L’Ordre national des experts-comptables du Gabon (Onec) a récemment tenu sa première assemblée générale. Si l’idée était d’arrimer ce jeune ordre aux standards internationaux, à l’issue des travaux, l’objectif a été atteint. Différents textes ont été adoptés par un quorum largement atteint.

Les membres de l’Onec votant les différents textes, le 24 juillet. © Gabonreview

 

Avec 64 personnes physiques et morales inscrites, l’Ordre national des experts-comptables du Gabon (Onec) a tenu, le 24 juillet 2019, sa première assemblée générale (AG) avec, en toile de fond, l’adoption du Code de déontologie, du règlement intérieur et du projet de budget d’investissement et de fonctionnement. Après des débats parfois houleux, les différents textes ont été adoptés par les 55 votants présents.

Lors des travaux de ce jeune ordre, les discussions se sont un peu cristallisées sur le Code de déontologie. Notamment sur l’opportunité d’établir une différence entre les experts-comptables diplômés et agréés de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) et les experts comptables non diplômés, mais également agréés Cemac. Après, d’âpres débats, a fait savoir Anaclet Ngoua, vice-président de l’Onec, «la conclusion a été qu’il n’y avait pas de différenciation à faire». Une fois que le professionnel est agréé par le Conseil des ministres de la Cemac, il n’y a plus de distinction à faire entre diplômés et non-diplômés. «Donc, à partir de cet agrément on pouvait être inscrit au tableau de bord», a-t-il indiqué.

Les discussions ont également achoppé sur le vote du budget concernant le barème des cotisations que certains ont estimé trop élevé et d’autres pas du tout. «Mais, la conclusion a été que le budget tel qu’il a été présenté a finalement été voté», a signifié Anaclet Ngoua. Selon lui, il appartient au Conseil supérieur de l’Onec de mener à bien les missions qui lui ont été confiées dans le cadre de ce budget. «Plus tard, on reviendra peut-être sur la question du barème. Les différences ont été aplanies et tout le monde a accepté le barème proposé», a-t-il commenté. Ce budget s’équilibre en recettes et en dépenses à 167 millions de francs CFA.

Si la rencontre présidée par Franck Sima Mba avait pour objectif d’adopter les textes fondamentaux de l’Onec pour qu’il soit conforme aux standards internationaux, à l’issue de l’AG, Anaclet Ngoua s’est réjoui de l’atteinte de cet objectif. «Sans langue de bois, les textes que nous avons adoptés, s’agissant notamment du Code de déontologie et du règlement intérieur sont des textes d’émanation internationale», a-t-il déclaré. L’Onec a opté pour l’adoption du Code de déontologie ayant cours au niveau international, et pas pour une adaptation qui, semble-t-il, l’aurait «mis en marge de ce qui se fait au niveau international». Le présidium de l’Onec a été élu il y a un peu plus de trois mois, et sur la base du mandat confié à son Conseil supérieur, des actions d’envergure ont déjà été menées. Entre autres, la prise de contact avec d’autres ordres d’experts-comptables tels que celui de la France, la Compagnie des commissaires aux comptes en France, la Fédération des experts comptables francophones (Fidef).

Le Code de déontologie et le Règlement intérieur seront transmis au ministre de l’Économie et des Finances par le commissaire du gouvernement auprès de l’Onec après avis du Conseil national de sécurité (CNAC).

Pour rappel, l’Onec existe depuis une première élection il y a trois mois. «C’est un jeune ordre. C’est vrai qu’on s’est battu il y a plus de 20 ans pour en arriver là et que le chemin a été tortueux. Mais ce qu’il faut retenir, c’est qu’au bout de ce long processus, on arrive à un achèvement qui est louable», a déclaré Anaclet Ngoua. Cet achèvement, a-t-il expliqué, est de doter le Gabon d’un ordre d’experts-comptables qui réponde aux standards internationaux en matière d’organisation d’ordre professionnel.

 
 

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