Au lendemain du remaniement du gouvernement, les services de communication du Premier ministre ont produit une tribune, le 11 juin, dans laquelle ils fixent le cap de la nouvelle équipe. En substance, ce gouvernement, présenté comme «l’équipe la plus à même» de «conduire le cheminement du pays vers la modernité», se doit d’intensifier les réformes amorcées en 2018 pour le bien-être de la population.

Autour du Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale, «l’équipe la plus à même» de «conduire le cheminement du pays vers la modernité» se doit d’intensifier les réformes amorcées en 2018 pour le bien-être de la population. © Gabonreview

 

Visiblement, le gouvernement Nkoghe Bekale II n’aura pas de période de grâce. Une tribune publiée sur Facebook par les services du chef du gouvernement met en exergue, en effet, ce que devra faire cette nouvelle équipe gouvernementale. Alors que son effectif a été réduit, passant de 36 à 29 membres, un objectif lui est fixé : l’efficacité pour la satisfaction des préoccupations des Gabonais, à travers des solutions idoines. En d’autres termes, il est question pour ce gouvernement réaménagé de mener, à terme, toutes les réformes annoncées et dont la mise en œuvre a été entamée en 2018.

Il est prôné pour cette nouvelle équipe «des individualités au service du collectif». Ceci d’autant plus que le nouveau gouvernement a été présenté comme étant «l’incarnation de l’équipe la plus à même, selon le chef de l’État, de conduire le cheminement du pays vers la modernité pour la période qu’il jugera appropriée».

La tribune sus-citée souligne donc que la feuille de route prescrite devra conduire ce groupe à l’intensification de ces réformes centrées sur l’État, les finances publiques, l’éducation afin de favoriser une meilleure insertion professionnelle. La diversification de l’économie n’est pas en reste dans la mesure où les modèles économiques mis en œuvre devront favoriser la création d’emplois. Enfin, entre autres besoins nécessaires et urgents pour la population à satisfaire, il y a ceux liés à l’eau et à la santé.

Pour une réalisation de ces objectifs dans l’harmonie, on souhaite une cohésion et une solidarité à toute épreuve au sein de ce groupe. «Les populations sont en droit d’attendre de ce gouvernement, plus de solidarité et de cohésion, une obligation de résultat, et le culte de l’intérêt général», assure-t-on dans la note, non sans souligner que le Premier ministre, Julien Nkoghe Bekale rappelait, lors d’un précédent séminaire gouvernemental, que les ministres sont «des responsables publics qui seront désormais tenus par l’exigence de rendre compte, tout en demeurant des femmes et des hommes essentiellement au service de leurs concitoyens».

Toutefois, malgré ces bonnes intentions, l’on se demande, au regard de la fréquence de réaménagement du gouvernement, si la volonté affichée de mener à bon port les réformes peut aboutir. «On a l’impression d’avoir droit à un éternel recommencement tous les six mois. Ce qui fait croire qu’on a toujours et encore des erreurs de casting», a fustigé un observateur.

 
 

3 Commentaires

  1. Yvon dit :

    “Intensifier les réformes amorcées en 2018”. En français facile, il faut lire: Intensifier la gabegie amorcée en 2018. C’est cela le travail de ces gouvernements qui se sont succédés depuis 1967 (début de l’ère du clan Bongo et de sa “sainte” maîtresse la France).

  2. Ernest dit :

    Je ne sais pas si mon pauvre commentaire pourra être lu par les gabonais. Je viens juste de découvrir cette revue du NET appelé “gabonreview.com”. Un seul conseil à mes frères et soeurs gabonais: n’attendons RIEN de ce gouvernement, n’attendons rien des Bongo, n’attendons rien de la France qui s’amuse avec notre pays depuis 1960 et même bien avant cette date d’indépendance.

    Si on ne descend pas dans la rue pour réclamer notre totale liberté, nous ne l’obtiendrons jamais. Les burkinabés sont sortis de leurs maisons pour chasser leur dictateur Blaise Compaoré. Et ils ont réussis. Certes, il y aura des morts, puisque l’armée refuse d’être du côté du peuple. Mais au moins on aura libéré le pays. Et il nous faudra revoir aussi les accords de partenariat avec la maudite France qui a ruinée notre pays et quasiment tout un continent en deux siècles d’histoire.

    Vous savez ce que je pense de leur “de gaulle” (oui, en minuscule, il n’est que de la M pour moi. Et la M ça sent très mauvais)? Il doit croupir en ENFER pour tout le mal qu’il a fait en Afrique.

    Peut-être qu’en nous battant pour la libération totale du Gabon et de l’Afrique, l’Afrique rentrera maintenant dans l’histoire. Puisque pour un certain IMBÉCILE nommé Nicolas Sarkozy, elle n’y est pas encore entrée. Pitié pour ces politiques français.

  3. Ossouka dit :

    N’attendons rien de ce gouvernement. Le Gabon doit être libéré. C’est ce qu’il faut retenir.

    Nous n’avons eu qu’un seul président gabonais depuis 1960. C’est Léon Mba. Omar Bongo et Ali Bongo sont tous deux des étrangers imposés par la France. Maintenant, nous devons avaler les pilules Laccruche Fargeon, Lee White, et la pilule libanaise qui trône dans une mairie.

    Donc, si vous ouvrez bien vos yeux, mes frères et soeurs gabonais, vous devrez vous rendre compte que c’est bien les étrangers qui sont aux commandes de notre pays. Il est venu le temps de récupérer notre bien commun. Au travail…

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