Mécontent de la mutation du Rassemblement héritage et modernité (RHM) en Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), Michel Menga a indiqué qu’il engagera une bataille juridique pour que RHM ne meurt pas.

Michel Menga lors de sa déclaration, le 13 avril 2019 à Libreville. © Gabonreview

 

«RHM j’y suis, j’y reste». C’est autour de cette idée que Michel Menga a entretenu l’opinion le 13 avril. Co-fondateur du courant Héritage et modernité (HM) en 2015, lui qui avec Barro Chambrier et d’autres, parmi les députés exclus du Parti démocratique gabonais (PDG), ont créé le parti Rassemblement héritage et modernité (RHM), est ivre de colère. Il s’oppose à la mutation du RHM en RPM (Rassemblement pour la patrie et la modernité) avalisée par le congrès extraordinaire du RHM. Le «RHM ne va pas mourir», a-t-il dit.

Vue de l’assistance, le 13 avril 2019 ; Moukagni Iwangou entre quelques fondateurs du courant. © Gabonreview

Peu à peu son entrée au gouvernement, il avait été écarté du secrétariat général du RHM. Si pour se présenter aux élections générales, il avait créé sa tendance RHM, pour lui, il ne fallait pas changer de nom au parti. «Nous considérons donc que nos frères qui sont allés au RPM sont désormais considérés comme exclus du RHM», a-t-il déclaré promettant d’engager une bataille juridique contre Barro Chambrier et ceux de son camp. Convaincu que le Gabon est un pays organisé, encadré par des lois, Michel Menga assure qu’il fera «parler les lois». «A partir de la semaine qui va commencer nous allons prendre nos responsabilités pour saisir qui de droit pour leur exprimer officiellement notre position par rapport à ce qui a été fait», a-t-il annoncé.

 «Nous n’acceptons pas que l’on parle à la place du droit. Nous n’acceptons pas que pour des raisons d’ambitions personnelles, l’on viole les statuts du parti», a-t-il poursuivi. A en croire Michel Menga, le congrès été en violation de ces statuts qui stipulent qu’«en matière d’organisation de congrès, il faut qu’il y ait au préalable des congrès provinciaux». Or, dit-il, cela n’a pas eu lieu. «Héritage et modernité c’est un patrimoine commun. Ce n’est pas une propriété d’un individu», a-t-il lâché, visiblement remonté contre Barro Chambrier le président du RPM qu’il accuse implicitement de tromper le peuple.

 «Lorsque nous sommes partis du PDG, c’est parce que nous dénoncions les dérives autoritaires. Comment peut-on pratiquer l’ostracisme dans le parti. Un parti où le président nomme seul les membres», a-t-il affirmé. Ayant souffert et perdu ses fonctions pour donner vie à RHM, Michel Menga affirme qu’il ne renoncera pas à ce parti «Nous ne pouvons pas accepter que nos amis fassent litière de ce que nous avons mis (…) et vouloir balayer ça d’un revers de main à l’occasion d’un week-end où des amis se retrouvent pour exclure d’autres amis», a-t-il prévenu. «Chez nous en fang, on dit quand tu secoues un buisson, il faut supporter ce qui doit tomber. Ce n’est pas moi qui ai secoué. Mais que ceux qui ont secoué, supportent ce qui va tomber parce que ça va tomber», a-t-il lancé.

 «L’être ne fonctionne que lorsqu’il est ouvert. Nous nous voulons être ouverts aux autres pour ne pas mourir», a conclu Michel Menga à priori entré au gouvernement au nom de cette ouverture, au même titre que Moukagni Iwangou d’Union et solidarité (US) qui le soutient et dont l’entrée au gouvernement a également donné lieu à une scission de son parti. «Moukagni Iwangou c’est un brillant intellectuel gabonais mais il n’est pas au RHM, il n’est pas au PDG. Comment peut-on imaginer qu’on se prive des compétences de quelqu’un comme ça, simplement parce qu’il n’est pas de votre parti. Qui est-ce qui perd ? N’est-ce pas le Gabon ?», croit-il savoir. Pour l’instant tous les regards sont tournés vers le buisson.

 
 

1 Commentaire

  1. diogene dit :

    Si la compétence était un critère de gouvernance cela se saurait. Omar incompétent vole le pouvoir en 68… et depuis c’est une succession d’incompétents…L’Europe et d’autres pays développés également, la différence réside dans les contre pouvoir, l’écoute des partenaires sociaux et politiques, en un mot dans la négociation et le respect de l’adversaire.

    D’une part, la compétence devrait mener à la technocratie qui toujours fut et sera un échec. D’autre part la chose publique est surtout la gestion des humains et la compétence ne suffit pas.

    Pour en revenir à un traître qui n’assume pas ses actes, il pleurniche sur sa poupée démembrée (RHM), touchant le gros lot avec ses amis fascistes, il ferait mieux de se taire d’autant que le voila au pied du mur avec une grève, des manifestations et qui sait la suite, des élèves , des enseignants. Avec une très large partie de l’opinion contre sa réforme.
    Les transfuges ont toujours servis de fusibles au pouvoir Omarien. Il n’y a pas de vacance du pouvoir puisque Omar dirige.

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