À la question «Qui dirige le Gabon», posée de façon répétitive ces derniers mois sur les réseaux sociaux par la plateforme Appel à agir, dont il est lui-même membre, l’enseignant-chercheur à l’Université Omar Bongo (UOB) de Libreville prétend que le pays est sous occupation étrangère.

L’universitaire, auteur de “Le Gabon, une démocratie meurtrière”, membre du Club 90 et d’Appel à agir, Pr Noël Bertrand Boundzanga. © D.R.

 

Enseignant-chercheur à l’UOB, fondateur du Club 90 censé «dénoncer la dynastie des Bongo» et «la gestion scabreuse du pays», Noël Bertrand Boundzanga n’a pas peur des mots. Fidèle à son franc-parler, il a tenté de répondre récemment à la question «Qui dirige le Gabon», posée de façon répétitive ces derniers mois sur les réseaux sociaux par la plateforme Appel à agir, dont il est lui-même membre. Et pour lui, la réponse n’est certainement pas Ali Bongo, quoi qu’en dise ses soutiens et la présidence de la République qui s’est encore récemment offusquée des «fake news» diffusées par certains médias, y compris internationaux, et véhiculées sur les réseaux sociaux.

Pour Noël Bertrand Boundzanga, près d’un an après l’accident vasculaire cérébral (AVC) dont a été victime le chef de l’État à Riyad, en Arabie saoudite, le Gabon est «sous occupation étrangère».

Affirmant qu’«une imposture se joue sous nos yeux» depuis de longs mois. Sans jamais en donner des preuves convaincantes, ce membre de la société civile gabonaise assure, en effet, qu’«il y a des étrangers qui dirigent ce pays, et qui n’ont pas le droit de le faire». Aussi, dit-il regretter qu’il y ait «certains de nos compatriotes [qui] jouent à la complicité». Pour l’enseignant-chercheur et écrivain, ces prétendus complices «il faut les interpeler», en vue de libération du pays.

 
 

9 Commentaires

  1. Serge Makaya dit :

    Finalement, vous me faites tous bien rigoler. Mais le Gabon est sous occupation étrangère depuis déjà Albert Bernard Bongo (ce n’était pas un vrai gabonais). Son “fils” adoptif encore moins. Et maintenant c’est un VRAI français (marseillais) qui s’apprête à devenir président du Gabon. Il a le soutien de quelques imbéciles de gabonais à qui il a promis déjà des postes au gouvernement. Mais il a surtout le soutien du Quai d’Orsay. Que vous me croyez ou pas, je voys jure que Fargeon Alihanga Laccruche est SOUTENU PAR LA FRANCE.

    Les français savent que les gabonais sont des indolents, de vrais PEUREUX, des maboules. Ça ils le savent. Ce que Fargeon fait actuellement, c’est avec la bénédiction de la France.

    Croyez moi sincèrement. Je sais que ce que j’affirme est vrai. Je ne cesserai de vous répéter qu’il n’y a pas plus hypocrite que la France.

    Pour arrêter désormais ce spectacle affligeant, il n’y a que le peuple. A moins que l’opposition de Jean Ping se réveille enfin. Et même la, j’ai bien peur que le scénario soit joué d’avance. Ou alors un VRAI réveil d’une diaspora UNIE autour d’un leader…

    Serge MAKAYA, ancien du B2.

    • Bibang Serge dit :

      @Serge Makaya. Allez faire la campagne de votre Laccruche ailleurs

    • diogene dit :

      En tant qu’ancien du B2, comme vous vous en vantez, vous avez torturé, assassiné, intimidé, brutalisé, violé, mutilé, etc… de nombreuses personnes, pourquoi n’iriez vous pas au commissariat le plus proche afin de faire des aveux complets de vos exactions, ne négligez pas de donner les noms, les dates, les lieux de vos commanditaires. Faites le par écrit dans la presse, sur les réseaux, et agrémenté de toutes les preuves que vous possédez,etc…

  2. Desore dit :

    Intéressant …Mais … ne doit on pas attendre d un im universitaire des faits précis, authentifiés, démontrés

  3. Lavue dit :

    Et si Serge Makaya commençait par se dévoiler et se placer en tête d’un mouvement patriotique ce serait mieux, au lieu depuis sa cachette de nous raconter des choses dont il ne dispose d’aucune preuve également. Au Gabon tout le monde est couards, le système BONGO-PDG a arrosé tout le monde, tout ce qui sont affaires comme les soit-disant opposants n’ont qu’une chose en tête, comment en profiter. Regardez les Manganga -Moussavou, les NDEMEZO’O, Les MOUKAGNI, MENGA, etc. Dès que tu convies un gabonais à la bouffe, il se calme et soutien le système pourtant décrié, dès que tu le sors de là, il devient aigri et frustré comme le “Président élu”. Les Français ne vous ont jamais dit qu’ils défendaient les intérêts des Gabonais. Ils ont les leur et ce n’est que normal qu’ils les défendent. Le mal du pays est d’abord Gabonais. Ce peuple que les autres qualifient de paresseux, qui jalouse ses semblables a longtemps vécu de la rente, de l’argent facile. Il attend tout du politique et reste convaincu que son salut ne peut venir que de là, il ne croit pas en ses forces. Par conséquent il a souvent recours aux étrangers, qui finissent bien logiquement d’abuser de lui. Si ce peuple aimait son pays, les Accrombessi, Fargeon et autres ne seraient pas arrivés à ces postes. Ils sont soutenus par de véritables opportunistes nationaux, élevés dans cette mentalité de rentier gabonais. Et ceux qui critiquent aujourd’hui ces étrangers n’attendent que d’être appelés pour changer d’avis. Le mal est très profond et ce n’est pas toujours de la faute de l’autre.
    Qui dit mieux?

  4. diogene dit :

    Pas de référence au 6ème BIMA qui est une armée d’occupation étrangère ?

    Quant au principe idiot et raciste de : les étrangers ne doivent pas gouverner.

    Première approche, nous sommes terriens à coup sur, mais nations , pays ne sont que des notions administratives changeantes, aléatoires et dû aux hasard des conquêtes plus ou moins barbares.

    Deuzio, un bon pur sang (de votre point de vue) qui triche aux élections, qui détourne les richesses au lieu de les répartir, tue, viole hommes et lois, vaut il mieux qu’une femme intègre et altruiste venue d’une contrée aussi lointaine qu’inconnu ?

    Quelles sont vos critères de bonne gouvernance ? Un acte de naissance , fut il faux ?

    Tertio synthèse des deux premiers articles : nous sommes toujours gouvernés par des étrangers, nous mêmes en étant.

    Quarto : faire démarrer la valse du pouvoir à un AVC, fut il présidentiel usurpé; c’est faire preuve d’indigence intellectuelle voir de mauvaise foi.

  5. Milangmissi dit :

    On a là probablement le seul intellectuel Gabonais rien avoir avec les autre mendiants là. Bravo Pr Noël Bertrand Boundzanga la prospérité vous paiera pour votre oeuvre respect.

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