens. En octobre 2018, le collectif de clients SNLS a décidé d’occuper les logements en l’état, comme l’a rappelé Klaus Oleri.

«Suite au retard accusé dans la livraison de nos logements, nous avons décidé de prendre les maisons en l’état. Certains se sont déjà installés. Nous avons également décidé de faire expertiser les logements et les premiers rapports nous ont été remis. Ces expertises nous renseignent sur le coût de chaque logement (travaux réalisés et restants, ndlr). Et nous nous sommes retrouvés pour remettre ces premières expertises à certains clients afin qu’ils démarrent les travaux et occupent leurs maisons», a-t-il déclaré.

Dans leur «démarche légaliste», le collectif de clients des logements sociaux de Bikélé a assuré adresser une correspondance à Régis Immongault pour lui «signifier la situation».

 
 

1 Commentaire

  1. Fayo dit :

    Allez-vous encore croire à quelque projet que ce soit du gouvernement Bongo?

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