Bien qu’ayant le plus grand nombre d’électeurs au 6e arrondissement de Libreville, le Cercle des libéraux réformateurs (CLR) qui a une fois de plus brigué le fauteuil du maire dans cette circonscription n’a pu l’obtenir. Sur les suffrages exprimés, il n’a eu que celui de ses 9 conseillers sur 25 possibles, le reste étant remporté par le (PDG).

Le CLR a chutté à la mairie du 6e arrondissement de Libreville. © Gabonreview/Shutterstock

 

Après la mairie centrale de Libreville le 3 février, le bras de fer entre le Parti démocratique gabonais (PDG) et le Cercle des libéraux réformateurs (CLR) s’est poursuivi à la mairie du 6e arrondissement de Libreville, le 10 février. À l’issue du vote du maire de cet arrondissement, Ghislain Issiembi Wilfried et Juvenal Roblex Ondo Ondo du PDG ont respectivement été élus maire central et 2e maire adjoint. Rodrigue Samba du CLR a été battu. La candidature du dernier cité a mis une nouvelle fois en évidence la guerre des alliés. Le PDG a obtenu plus de la moitié des suffrages exprimés, soit 16 voix sur les 25 que comptait le collège électoral, contre 9 voix pour le CLR.

À l’issue des locales le CLR avait eu 9 élus, soit le plus grand nombre de conseillers au 6e arrondissement de Libreville. Il était directement suivi du PDG qui s’en était sorti avec 7, celle d’une liste d’indépendants qui en comptait 5 et celle de la coalition Rassemblement héritage et modernité (RHM)/Union nationale (UN) avec 4 conseillers. Compte tenu de cette longueur d’avance, le parti de Jean Boniface Assélé, qui lors des locales avait pour tête de liste Eliane Frida Midoungani, le maire sortant, espérait conserver son fauteuil. Malheureusement, ce ne fut pas le cas.

Plusieurs jours avant le vote des maires, Eliane Frida Midoungani avait claqué la porte du CLR pour incohérence de choix politiques de Jean Boniface Assélé. Se considérant comme «victime d’injustices et autres incompréhensions au sein de son ex-parti», elle qui espérait être investie pour le poste de maire du 6e arrondissement de Libreville aurait vu son rêve brisé par le président du parti qui a décidé d’investir un autre «CLRiste» au 6e arrondissement.

Entre «mauvais casting» et «chicaneries» du président du CLR, le PDG a donc pu s’imposer. Avec ses 7 voix de départ, se sont ajoutées les 4 de la liste des indépendants et les 5 de la coalition RHM/UN. Sur un plan idéologique, le ralliement de la liste RHM/UN au PDG est perçu par plus d’un comme une alliance contre nature, d’autant plus que cette liste de l’opposition dite radicale avait le droit de proposer un candidat ou de voter nul. Qu’à cela ne tienne, cet échec de plus qui consacre peu à peu la mort du CLR, donne matière à réfléchir à ce nouvel «adversaire» du PDG. C’est du moins ce qu’a laissé entendre Julien Florent Assoumou Akue, un conseiller municipal CLR du 6e arrondissement. «Nous venons là de vivre une situation qui va donner de la matière à la direction du parti par le canal de l’inspection de notre parti», a-t-il déclaré.

 
 

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