Passée à 6 à la faveur du remaniement intervenu le 10 juin dernier, la représentativité des femmes dans le gouvernement actuel ne satisfait pas la présidente du Sénat qui l’a fait savoir au Premier ministre, vendredi, lors de la cérémonie de clôture de la 1ère session ordinaire de l’année.

Lucie Milebou-Mboussou, lors de la cérémonie de clôture de la 1ère session ordinaire, le 28 juin 2019 au palais Omar bongo Ondimba. © Sénat-Gabon

 

Moins paritaire que le précédent qui en comptait 11, le gouvernement remanié, le 10 juin, ne compte plus que 6 femmes, dont aucune ministre d’Etat et seulement 3 ministres pour 3 ministres déléguées. Pour Lucie Milebou-Mboussou, au-delà de la compétence reconnue aux 22 autres ministres hommes, la composition du gouvernement actuel est loin d’être satisfaisante. La présidente du Sénat n’a pas caché sa déception face au Premier ministre, le 28 juin, lors de la cérémonie de clôture de la 1ère session ordinaire de l’année.

«Monsieur le Premier ministre, en tant que femmes politiques et publiques, nous femmes sénateurs déplorons la faible représentativité des femmes au sein du gouvernement», a-t-elle adressé à Julien Nkoghe Bekale.  Pour la patronne du palais Omar Bongo Ondimba, «avec seulement 21% de l’effectif, nous sommes loin des dispositions de la loi n°009/2016 fixant les quotas d’accès des femmes aux emplois supérieurs de l’Etat».

La réduction à 6 du nombre de femmes ministres, a fait observer Lucie Milebou-Mboussou, est également «loin de la loi fondamentale consacrant la parité entre les hommes et les femmes», voire «très loin de l’Objectif N°5 du Développement durable, dont le but est de parvenir à l’égalité des sexes et à l’autonomisation de toutes les femmes et les filles»  et même «très loin de la Décennie de la femme gabonaise» décrétée en 2015 par le président de la République, mais  dont «le mécanisme institutionnel a été supprimé» à la faveur du dernier remaniement du gouvernent, a regretté la présidente du Sénat, qui a dit compter sur la «magnanimité» du Premier ministre, «pour que les femmes soient plus présentes et visibles au niveau de l’échelle des décisions».

 
 

2 Commentaires

  1. Isabelle dit :

    Pauvre femme. Laissez le premier ministre tranquille. Lui-même est sous les ordres d’un petit marseillais. Pitié !

  2. Nemo dit :

    En toute conscience, le pouvoir actuel au Gabon, a raison de ne pas déclarer la vacance du pouvoir et, d’appliquer la constitution. Le Président du Senat n’est pas la personne indiquée. Ses préocupations ne sont pas celles des gabonais.

Poster un commentaire


 

 
 

RECEVEZ LE BULLETIN D’INFOS MATINALES DE GABONREVIEW