Répondant à la charge du président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale, qui appelait à la libération des opposants détenus à la prison centrale de Libreville, le Premier ministre a affirmé, mardi, qu’il n’existe aucun prisonnier politique dans le pays. Julien Nkoghe Bekale les présente plutôt comme «des détenus de droit commun».

Julien Nkoghe Bekale nie l’existence de prisonniers politiques au Gabon. © Primature-Gabon

 

Sa réaction n’a pas manqué de susciter colère et réprobation au sein d’une partie de l’opinion nationale. Pourtant, répondant au souhait émis par Séraphin Akure-Davain de voir les opposants incarcérés à «Sans-Famille» libérés sans conditions, Julien Nkoghe Bekale l’a assuré : la présence à la prison centrale de Libreville de Bertrand Zibi, Frédéric Massavala ou Pascal Oyougou n’a pas de lien avec leur appartenance politique. «Au Gabon, nous n’avons pas de détenus politiques», a soutenu le Premier ministre lors de sa présentation de politique générale, mardi 26 février au palais Léon Mba.

Aux accusations du président du groupe Les Démocrates à l’Assemblée nationale, le chef du gouvernement a rétorqué que ces détenus, bien qu’étant tous membres de la Coalition pour la nouvelle République (CNR) de Jean Ping, sont avant tout «des détenus de droit commun qui ont violé la loi». Il en a voulu pour exemple qu’en juillet 2016, Bertrand Zibi avait «posé un acte politique» en démissionnant du PDG et en enlevant son écharpe de député du 2e siège du département du Haut-Ntem devant le président de la République. «Il n’a pas été arrêté», a rappelé le Premier ministre.

Si Bertrand Zibi se retrouve à «Sans-Famille» depuis plus de deux ans, Julien Nkoghe Bekale a croit savoir que c’est «parce qu’on a attrapé des armes de guerre et de chasse dans son domicile». Or, a-t-il précisé, «c’est une infraction de droit commun». Le chef du gouvernement a d’ailleurs promis que «la loi va s’appliquer avec la plus grande fermeté», y compris pour le cas des autres détenus dont il a dit devoir leur incarcération au fait qu’ils aient, soit défié l’autorité de l’État, soit appelé à la haine.

 
 

8 Commentaires

  1. Didier dit :

    Il n’y a pas aussi d’État au Gabon. C’est actuellement le foutoir TOTAL

  2. Serge Makaya dit :

    Il y a SURTOUT tes BONUS que tu obtiens par le MENSONGE. Pauvre Nkoghe Bekale !

  3. olsen dit :

    Quelle réponse pouvions nous attendre d’un homme sans personnalité tel que lui?

  4. barba dit :

    C’est regrettable qu’on prononce mot loi au Gabon, la loi ne s’applique qu’aux pauvres et aux personnes non rattachées aux familles riche, tous les meurtres que causent le gouvernement ne sont pas passible de sanctions, la loi n’est pas rétro-active

  5. Mboung dit :

    Arrêtons la pantalonnade. Cet homoncule n’écrit rien ni ne décide de rien (mm pas de son propre sort. Ceux qui l’utilisent devraient être condamnés pour mauvais traitement à personne en situation handicap mental.

  6. dima dit :

    Ce type là ne vaut rien c’est vrai, il est là pour accélérer les fermetures des sociétés ,des universités et grandes écoles . il est venu pour nous offrir le chômage ce machin là .

  7. Ikobey dit :

    Si la liberté d’expression n’existait pas “Gabon Review” n’existerait pas.
    Alors que les opposants au pouvoir bavent leurs fakes news, leurs démagogies, sans fatigue jour après jour.
    Il est facile de se déclarer “prisonnier politique” lorsque n’est qu’un pilleur, un vandale. Un “droit commun” n’est jamais un “prisonnier politique”.
    Stop à la désinformation.

    • Mboung dit :

      Museler tout le monde est l’objectif de tous les totalitarismes. Les PD Giste n’y font pas exception.C’est tellement mieux l’entre – soi -entre voleurs) ! L’absence de contradiction surtout dans le pillage c’est tellement confortable … Alors on enferme sinon on tue comme depuis l’avènement du bongo PDG !!!

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