Prévue par la loi en janvier et annoncée pour avril par les autorités, la rentrée solennelle de la Cour constitutionnelle – qui devrait se faire en présence du chef de l’État – n’a toujours pas eu lieu. La fin de l’année judiciaire, le 30 juin, pourrait-elle se solder sans la rentrée, et donc le retour théorique de vacances, d’une des principales institutions du Gabon ?

© D.R.

 

«Pas de date de rentrée fixée», explique-t-on à la Cour constitutionnelle. Du côté de la présidence de la République, la cérémonie ne semble pas non plus être dans l’agenda du chef de l’État.

En raison de l’absence du président de la République, la rentrée de la Cour avait été reportée pour avril sur ordre présidentiel, indiquait-on en mars à la Cour constitutionnelle. Force est de constater qu’Ali Bongo n’a toujours pas présidé la cérémonie, malgré son retour à Libreville.

La Cour constitutionnelle pourrait donc terminer l’année judiciaire, le 30 juin prochain, sans rentrée, contrairement aux autres institutions. Une situation qui s’inscrit en porte-à-faux avec la législation : l’article 22 de la loi no 003/03 du 2 juin 2003 sur la Cour prévoit que «l’audience solennelle de rentrée de la Cour constitutionnelle se tient le troisième jeudi du mois de janvier chaque année».

Pourtant, l’institution fonctionnerait «normalement», veut-on rassurer en interne, la rentrée servant surtout à remettre un rapport d’activité au chef de l’État.

Ce n’est pas la première fois que la cérémonie de rentrée solennelle de la Cour constitutionnelle n’est pas faite dans les temps: en 2008, le manque de salle d’audience aménagée avait obligé l’institution à reporter sa rentrée pour cas de «force majeure». Il s’agissait cependant d’une décision de la Cour, et non d’une décision présidentielle.

 
 

8 Commentaires

  1. Léon Nkogue dit :

    Autre sujet : si la vacance de pouvoir est déclarée et que Laccruche Fargeon se présente, dites-vous bien que la France en fera son valet et se présenter aux élections présidentielles sera comme d’habitude peine perdue.

    Je n’arrive vraiment pas à comprendre ce peuple gabonais qui ne comprend toujours pas que la France se fout éperdument de lui. On vous a maintes fois fait savoir que si vous voulez mettre fin à cette mascarade électorale qui dure depuis la pseudo indépendance de 1960, c’est de légitimer Jean Ping qui a gagné l’élection présidentielle de 2016. Et en agissant ainsi, vous réhabiliter tous nos opposants (Mamboundou – Paul Mba – Mba Obame- …) qui ont comme Jean Ping gagnés aussi leur élection présidentielle, et qui se le sont fait voler par les mêmes Bongo de connivence avec la France.

    Ce n’est pas pourtant si compliqué à comprendre… Si vous faites ça, nous pourrons ENFIN parler de véritable indépendance au Gabon. C’est a vous le peuple de pousser Jean Ping, l’élu de 2016, jusqu’au palais présidentiel du bord de mer. Et que ceux qui ont votés BOA en 2016, et qui savent bien qu’il a tripatouille avec ENCORE la complicité de la France, accepte ce option pour ENFIN libérer le pays. Les autres pays d’Afrique nous suivront après.

    Voulez-vous libérer le Gabon oui ou non ? Pour s’en SORTIR, Je vous le répète, c’est le seul choix : Jean Ping. ALLEZ aux élections présidentielles avec vos candidats, vous verrez que c’est peine perdue. Le tripatouillage se poursuivra. Comprenne qui voudra…

  2. Anton François dit :

    Je m’adresse au peuple gabonais épris de liberté. Je suis français résident au Gabon depuis 13 ans. Je vis avec une gabonaise qui est radicalement opposée au régime actuel. Pour elle, la France (mon pays) est de connivence avec ce régime corrompu, et ce depuis fort longtemps. J’en suis presque certain, puisque j’ai deux amis français militaires qui travaillent dans la Garde républicaine gabonaise. On aborde souvent ce sujet.

    Oui, la France prépare bien Laccruche Fargeon Alliangha à devenir votre président. Mais elle veut d’abord s’assurer du succès qu’il a auprès des gabonais. Mais c’est bien lui que l’on prépare à devenir votre président depuis Paris. Ma petite amie est bien sur opposée à cela, parce que, comme elle le dit si souvent, la France nous a toujours imposée SON CANDIDAT depuis l’indépendance du pays.

    Donc, quand vous entendrez parler de VACANCE DE POUVOIR par Marie Madeleine Mborantsuo, dites-vous bien que les jeux sont faits. Ceux qui voudront quand même se présenter comme candidat, se sera pour avoir un peu de sous. Mais ils ne sortiront JAMAIS VAINQUEUR de cette nouvelle présidentielle. C’est bien la France qui décide TOUT, qui choisit d’avance le futur Président des 14 pays d’Afrique qui ont pour monnaie commune le Franc CFA.

    Le Burkina Faso s’est séparé d’un dictateur soutenu par la France en la personne de Blaise COMPAROE. Mais le peuple Burkina a versé son sang pour cela. Il faut donc un soulèvement POPULAIRE pour mettre FIN à cette MASCARADE définitivement. A BON ENTENDEUR…

    • Fille dit :

      J’ai envie de vous dire de ne pas trop rêver là. Il reste encore des gabonais au Gabon, même au pdg. Vous tentez de répéter les mêmes âneries pour qu’elles deviennent réalité, mais c’est NON, nous ne prendrons pas des lanternes pour des bougies.

      • Martine dit :

        Expression correcte: “prendre des vessies pour des lanternes”. Ok, mais que proposez-vous alors ? La critique est aisée, comme dit si bien l’adage. Un autre adage dit aussi ceci: l’expérience est une suite d’erreurs. Comprenez-vous cela ? Kerekou du Bénin est bien revenu aux commandes de son pays sans plus jamais tricher ou voler, pour ne citer que lui. Et Jean Ping n’a jamais été président du Gabon que je sache. Avoir été dans le système ne veut pas dire avoir été à la tête de ce système.

      • Roger dit :

        Quel drôle d’avatar (fille).Tu veux jouer à l’innocent ? Je suis presque sur que tu est du système toi même. Ou alors un de ces agents secrets de France ou du Gabon envoyé sur Gabonreview pour semer la discorde. On connait ce jeu très bien. Pauvres types que vous êtes…

      • Didier dit :

        “Fille”, je préfère à la tête du pays une personne comme Jean Ping qui a été du système comme vous le dites si bien. Comme ça, il saura déjouer les pièges de ce système machiavélique une fois à la tête du Gabon.

  3. Pascal NGOUA dit :

    Vous pensez vraiment que BOA se serait débarrassé de son garde de corps coréen s’il était encore en vie ? Laccruche et Sylvia Bongo se moquent des gabonais…

    NB : sur cette photo, le garde de corps est à gauche…

  4. Paul Bismuth dit :

    Nos lois sont vraiment des papiers qui ne contraignent que certains. Un certain Jean-Jacques Rousseau aurait suggéré de forcer ce beau monde à être libre en les obligeant à se conformer à la loi. Mais qui le peut vraiment dans un pays où tous les moyens de la coercition légale appartiennent personnellement à ̀quelques-uns et sont au service de la terreur.

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