Intervenant dans le panel “Patrimoine culturel, industries créatives et climat” lors de la 5e réunion des ministres ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), le ministre gabonais de la Culture a mis en relief la politique du Gabon en matière de préservation du patrimoine culturel naturel.

Franck Nguema (à droite) a représenté le Gabon à Niamey. © D.R.

 

Franck Nguema pendant les travaux à Niamey. © D.R.

La capitale nigérienne a abrité la 5e réunion des ministres ACP de la Culture (Afrique, Caraïbes, Pacifique), les 19 et 20 octobre, autour du thème : “Renforcer et diversifier les partenariats pour les cultures ACP“. La rencontre s’est tenue dans un contexte marqué par les négociations engagées entre le groupe ACP et l’Union européenne (UE) pour la conclusion d’un nouvel accord de partenariat.

Le ministre gabonais de la Culture a plaidé pour l’encouragement de tous les pays ACP à coopérer dans la lutte contre le trafic illicite de biens culturels par le biais de la Convention Unesco de 1970. Franck Nguema a également appelé à l’adoption par les États ACP, à l’instar de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), d’une déclaration politique commune sur la question du retour des biens culturels ACP à leur pays d’origine, et le renforcement des négociations en termes de reconnaissance d’origine et de coopération culturelle. «Ces points ont été approuvés et ont reçu le soutien des pays et organisations suivants: l’Angola, les Caricom (organisation supranationale regroupant les États anglophones caribéens, le Suriname néerlandophone et Haïti) et la CEDEAO», indique un communiqué du ministère de la Culture.

Intervenant lors du panel interactif II “Patrimoine culturel, industries créatives et climat”, Franck Nguema a vanté la politique du Gabon en matière de valorisation du patrimoine culturel naturel. «Actuellement, nous sommes en train de créer une banque de données pour la sauvegarde de notre patrimoine culturel immatériel en vue de préserver notre savoir et savoir-faire au bénéfice de l’humanité́ et des générations futures», a-t-il déclaré.

Dans ce cadre, il a indiqué que le Gabon qui avait déjà consacré11% de son territoire terrestre à la création de 13 parcs nationaux, a également entrepris de créer 9 parcs et 11 aires maritimes protégées représentant environ 26% de sa Zone économique exclusive maritime.

«Il s’agit là de plus de 50.000 km2 des aires maritimes gabonaises converties en zones protégées, conformément aux recommandations de la Convention sur la diversité́ biologique (CDB)», a souligné Franck Nguema qui y voit «une contribution importante du Gabon pour l’humanité». Car, «le Gabon s’est engagé à réduire de 50% ses émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2023 lors de la Cop21 dans le cadre de l’Accord de Paris sur le climat, engagement qui sera actualisé lors de la prochaine Cop de Santiago au Chili» a-t-il indiqué, invitant ses pairs à réfléchir sur le moyen de relever le défi du développement des industries culturelles et créatives, dans le cadre d’une planète plus propre et d’une croissance verte partagée en vue de réduire la pauvreté.

 
 

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