Invoquant la fin de la présidence de Léon Mba, hospitalisé en France en 1966-67, et insinuant qu’Albert Bongo, alors vice-président du Gabon, allait recevoir des instructions à l’ambassade du Gabon à Paris, l’actuel vice-président du Gabon a annoncé qu’Ali Bongo va diriger le Gabon à partir de Rabat. Démission du Premier ministre, Assemblée nationale et nouveau gouvernement… les choses devraient aller très vite.

Facétie ayant largement circulé sur les réseaux sociaux après la déclaration de Maganga Moussavou à Franceville. ©Binto Media / Youtube.com

 

Rendu à Franceville, le vendredi 7 décembre dernier, du fait d’une inondation y étant survenue une semaine auparavant et ayant sinistré 76 familles, le vice-président de la République, Pierre Claver Maganga Moussavou, a décliné les procédures du «triumvirat» conduisant actuellement l’État gabonais. Au préalable, il a invoqué une jurisprudence datant des années 60, plus précisément de 1966 : «Le président Léon Mba malade en France, est resté plus d’un an à se faire soigner. Et c’est son vice-président qui allait là-bas recueillir ses orientations. C’est à l’ambassade du Gabon à Paris que les décrets étaient signés, que les orientations étaient données.»

Le vice-président répondait nommément, là, aux mises en garde de l’Union nationale (UN) qui, le 5 décembre dernier, indexait des tentatives «visant à poser des actes politiques qui engagent le pays en dehors du territoire national. Ce [qui] serait une violation flagrante de la souveraineté nationale, une haute trahison»,

À en croire Maganga Moussavou, le «triumvirat» dont il est membre compte transposer la présidence de la République gabonaise à l’ambassade du Gabon au Maroc. «C’est là-bas qu’il signera les décrets. Il suffit de cinq heures pour aller de Libreville à Rabat et faire signer les décrets de sorte qu’ils entrent valablement en vigueur», a-t-il indiqué, parlant d’Ali Bongo, avant d’annoncer qu’une fois le contentieux électoral en cours vidé et les résultats définitifs des élections législatives proclamés par la Cour constitutionnelle, c’est à l’ambassade du Gabon au Maroc qu’Ali Bongo recevra la démission du chef du gouvernement.

“C’est à Libreville que le président de la République promulgue les lois, signe les décrets, nomme aux différentes fonctions de l’État…”.

Un pied de nez à l’UN qui rappelait dernièrement que «le Gabon a une seule capitale politique et administrative : Libreville. C’est à Libreville, en effet, que le président de la République promulgue les lois, signe les décrets, nomme aux différentes fonctions de l’État, notamment le Premier ministre et les membres du gouvernement.»

L’annonce de Maganga Moussavou n’a pas manqué d’enflammer la toile, côté Gabon, où de nombreux Internautes l’accusent de réécrire l’histoire du Gabon et la constitution en vigueur en 1966-67. «Il est inutile de vouloir faire croire aux gabonais que pendant le séjour hospitalier de feu président Léon Mba en France, ses vice-présidents successifs, Paul-Marie Yembit et Albert Bongo, allaient régulièrement prendre des consignes auprès de Léon Mba et lui faire signer les décrets à l’ambassade du Gabon en France», lit-on dans une mise au point, non signée mais bien docummentée, ayant largement circulé sur WhatsApp le week-end écoulé.

La sortie du vice-président dans le Haut-Ogooué, fief du clan Bongo, a également suscité une controverse, sur les forums Facebook, portant sur la différence entre l’extraterritorialité d’une ambassade et son inviolabilité. Ce qui a donné lieu à un large partage d’un article de l’Observatoire de la Diplomatie. Dans la foulée, Dynamique unitaire, la confédération syndicale bien connue, a publié un communiqué à travers lequel elle dénonce «la falsification de futures habilitations expresses au vice-président de la République et décrets qu’on attribuerait à [Ali Bongo] depuis le Maroc pour convoquer les conseils des ministres» mais aussi le renouvellement des directoires du Parlement et même la nomination du futur Premier ministre et du prochain gouvernement.

Sûr que la sortie de Pierre Claver Maganga Moussavou à Franceville va rythmer le débat politique cette semaine. Surtout que des sources généralement bien informées annoncent, pour le 14 décembre prochain, la démission du Premier ministre et, pour le 17 ou 18 décembre, l’élection des membres du directoire de l’Assemblée nationale et la nommination de son président.

 
 

12 Commentaires

  1. Mboung dit :

    Chaque jour 1 nouvel épisode des aventures du fantôme qui ne Ns étonne mm plus . Il nous pousse peu à peu vers une vraie et profonde haine anti-faquins primaire mais justifiée Vs aurez ce que Vs cherchez tant….

  2. Mimbo dit :

    Le pays va contre le mur,je ne suis pas surpris par ce monsieur adepte du la luxure(il apparaît en tenue extrêmement légère dans une vidéo ,visiblement faite par une gamine tel qu’il les affectionne) et du spéculant(sa seule conviction repose sur le fait de se faire acheter pour un oui ou pour un nom ),malgré une telle addiction pour ces deux maux ,certaines personnes de même niveau en font une personne de confiance.

  3. Adolf Mosséssé dit :

    Monsieur Maganga Moussavou, revoyez vos ambitions à la baisse. Vous ne serez jamais ce que vous espérez être. L’entraîneur de l’équipe nationale de foot-ball vous la signifier de manière indirect.
    Karl Marx disait :”l’histoire se répète toujours deux fois. La première comme une tragédie, la seconde comme une farce “. ARRÊTEZ DONC VOS FARCES ET MANIGANCES.

  4. espoir dit :

    Les propos de ce type donne a vomir.il nous ramene a la constitution de 1967 alors que nous sommes en 2018?une facon de mepriser la reaction des gabonais convaincu que le gabon leur appartient. Peuple gabonais reveillons-nous et disons fout le camp a ces putschistes.

  5. espoir dit :

    Nous vivons dans un Etat voyou comme l’a dit Ping ou les putschistes pensent que le gabon leur appartient.ce type nous ramene la constitution de 1967 alors que nous sommes en 2018?Peuple gabonais reveillons-nous et disons fout le camp a ces putschistes.

  6. Homme intègre dit :

    Dans la constitution de 1967,le président et le vice-président étaient élus aux suffrages universels, ce qui n’est pas le cas de celle de 2018, où le vice-président est nommé. Ses fonctions cessent avec la vacance de la présidence pour quelques raisons que ce soient, Art 14. Maganga moustachu a peur du chômage d’où ces gesticulations et sa collusion avec le PM qui veut aussi s’incruster à la primature et Mbourantsuou le faiseur des rois

  7. Ngouss Mabanga dit :

    si j’avais l’argent, vous ne ferez pas ce que vous faites là!

  8. Je-passe dit :

    Je parie que ces usurpateurs sont entrain de s’entraîner dur dans leur officine pour imiter la signature de boa car lorsque ce pantin annonce qu’il suffit de cinq heures pour aller de Libreville à Rabat et faire signer les décrets de sorte qu’ils entrent valablement en vigueur,je suis renverser de rire.Ce boa peut arriver à lire quoi,peut signer quoi de sa main droite puisqu’il est paralysé du côté droit.Il est vraiment temps d’arrêter ce cirque,boa se conjugue maintenant au passé car fini le fayotage pour lui,au mieux,il passera le reste de sa minable vie dans un fauteuil roulant

  9. Yves dit :

    LE GABON A LA DERIVE, FILS DU GABAO SAUVONS LA GABON : LE TRIPATOUILLAGE DE LA CONSTITUTION GABONAISE PAR MARIE MADELEINE MBORANTSUO (3M) ET L’IMPLICATION EHONTEE DU ROI DU MAROC FONT MELANGER LES MENINGES DE MAGANGA MOUSSAVOU. OU EST L’UNION AFRICAINE

    Ali Bongo est fini. La comparaison de la situation politique actuelle du Gabon à celle de 1966 par Maganga Moussavou, Vice-Président n’est pas fortuite après sa visite à Rabat. Cela signifie clairement que :

    1 – Ali Bongo ayant eu un AVC, n’a plus et n’aura plus certainement les capacités physiques et intellectuelles pour diriger le Gabon ; Maganga déclare : « Celui qui n’a jamais connu un AVC (accident vasculaire cérébral, ndlr), qu’il prie Dieu pour qu’il ne connaisse jamais … Il ne faut pas non plus le submerger de travail. Ce qui a fait qu’il soit dans cette situation, ce sont les voyages incessants. On ne le ménage pas… Mais attention. Je dis bien attention. Il faut en pareille circonstance, laisser le chef de l’Etat recouvrer tout le temps qu’il faudra sa santé. Il ne faut pas se précipiter … laisser le temps au temps… Il ne faut pas qu’il revienne pour rechuter de nouveau ».

    “La France Insoumise”, un parti de France l’avait déjà signalé en novembre dernier : « Ali Bongo ne retrouvera jamais son palais du bord de mer à Libreville…». Elle a l’information vraie.

    2 – Comme en 1996 après le décès de Léon Mba, Albert Bernard Bongo Vice-Président à l’époque a pris la succession ; après l’AVC qui met définitivement fin à la carrière politique d’Ali Bongo, Maganga se sent investi d’un pouvoir pour diriger le Gabon ; mais la constitution ne le prévoit pas. Il dit : « Ce sont les politiques qui écrivent la constitution. Mais ils ne vont jamais jusqu’au bout parce qu’ils ont tous des arrières-pensées…Mais quand le président de la République est empêché provisoirement, il va de soi que c’est le vice-président de la république qui supplée à cette absence. Malheureusement, ce n’est pas écrit ainsi ». La CONSTITUTION GABONAISE ne le prévoit pas.

    3 – La vacance de pouvoir à la tête de l’Etat est effective au Gabon ; les manœuvres anticonstitutionnelles de 3M mettent du flou pour gagner du temps ; comme en 1966.
    “La France Insoumise” prévient : « Le Gabon est donc dans une impasse institutionnelle tant les textes ont été́ interprétés, remaniés ou amendés aux grés des besoins du clan Bongo pour se maintenir au pouvoir».
    Jean Luc Mélenchon et ses compagnons sont convaincus que les membres du régime en place «jouent la montre et tentent de sauver ce qui reste d’un système féodal installé par la France en 1967 après l’agonie artificielle du Président Léon Mba. Avec déjà̀, à l’époque, une réécriture sur mesure de la Constitution».

    Pour bien passer la fin de l’année 2018, ALPHA CONDE, Président de l’UNION AFRICAINE en fin de mandat, a aussi cette responsabilité et tout à son honneur, de ramener de l’ordre au Gabon en faisant respecter LA CONSTITUTION CONSTITUTIONNELLE GABONAISE, et non celle tripatouillée de Marie Madeleine Mborantsoua 3M.

  10. Michel BOUKA RABENKOGO dit :

    Fin de l’ère de la médiocrité Bongo et de la moribonde franc-maçonnerie. / VIVE LA MAÇONNERIE :
    ” LA DYNAMIQUE BWETE ”
    * ” TROIS CENT VINGTIÈME JOUR DE L’ÈRE CALENDAIRE LÉON MBA MINKO : GABON D’ABORD ” *
    « ” LA RESTITUTION EST AMORCÉE ” »
    ” L’APOCALYPSE NETTOYEUR BWETE ”
    En français facile :
    ” JEAN PING EST LE DEUXIÈME GUIDE PRÉSIDENT D’IBOGA (GABON) “.
    « IBOGA (GABON) A TOTALEMENT RECOUVRÉ SON HONNEUR ET SA DIGNITÉ ».
    Au nom de quelle démocratie satanique peut-on ainsi humilier IBOGA (Gabon), Ma Terre Sacrée du Bois Sacré ???
    MUANGA (DIEU) déclare que tous ceux qui ont participé à cette humiliation recevront le pire des châtiments. Les gouvernements seront détruits et tous les dirigeants seront chassés par leurs peuples. LEURS ÂMES ERRERONT A JAMAIS.
    Il en sera de même du supposé roi du Maroc… . Il sera chassé par son peuple, pour son comportement contraire à l’éthique moral du titre qu’il porte. CE SUPPOSÉ ROI MOURRA D’UNE MORT ATROCE.
    « PEUPLE SOUVERAIN D’IBOGA (GABONAIS), JE VOUS DONNE MON AUTORISATION ET MA BÉNÉDICTION D’EXTRAIRE ” LE PUE ” DE L’ABCÈS. »
    JEAN PING A DÉSORMAIS MON POUVOIR D’USER ET D’USITER DE TOUS LES MOYENS DISPONIBLES, POUR DÉTRUIRE SUR MA TERRE SACRÉE L’IVRAIE. « TOUT PASSE PAR LE FEU POUR ÊTRE PURIFIÉ ». MUANGA (DIEU) DÉCLARE QUE MÊME SANS ARMES ET SANS ARMÉES NOUS LES VAINCRONS TOUS. BWETE. /
    *IBOGA EST DÉSORMAIS AUX COMMANDES*
    # LA RESTITUTION EST AMORCÉE #
    “GABON D’ABORD”

  11. nouveau Ciel dit :

    Après tous les ministres iront prêter serment à Rabat sommes-nous sérieux là ? Où va t’on créé une autorisation spéciale pour qu’ils le fassent devant le VPR? wait and see.

  12. TRES RESPECTABLE GRAND MAITRE . dit :

    pour moi c’est une très bonne chose car notre président est en vie et en très bonne santé . IL PREND JUSTE DU REPOS .

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