Pour sa première en terre gabonais, le nouveau sélectionneur de l’équipe nationale de football, Patrice Neveu, a échangé ce 31 mai avec le ministre d’Etats aux Sports, Alain-Claude Bilie-by-Nze. En compagnie du président de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot), Pierre Alain Mounguengui, il a répondu à quelques questions de la presse, notamment en ce qui concerne ses challenges à la tête de cette formation.

Le nouveau sélectionneur national, Patrice Neveu, s’entretenant avec la presse, le 31 mai 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

Question : Vous êtes arrivés au Gabon, il y a quelques heures. Comment s’est passé votre entretien avec le ministre d’Etat aux Sports et les responsables de la Fédération ?

Patrice Neveu : Bonne accueil ! je suis arrivé hier soir et ce matin j’ai eu un premier entretien, un long entretien, avec le président de la Fédération, Monsieur Mounguengui. Là, je viens de rencontrer Monsieur le ministre qui a rappelé et bien défini les points importants de ma mission ; à savoir la qualification du Gabon pour la Can 2021, mais aussi de recréer, au niveau local, un esprit de compétition, faisant en sorte que le championnat s’harmonise comme cela doit se faire normalement. C’est un rendez-vous, on l’espère, de septembre, qui se termine en mai afin que je puisse aussi, au niveau des locaux, construire une équipe nationale compétitive.

Entretien entre le ministre d’Etats aux Sports et le nouveau sélectionneur national, le 31 mai 2019, à Libreville. © Gabonreview

Concernant les conditions du contrat, peut-on dire qu’elles vous siéent ?

Oui, il n’y a pas d’ambiguïté. Jusque-là tout avait été discuté avant ma venue. Il ne reste plus qu’à formaliser les choses.

Avez-vous un point de vue sur le football gabonais ?

Le football gabonais, je le suis depuis de nombreuses années. Dernièrement, j’ai bien suivi la phase des éliminatoires de la Can (Coupe d’Afrique des Nations). Très honnêtement, je vois une équipe qui a des éléments très compétitifs. Après, je ne suis pas là pour juger ce qui a été fait par mes prédécesseurs. Bien au contraire, je suis là pour mettre en place toutes mes convictions. J’ai mon idée de par quel biais commencer pour arriver à créer une équipe solide et surtout qui parle le même langage en dehors du terrain et sur le terrain.

La concurrence, bien évidemment, sera rude et on le sait aujourd’hui, la communication, l’échange avec les joueurs est important. Tout ça ne peut se faire, pour avoir un rendement positif et avoir de bons résultats, que s’il y a une rigueur. Et une parole commune qui transite entre le staff et les joueurs et les autorités. A partir de là, il n’y a pas de raison qu’on n’y arrive pas. L’évident, c’est que dès le début de ma mission, je prendrais des décisions qui vont toujours dans le sens de l’intérêt du football gabonais, même si c’est quelque fois difficile à pouvoir gérer. C’est une logique des grandes nations qui, logiquement, veulent être en haut de l’affiche. Il y a une rigueur à mettre en place.

Pour le staff technique, y a-t-il un maillon à renforcer ? Si oui lequel ?

Comme on a échangé ce matin avec le président, au niveau médical il y a des professionnels qui viendront m’accompagner à chaque rassemblement. Des entraineurs également, un préparateur physique. J’ai une équipe avec laquelle j’ai l’habitude de travailler. Aussi, à chaque rassemblement, un entraineur de gardiens viendra m’assister. C’est une équipe très compétente et qui travaille déjà les données d’aujourd’hui. J’aurai aussi un adjoint local. Avec la Fédération et le directeur technique national, on choisira l’homme qui sera idéal pour être à mes côtés pour mener à bien ma mission. Parce que c’est vrai, comme je disais tout à l’heure, j’ai mes convictions, mais chaque pays a ses réalités et avoir des Gabonais auprès de moi, c’est important et un gage de réussite.

Sur un plan pratique, allez-vous résider à Libreville ?

J’habiterai en permanence au Gabon. Hormis pour mes missions de supervision à l’étranger des joueurs gabonais. Dans un premier temps, je vais m’efforcer de rencontrer un maximum. J’ai le soutien de la fédération qui me donne la possibilité de les rencontrer, après on sait qu’en cours de compétition, la concurrence est là. Il sera donc important que je revoie, de visu, quelques joueurs afin de pouvoir aligner la meilleure équipe compétitive possible.

Peut-on comptez sur vous pour la qualification du Gabon à la prochaine Can ?

Vous savez, comptez sur moi, oui. Sur mon investissement à 100% pour le Gabon, oui. Mais comme j’ai dit, c’est un objectif essentiel cette qualification pour la Can 2021. Maintenant c’est à force de travail qu’on pourra réussir. Je suis là pour donner une impulsion. Il n’a pas de problème pour que je réussisse. Après les promesses, c’est le rendement sur le terrain et c’est de par nos résultats qu’on doit aussi rassembler les Gabonais autour des Panthères.

 
 

4 Commentaires

  1. Julien dit :

    Les autres entraîneurs ne sont pas arrivés à mettre cette rigueur (même le pauvre Cousin), ce n’est pas toi qui arrivera. Rien ne peut sortir de bon en équipe nationale gabonaise.

  2. Lavue dit :

    M. NEVEU est arrivé. Et tous les incompétents du ministère et de la fédération pensent que par enchantement il va apporter ce que d’autres n’ont pas pu. Faut pas tromper l’opinion, vous vous leurrer vous-même. le problème réside dans le mode de fonctionnement du ministère et la Fédération. N’allez pas me dire que GIRESSE, RHOR,DUARTE CAMACHO. Tous des Blancs pur sang étaient incompétents et maintenant on a trouvé l’oiseau rare. La fuite en avant n’apporte rien. Il est inutile de s’entêter à changer les sélectionneurs après les échecs à répétition. C’est trop simple, la faute c’est toujours l’autre. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, je crains qu’avec les responsables actuels on ne vive une désillusion de plus. Les responsables actuels du foot gabonais ont brillamment échoué, il faut songer à donner une chance à d’autres personnes qui aiment notre équipe et qui ne manquent pas d’idées et de talents. Comment se qualifier pour une CAN peut-il être un objectif ambitieux? Est-ce sérieux. Se qualifier et l’objectif minimal qui doit être assigné à NEVEU, les 1/2 finale l’objectif absolu pour lequel NEVEU a été retenu. C’est ce que doivent lui signifier BILIE-BY-NZE et la fédération. L’ont-il fait? j’en suis pas sûr. Les Émergents se croient malheureusement trop intelligents, c’est la marque des cancres.
    Bonne chance à M. NEVEU

  3. pataquess dit :

    Je propose un nouveau NOM au 11 NATIONAL : KEVAZINGO NATIONAL. Qu’en pensez-vous ?

  4. Paul Mba dit :

    Le complexe d’infériorité doit cesser SVP. Cesser de croire qu’on ne peut pas se passer de la race blanche. Pourquoi ne pas prendre un entraîneur d’un pays africain si vous n’en trouvez pas au Gabon ? J’ai de plus en plus honte de cette image: voir notre équipe de foot gérer par un blanc.

    Daniel Cousin n’est pas responsable de la débâcle du 11 national SVP. Il avait pris le train en marche. Il avait constaté la difficulté de travailler, puisque les politiques se mêlaient de ce qui ne les regardent pas. Vous avez eu tort de l’évincer. Votre Neveu n’y changera rien. Et pour l’état c’est encore des millions perdus.

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