La réunion politique du Parti démocratique gabonais (PDG) du 3 novembre dernier a été l’occasion pour le Secrétaire général de ce parti de féliciter les vainqueurs des élections législatives et locales des 6 et 27 octobre derniers. Il les a appelés également à avoir le triomphe modeste. Surprise : pas un mot sur l’état de santé du «Distingué Camarade». Or, certains camarades qui avaient visiblement besoin d’être «éclairés» sur le sujet se sont demandés pourquoi le secrétariat exécutif voulait en faire un «non-événement».

Eric Dodo Bounguendza, entouré du Premier ministre (à d.) et du directeur de cabinet du président du parti (à g.). © Facebook/Justin Ntoutoume Ondong

 

Un beau discours, avec une annonce du programme des prochaines semaines. Une ambiance mesurée, mais tout de même marquée par la convivialité et une bonne camaraderie. En présence notamment du Premier ministre, du directeur de cabinet du président du parti, des membres du secrétariat exécutif et de ceux du Comité permanent du Bureau politique, ainsi que 400, peut-être 500 ou 600 autres hiérarques et nouveaux députés et conseillers municipaux et départementaux élus récemment, la «réunion politique» du PDG, tenue le 3 novembre dernier, était appelée à être un grand moment de la vie du PDG, et… elle l’a été. 

© Facebook

Unique intervenant de ce premier rendez-vous avec les élus du PDG depuis l’annonce des résultats des élections législatives et locales des 6 et 27 octobre derniers, Eric Dodo Bounguendza, le chef du secrétariat exécutif du parti, a tout d’abord tenu à féliciter les nouveaux porte-flambeaux du PDG au Palais Léon-Mba et dans les conseils municipaux et départementaux, ainsi que l’ensemble des militants, pour le travail abattu pendant la campagne électorale. Puis, se réjouissant au passage de la méthode de travail – mélange de travail consultatif et participatif –  lancée depuis «15 mois» (il est à la tête du PDG depuis août 2017), Eric Dodo Bounguendza a axé son propos sur sept points. Notamment, la reprise immédiate de l’activité du parti avec l’organisation, dès le 10 novembre prochain, des «week-ends politiques du PDG» à travers tout le pays, et, dès le 17 novembre, des séminaires des fédérations. 

Concernant particulièrement les «week-end politiques» de samedi prochain, le secrétaire général du PDG a voulu appeler les uns et les autres à repartir dans leurs circonscriptions respectives pour aller «remercier tous les électeurs»  et  à «maintenir ainsi les liens qui se sont tissés pendant la campagne». Il a par la suite estimé que «malgré l’écrasante victoire du parti à ces élections couplées», il est important de faire montre «de modestie et d’humilité» sur le terrain. Eric Dodo Bounguendza a surtout voulu maintenir le parti en éveil, affirmant qu’après les élections, il y a du travail, beaucoup de travail, du «travail à foison» dans chaque circonscription. Le propos mesuré du secrétaire général du PDG et son appel à ne pas relâcher l’effort ont visiblement plu à une grande partie de l’assistance.    

Le seul hic que de nombreux militants ont relevé était l’absence d’information sur l’état de santé d’Ali Bongo, le président du parti. Pour un militant, «c’est comme si le secrétariat exécutif avait décidé d’en faire un “non-événement”». «On ne peut comprendre en effet, ajoute un autre, que dix jours après le malaise que le chef a eu à Riyad, le secrétariat exécutif n’en dise rien». «Nous sommes nombreux à être venus ici pour en savoir un peu plus, pour connaître la vérité, car sur les réseaux sociaux, on annonce tout et son contraire», a regretté en off un nouveau député. 

Samedi prochain, peut-être les nouveaux élus auront reçu, du secrétariat exécutif, des éléments de langage à donner aux militants «très demandeurs des informations sur la santé du Distingué Camarade». C’est en tout cas ce que souhaitent la plupart d’entre eux. 

Les dernières élections législatives ont donné 100 députés au PDG, dont 98 sous ses propres couleurs et 2 sous les tickets UDIS-PDG (à Mounana) et RV-PDG (à Bitam). Quant aux locales, le PDG a obtenu la majorité des élus dans trois circonscriptions sur quatre ! 

 

 
 

3 Commentaires

  1. Adolf Mosséssé dit :

    Pour ceux qui traitent Jean Ping de tous les noms d’oiseaux, déçus parce qu’il n’a rien dit sur l’état de santé d’ALI BONGO et proclamer la mort de ce dernier, que pensent ils de l’attitude des barons PDGISTES qui n’ont absolument rien dit et rassurer les militants sur le rétablissement de leur distingué camarade comme l’a fait un certain Patrick Opiangah ?

  2. Plutonium 241 dit :

    Ces gens-là sont incapables d’imaginer une vie où ils n’apparaîtraient pas régulièrement aux commandes et surtout près de notre argent. Des drogués ! Accros à leur misérable fausse popularité achetée ! Pathétique ! A la limite de la psychiatrie…

  3. Plutonium 241 dit :

    la preuve que le PD G et sa famille régnante sont des ineptes,ils sont même incapables de se définir de façon cohérente. Comment être humble dans une structure dont la base est la spoliation du Gabon et des Gabonais ??? (pourquoi votre appartenance va primer sur votre qualification ???c’est cela le fond. Plus que ces élucubrations …

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