À la faveur d’un séminaire de formation, le 28 mai à Libreville, la direction générale des services techniques de l’environnement, et aux aménagements urbains (DGST-EAU) a installé ses chefs de service. Chargée de veiller à l’assainissent de la ville, la nouvelle administration suscite tout de même beaucoup d’interrogations quant à son bien-fondé et la provenance ses moyens d’actions.

Le directeur général de la DGST-EAU, Celestin Ndong Essono, lors du lancement du séminaire de formation, le 28 mai 201, à Libreville. © Gabonreview

 

La mairie de Libreville vient de se doter d’une nouvelle direction générale. Celle-ci s’occupe des services techniques de l’environnement, et aux aménagements urbains et a pour abréviation DGST-EAU. Les chefs de service, coordinateurs et chefs de département de cette nouvelle administration ont été officiellement installés le 28 mai à Libreville, à la faveur d’un séminaire de perfectionnement sous le thème «Réformes municipales et développement durable» dont la fin est prévue  le 4 juin.

Coordonnée par Harry Rakilo, cette administration compte 15 services dont les plus stratégiques sont le service d’administration et d’études, l’organe matériel et patrimoine, l’organe moralité de l’état, l’organe pour l’éducation formation et santé, l’organe prévention environnement urbain, l’organe urbanisation et aménagement de la ville et transport.

Instrument d’action pour la mairie de Libreville, la DGST-Eau est «une solution alternative aux limites des différentes sociétés de d’assainissement et de collecte d’ordures à Libreville», a expliqué Celestin Ndong Essono. Dans cette perspective, la DGST-Eau pour mission de veiller à la planification et à la supervision du bon fonctionnement de la ville de Libreville et ses environs en organisant les moyens techniques, la coordination des services connexes, services généraux, logistique, équipement et maintenance. Cette direction se chargera également de définir la stratégie des services non productifs, de coordonner avec le gouvernement l’action force des lois, de suggérer des lois rectificatives améliorant la règlementation et la conditionnalité en matière d’hygiène de salubrité et de dépravation publique.

À terme, la DGST-Eau a en projet de créer 1002 emplois par an. Ce qui participera, selon Celestin Ndong Essono, à la résolution de la question du chômage des jeunes.

Seulement, si le projet est salutaire, beaucoup d’interrogations demeurent tout de même : d’où proviendraient le matériel et les moyens à allouer à la DGST-Eau ? À travers la mise en fonction de cette nouvelle direction, Léandre Nzué mettrait-il à exécution son plan de mise à mort d’Averda tel qu’il l’avait prémédité dans l’une de ses déclarations ? Quel est le bien-fondé d’une telle direction au moment où l’on parle de la réduction des effectifs des administrations ? D’aucuns se demandent si la DGST-Eau n’est pas une entreprise écran destinée à insérer les proches. Bien malin qui pourra répondre à la question.

 
 

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