Attendue depuis plusieurs années, alors que l’existante a explosé sa capacité d’accueil, la future prison centrale de Nkoltang ne verra le jour qu’à travers la signature de partenariats public-privé. L’État ne serait plus en mesure de financer seul ce projet.

Un des murs de la prison centrale de Libreville renforcé. © Gabonactu.com

 

La future prison centrale de Libreville, censée être bâtie à Nkoltang, à 25,6 km à l’est de la capitale verra bien le jour, a assuré récemment Edgard Anicet Mboumbou Miyakou. Si le ministre de l’Intérieur, de la Justice et Garde des Sceaux n’a fourni aucune précision sur la date de la construction cet édifice, c’est que l’État gabonais n’est plus disposé à financer seul ce chantier. Le gouvernement préconise désormais l’appui des entreprises exerçant dans le privé.

«Nous sommes en train de réfléchir sur un système de partenariat public-privé parce que, aujourd’hui, les moyens du pays ne nous permettent pas d’engager sur fonds propres la construction d’une nouvelle prison. Elle coûte extrêmement cher», n’a pas caché le ministre d’État, qui espère tout de même que le mécanisme de financement auquel il aspire pourrait bientôt être adopté et mis en place. Pour le gouvernement, il s’agit en effet de construire une nouvelle prison aux normes internationales, capable d’accueillir jusqu’à 2000 détenus.

En attendant la construction de la future prison de Nkoltang, celle du Gros-Bouquet à Libreville a bénéficié récemment de travaux, notamment pour le renforcement de sa sécurité. À «Sans-Famille» où un nouveau mur surmonté des barbelés a été construit, les communications téléphoniques ont été brouillées pour répondre à la possession de téléphones par les détenus, tout comme un nouveau système de vidéosurveillance a été mis en place.

Construite pour 300 personnes, il y a plusieurs décennies, la prison centrale de Libreville, qui compte aujourd’hui près de 2000 détenus, attendra encore pour l’amélioration des conditions de travail pour les gardes pénitentiaires et celle des conditions de détention pour les prisonniers.

 
 

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