La Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader), a reçu une cargaison de 50 tonnes de manioc trempé en provenance du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Lolo. Cette nouvelle cargaison vise à approvisionner le marché librevillois. Grossistes et petites commerçantes ont récupérer leur part ce 8 février.

Le PDG de Sotrader, Théophile Ogandaga, le 8 février au dépôt du Lac Bleu. © Gabonreview

 

Entamé il y a quelques semaines, l’approvisionnement du marché local librevillois en manioc trempé par la Société de transformation agricole et de développement rural (Sotrader), se poursuit. Ce 8 février, ce sont 1229 sachets de 40 Kg, soit environ 50 tonnes de manioc trempé en provenance de Franceville et de Koulamoutou, qui ont été mis à disposition des grossistes et des commerçantes de manioc. «Ces livraisons participent des activités de Sotrader dans la mise en œuvre du programme GRAINE. Ces livraisons c’est du manioc qui nous revient du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Lolo où nous avons des équipes qui travaillent avec nos coopératives, mais qui travaillent également avec des compatriotes qui s’enrôlent au programme GRAINE et qui nous vendent leur production de manioc», a déclaré le PDG de Sotrader, Théophile Ogandaga.

Selon ce dernier, le manioc trempé arrive régulièrement des provinces où le programme GRAINE est effectif afin d’approvisionner le marché librevillois. «Au début nous livrions ce manioc à de gros distributeurs. Aujourd’hui nous avons décidé qu’en plus de gros distributeurs, nous allons livrer le manioc aux commerçantes qui sont pour la plupart des compatriotes gabonaises alors que les gros distributeurs pour la majorité, ce sont des amis étrangers qui développent un certain nombre d’activités, de dépôts, etc.», a-t-il indiqué.

Vue des commerçantes, du manioc et des moulins. © Gabonreview

Cette nouvelle approche vise supprimer les intermédiaires afin de permettre aux commerçantes de bénéficier des coûts bas, soit 6000 francs CFA le sachet de 40 Kg. C’est le début d’une relation de «partenariat commercial avec les commerçantes de façon individuelle». «Mais nous pensons travailler à réduire davantage ces prix-là», a-t-il souligné. Pour atteindre cet objectif, des moulins à écraser seront expédiés dans les provinces où GRAINE poursuit ses activités. «Chaque province aura deux moulins», a-t-il fait savoir.

Selon les commerçantes, le manioc issu des plantations de GRAINE est meilleur que celui venu de l’extérieur qu’elles ont l’habitude d’acheter et vendu parfois jusqu’à 9500 francs CFA. «Ce manioc est différent de celui que nous avons l’habitude d’acheter qui est noir et suscite les plaintes des clients», a déclaré Flore Ngomba, une commerçante du marché d’Awendjé.

 
 

1 Commentaire

  1. diogene dit :

    Il y a plus de 400 sortes de manioc rien qu’au Gabon, il est plus que probable que chaque sac à une saveur, une odeur, une texture particulières. dire que c’est meilleur ou pire relève de la croyance, pas de la réalité.

    Il n’y a que deux provinces qui produisent du manioc au Bongoland.
    Et les sept autres provinces ?
    La politique s’insinue jusque dans les plus petits détails. c’est le propre des régimes totalitaires.

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