Un peu plus d’un mois après avoir suspendu son mouvement de grève, le Syndicat national des professionnels de l’audiovisuel public (Synapap) est revenu à la charge en réclamant la transparence sur la Redevance audiovisuelle et cinématographique (Rac).

La Maison Georges Rawiri, siège de Gabon Télévisions et Radios Gabon. © Gabonreview

 

«Ça fait trois mois que le secteur de la Communication est en ébullition face au manque de moyens, au non-versement de la Redevance audiovisuelle qui nous permet de fonctionner», a déclaré Aminata Ondo, la présidente du Syndicat national des professionnels de l’audiovisuel public (Synapap). Le 19 novembre à la Maison Georges Rawiri, elle a remis sur la table la question de la Redevance audiovisuelle et cinématographique (Rac) : où va l’argent de la Rac.

Ceci, d’autant plus que, a-t-elle affirmé, les agents de l’audiovisuel public travaillent «dans des conditions extrêmement difficiles, sans matériel, sans avantage». «C’est à dire que la prime vestimentaire, on ne l’a pas ; la prime de risque, on ne l’a pas ; les primes d’astreinte, on n’a rien», a-t-elle expliqué. «On n’a pas de primes de rendement, alors que nous travaillons en dehors des heures recommandées par la Fonction publique», a ajouté la présidente du Synapap, qui assure que dans l’audiovisuel public, plusieurs jeunes sortis des écoles attendent des postes budgétaires depuis 5, voire 6 ans. «Ils sont payés au cachet», a-t-elle dit en guise de dénonciation.

«Tout ce que nous demandons aujourd’hui ce n’est pas le ciel. L’État a déjà fait beaucoup pour nous en mettant en place cette redevance audiovisuelle», a-t-elle reconnu, estimant que les problèmes financiers actuels n’ont pas lieu d’être, puisque la Rac est censée rapporter plus de 140 millions de francs CFA par mois au bénéfice des médias publics. «Mais qu’on nous reverse cet argent !», s’est exclamé Aminata Ondo. «Le rôle de la communication, c’est d’informer, d’éduquer le peuple et le distraire. Mais quand on n’a pas les moyens conséquents pour le faire, avec quoi allons-nous travailler ?» a-t-elle questionné, invitant les gestionnaires de cette redevance à la reverser aux ayants droit.

 
 

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