Deux jours après le retour en public du président Ali Bongo Ondimba, Zacharie Myboto, a réitèré lundi sa demande de vacance du pouvoir. Le président de l’Union nationale (UN) a tenu à préciser qu’il s’exprime «à titre personnel», et pas au nom de son parti.

Zacharie Myboto, en avril 2016 à Libreville. © gabonactu

 

 «Je maintiens ma déclaration du 23 février où j’exigeais la vacance du pouvoir», a indiqué Zacharie Myboto ce lundi à Gabonreview. «Je n’ajoute rien et ne retire rien de ma dernière déclaration», a-t-il précisé.

Fin février, M. Myboto estimait qu’il était «urgent pour les autorités compétentes, à savoir le gouvernement, le parlement, la Cour constitutionnelle, de déclarer, conformément à l’article 13 (…) la vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit», fustigeant le secret entretenu autour de l’état de santé d’Ali Bongo.

L’opposant a voulu prendre le temps d’analyser le retour en public du chef de l’Etat gabonais samedi à Libreville, avant de se prononcer en tant que simple «citoyen».

«Quand j’ai vu les images Ali Bongo, je suis persuadé que ce n’est pas évident qu’il soit en mesure de diriger le Gabon», estime le leader de l’UN, qui dit ne jamais avoir douté que M. Bongo était vivant, tout en précisant qu’il «respecte la vie de chacun».

Dès samedi, le groupe d’action «Appel à Agir», qui regroupe une dizaine de personnalités politiques, syndicales, et de la société civile, avait réagi pour réitérer sa demande de vacance du pouvoir. Selon ce panel de dix personnalités, le chef de l’Etat «n’est plus capable d’assumer les charges inhérentes à ses fonctions de président de la République».

Le groupe doit déposer ce lundi une demande en référé d’une expertise médicale du chef de l’Etat devant le tribunal de Libreville.

La sortie en public d’Ali Bongo samedi devant des milliers de personnes a fait taire de nombreux commentaires et rumeurs sur la supposée mort du chef de l’Etat, qui aurait été remplacé par un sosie. Le débat sur sa capacité à gouverner reste cependant d’actualité.

 
 

5 Commentaires

  1. Ulys dit :

    Quelle sortie en public ? Vous croyez sincèrement que ce type de samedi c’est Ali Bongo ? Tant qu’une frange de l’opposition ne lui aura pas rencontrée, je resterai dubitatif.

  2. Mboung dit :

    Face à un exécutif claudiquant entre le grotesque, l’odieux et le pathétique, ce grand Monsieur joue son rôle avec maîtrise et même un certain brio. N’en déplaise aux faquins marionnettistes aux petits pieds, il affiche là un certain courage démocratique quand mm…

  3. MEBA dit :

    Lol et la vacance de Myboto c’est en quelle année ?

  4. paul dit :

    Ma question est de bien vouloir savoir;Que cherche Mr Myboto en souhaitant qu’il y est prononciation par la COUR constitutionnelle de l’article 13 qui fait mention à la vacance de pouvoir D’ALI BONGO ? Nous savons tous bien que, c’est par apport à Mr Martin BONGO qui a présenté au président OMAR BONGO Zacharie MYBOTO étant tous les deux collègues enseignants; et c’est par lui que Mr MYBOTO a été nommé à la maison du parti,puis ‘ Ministre à plusieurs reprise.Depuis sa séparation avec le PDG , qu’a -t il gagné avec son parti ?la retraite ne signifie rien pour lui ,vous savez tous ses anciens du PDG qui se disent opposent veulent toujours remplir leur gamelle c’est tout.

  5. Komilfo dit :

    Le problème n’est pas dans les trémolos et les avis personnels mais tout simplement dans le texte de la Constitution. Il est vrai que dans l’à peu près général qui caractérise la gouvernance cleptocrate en cours, certains mélangent tout (ceux qui se prennent pour une famille royale,les régents de pacotille les anciens,nouveaux et futurs prisonniers). Grace aux petits vaniteux qui se croient au dessus des lois mais qui sont en fait des incompétents confirmés qui se la jouent, avec ou sans col mao . Komilfo

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