Excédés par la multiplication des taxes municipales, dont une nouvelle apparue en octobre dernier ne trouve pas de véritables explications, les commerçants de Libreville menacent de rentrer en grève au terme de leur préavis censé courir jusqu’à ce mardi 5 novembre à minuit.

Jonas Mounienguet Mbembo, secrétaire général de l’UNSAC, le 4 novembre 2019, à Libreville. © Gabonreview

 

La fermeture pendant quelques heures pour certains et trois jours pour d’autres, intervenue en octobre dernier, n’aurait été en réalité qu’un «simple avertissement», informent les commerçants de Libreville. Ils pourraient «passer à la vitesse supérieure» pour exprimer leur agacement et leur refus de se plier aux contrôles intempestifs des agents municipaux, ainsi qu’à la nouvelle taxe municipale apparue il y a peu. Une taxe que ni Léandre Zué, maire de Libreville, ni ses collaborateurs ne parviennent à justifier clairement sans recourir à la violence et aux intimidations.

Or, c’est bien cette nouvelle taxe allant de 400 à 600 000 francs payable dans l’immédiat qui pourrait conduire à une nouvelle fermeture des commerces et échoppes de la capitale au terme du préavis de grève déposé le mois dernier par le collectif des commerçants. Un préavis censé courir jusqu’à ce mardi 5 novembre à minuit, précise Jonas Mounienguet Mbembo, secrétaire général de l’Union syndicale des acteurs du commerce (UNSAC).

Depuis septembre, les commerçants de la capitale gabonaise sont en litige avec l’Hôtel de Ville. L’affaire qui a été portée en justice est loin de connaître un jugement. Les autorités municipales qui assurent ne faire que leur travail, tout en niant les rançonnements et les intimidations de certains agents, ne semblent pas prêtes à négocier avec leurs «partenaires». Ces dernières semaines, les commerçants ont interpellé le Premier ministre sur la question. Ils attendent de lui qu’un dialogue soit organisé entre eux et les autorités municipales. Julien Nkoghe Bekale n’a pas encore répondu à leur sollicitation. À Libreville, craignant plusieurs jours de fermeture, certains ont commencé à faire des réserves de provisions.

 
 

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