Débuté le 23 février dernier, le championnat national de football s’est achevé le 26 mai avec le sacre de l’AO CMS. Tout en se félicitant, Remy Ebanega dresse néanmoins un bilan mitigé de la compétition. Dans un communiqué paru le 28 mai, le président de l’ANFPG regrette le non-paiement par les clubs, de 800 millions de francs CFA de dette due aux joueurs.  

Remy Ebanega (amin tendue, président de l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG). © D.R.

 

Sponsorisé cette année par la Compagnie nationale des hydrocarbures (GOC), le championnat national de football 1ère et 2e division s’est achevé le 26 mai avec les sacres de l’AO CMS et Bouenguidi Sport. La fin du championnat constitue, pour le ministre de Sports, un réel motif de satisfaction. D’autant plus que selon Alain-Claude Bilie-By-Nze, «c’est la première fois que le championnat national va jusqu’à son terme sans interruption. Cela s’explique par un nouveau modèle économique expérimenté et au professionnalisme de la Ligue nationale de football et aux clubs qui ont joué le jeu».

Pour sa part, le président de l’Association nationale des footballeurs professionnels du Gabon (ANFPG), dresse un bilan en demi-teinte de la compétition. Dans un communiqué, le 28 mai, Remy Ebanega souligne que «la fin du championnat cache de nombreuses violations du protocole d’accord signé le 6 janvier entre la Linaf, l’Association des clubs professionnels, l’ANFPG et la Fédération gabonaise de football (Fegafoot)».

Me président de l’ANFPG regrette notamment «le non-paiement de l’intégralité des salaires par la majorité de clubs de 1ère et 2ème pour la saison 2018-2019». À en croire l’ancien international gabonais, les joueurs n’ont perçu que «deux mois de salaires sur 5 possibles». Le président de l’ANFPG dénonce également le «non-respect des salaires minimum équivalant au salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) pour tous les joueurs de 1ère et 2e division et le non-respect des conditions médicales et d’hygiène des footballeurs». Se référant au protocole d’accord cité plus haut, Remy Ebanega affirme que les «clubs doivent aux joueurs près de 800 millions de francs CFA». Une dette accumulée, selon lui, «sur deux saisons».

Tous ces ratés et la dette devraient selon, Remy Ebanega, être régularisés avant le début de la saison prochaine, à la suite d’une «réflexion collective devant aboutir à la signature de la charte du football professionnel au Gabon», a conclu le président de l’ANFPG.

 
 

1 Commentaire

  1. Jacouille dit :

    3 mois de compétition et on a appelle ça championnat national?

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