La question du financement des projets et des entreprises du secteur numérique au Gabon est au centre d’une étude lancée plusieurs mois plus tôt par le projet eGabon. Sa validation devrait intervenir ce 1er février à la faveur d’un atelier organisé à Libreville par le ministère en charge de l’Economie numérique.

Guy Maixent Mamiaka (3e en partant de la droite) a ouvert les travaux de l’atelier, en appelant au concret. © Gabonreview

 

Moments de l’atelier, avec Géraldine Mermoux (Finactu), les opérateurs de téléphonie mobiles et les experts. © Gabonreview

Au Gabon, en dépit de l’intérêt accordé par les autorités au secteur numérique, Guy Maixent Mamiaka le reconnaît, «plusieurs acteurs potentiels de l’écosystème ne bénéficient pas du soutien adéquat», pour leur permettre de devenir «des champions régionaux voire continentaux» dans le domaine. Pour le ministre de l’Economie numérique, «des idées foisonnent mais nombreux sont ceux qui hésitent à se lancer car ne sachant pas comment faire, ni par quel mécanisme obtenir les financements nécessaires».

Pour tenter de répondre à cette préoccupation, en collaboration avec la Banque mondiale, le ministère en charge de l’Economie numérique a ouvert, ce jeudi 31 janvier à Libreville, un atelier de restitution de l’étude sur «l’analyse des mécanismes de financement de projets et des entreprises dans le domaine du numérique au Gabon». Une étude lancée plusieurs mois plus tôt par le projet eGabon et réalisée en collaboration avec le groupement de cabinet de conseil Amarante et Finactu.

Réunissant experts et partenaires du Gabon, «l’objectif de cet atelier est d’identifier les mécanismes de financement des entreprises dans le numérique, de restituer les benchmarks des pays qui se démarquent par le développement de l’économie numérique, et enfin de recommander des nouveaux mécanismes ainsi que les modalités pratiques pour leur mise en œuvre», indique le Projet eGabon dirigé par Jude Missengue Miviessini.

Les travaux sont prévus s’achever, vendredi 1er février, avec la proposition d’un rapport de synthèse contenant les différentes opportunités permettant aux porteurs de projets de trouver des financements, et aux entreprises du numérique d’expérimenter de nouveaux mécanismes d’accompagnement.

Néanmoins, ouvrant les travaux, Guy Maixent Mamiaka n’a pas caché son «pessimisme» devant la multiplication des ateliers et autres séminaires. «Ce n’est pas parce que nous parlons du virtuel que tout ce que nous faisons doit être virtuel», s’est-il emporté, appelant à plus de pragmatisme et de concret pour une véritable émergence de l’écosystème numérique au Gabon.

 
 

2 Commentaires

  1. Myé dit :

    C’est bien ,cette fois-ci on vas y croire!

  2. Will dit :

    Veuillez nous informer sur les résultats de ces ateliers

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