En retard dans le paiement de sa contribution à l’Assemblée générale des Nations unies, l’un des six organes de l’Organisation des Nations unies (ONU), le Gabon s’est vu refuser le droit de vote jusqu’à la fin de la 73e session.

Jusqu’à la fin de la 73e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le Gabon ne votera pas (image d’archives). © DCP-Gabon

 

Le Gabon est privé de droit de vote à l’Assemblée générale des Nations unies, jusqu’à la fin de sa 73e session. Selon l’institution, le pays est en retard dans le paiement de sa contribution au sens de l’article 19 de la Charte des Nations unies. Celui-ci dispose qu’«un membre des Nations unies en retard dans le paiement de sa contribution aux dépenses de l’Organisation ne peut participer au vote à l’Assemblée générale si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées».

Si les Nations unies indiquent que l’Assemblée générale peut néanmoins autoriser le pays en retard de paiement à participer au vote, si l’organisation constate que le manquement est dû à des circonstances indépendantes de sa volonté, il semblerait que le retard de paiement du Gabon ne s’inscrit pas dans cette optique. Au 20 février 2019, selon les Nations unies, six États membres sont en retard dans le paiement de leurs contributions : les Comores, Sao Tomé-et-Principe, la Somalie, le Gabon, la Libye et les Palaos (un pays de l’Océanie).

Sur les six retardataires, l’Assemblée générale a décidé par sa résolution 73/4 du 12 octobre 2018 que les trois premiers seraient autorisés à participer au vote à l’Assemblée générale jusqu’à la fin de la 73e session, tandis que les trois derniers sont privés de droit de vote jusqu’à la fin de la 73e session. Le montant minimal que le Gabon doit verser pour ramener ses arriérés en deçà du montant brut de sa quote-part pour les deux années complètes écoulées (2017et 2018) est de 592.049 dollars, soit près de 354.409.000 francs CFA.

 
 

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