A l’instar d’autres pays africains, le Gabon bénéficie de l’expertise de l’armée britannique en matière de lutte contre le braconnage d’éléphants. Plus de 25 000 pachydermes ont été abattus dans le pays entre 2004 et 2014.

Des éco-gardes gabonais dans le parc national de Waka. © D.R.

 

Alors que le braconnage d’éléphants est présenté comme une source de financement de l’insurrection de Boko Haram, l’armée britannique tente d’enrayer les actions du groupe islamistes dans ce sens. Plusieurs soldats ont ainsi été envoyés ces cinq dernières années dans plusieurs pays d’Afrique parmi lesquels le Kenya, la Tanzanie, la RDC ou encore le Rwanda. Objectif : former 145 agents de renseignement capables de fournir des informations sur le terrain en ce qui concerne les mouvements de braconniers.

Le Gabon fait également partie de ce lot de pays bénéficiant de l’expertise de l’armée britannique dans la lutte anti-braconnage. «Nous sommes convaincus de toutes les preuves que l’argent recueilli par le braconnage vise à financer le terrorisme. Le réseau et les mouvements de Boko Haram sont connus partout en Afrique maintenant», a soutenu le responsable d’un parc national au Gabon, relayé par express.co.uk.

L’armée britannique est ainsi créditée d’un bon travail dans le pays, où 36 000 éléphants ont été tués au cours des 10 dernières années, à en croire le major du deuxième régiment Rifles. «Nous sommes là non seulement pour aider les gardes du parc gabonais à attraper des braconniers. Mais aussi les aider à obtenir des arrestations et des poursuites», a confié Joe Murray.

«Les Gabonais sont tellement enthousiastes et braves», a déclaré le major britannique. Selon lui, les autorités gabonaises avaient démarré cette campagne anti-braconnage en optant pour les armes. «Maintenant, avec la bonne tactique, ils peuvent faire leur travail plus en toute sécurité et avec succès», a relevé Joe Murray.

Coté gabonais, l’on se réjoui de l’apport de l’armée de la Reine, dont les effets ont été immédiats. «Avant, si un groupe de braconniers arrivait dans mon parc, il y aurait panique. Maintenant, nous avons un plan, nous avons des tactiques et nous savons ce qu’il faut faire pour les attraper», a affirmé un responsable du parc national de Waka, dans la Ngounié. «J’espère que cela signifie que nos éléphants sont en sécurité et que nous pouvons désormais utiliser notre vie sauvage pour stimuler notre économie», a ajouté Simplice Elingou.

Au Gabon notamment, les populations d’éléphants de forêt ont chuté de près de 80% en une décennie à cause du braconnage. Dans le parc national de Minkébé, dans le Woleu-Ntem, plus de 25 000 éléphants été abattus pour leur ivoire entre 2004 et 2014. Récemment, le secrétariat britannique des Affaires étrangères a annoncé un plan pour d’interdiction totale de tout commerce d’ivoire. Le Royaume-Uni a déjà doublé son investissement pour arrêter le commerce illégal de la faune à 13 millions de livres sterling.

 
 

4 Commentaires

  1. Airborne dit :

    Vraiment au Gabon on verra de tout, il faut les soldats Britanniques au Gabon pour venir sauver nos elephants qui bouffent les plantations des populations et dire contre le braconnage. Qui sont les braconniers pour l’ivoire et avec quels types d’armes? Que font les eco gardes gabonais qui n’arrivent pas à couvrir la surveillance des espaces des airs qui leurs sont confiés? On prefere faire venir des soldats britanniques qui n’ont pas de foret equatoriale chez eux pour sauvegarder nos elephants, donc nos soldats gabonais ne pouvaient pas le faire celui de traquer les braconniers, au lieu de les utiliser pour les parades de defilés puisqu’il n’y a plus de manoueuvre militaire conjoint avec l’armée française faute de budget.

  2. diogene dit :

    le trafic rapporte surtout aux maffieux de tous poils qui sévissent dans les gouvernements d’Afrique centrale en particulier.
    Boko Haram n’existait même pas que le trafic était déjà fort développé, ( d’abord tenu par les colonisateurs) seul forme de développement actuel de nos régions.

    Les éléphants sur les bords de la Tamise sont paisiblement rangés sous leur forme ivoirine sur les bijoux de la couronne,les pianos aristocratiques, et j’en passe…
    La gentille Albion veut elle nous rendre les tonnes d’ivoire volées en A frique ? Dédommager les populations ?
    NON, elle envoie des mercenaires qui vont chasser le braconnier le jour et former les milices assassines du Bongoland la nuit pour négocier des contrats juteux pour tous sauf pour les populations…

  3. dibal dit :

    On nous montre dans leurs chaînes télé les occidentaux qui passent leur plaisir à filmer certaines fauves dévorant les espèces d’animaux faibles, mais quand je tue une gazelle pour nourrir ma famille à MATAMATSENGUE, C’est le mandat d’arrêt de la CPI qui s’en suit. Je dis hein? si j’héritais la puissance mystique de nos ancêtres, ces espions devront disparaître dans cette belle forêt sans laisser des traces.

  4. remy fumutoto dit :

    Sauver plus les Aires protégées de la RDCongo celles qui manquent les partenaires financiers

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