Désigné par son parti comme candidat au poste de maire de Koulamoutou, le sénateur de la commune a décliné l’offre. C’est le deuxième sur la liste, Rigobert Nzengué Lola, qui a été élu par ses pairs Conseillers municipaux à l’hôtel de ville du chef-lieu de la Lolo-Bouenguidi. Un cas d’indiscipline passé sous silence.

© Gabonreview/Shutterstock

 

Le Secrétariat exécutif du Parti démocratique gabonais (PDG) vient, à travers sa Commission permanente de discipline, d’infliger des sanctions à moult militants. C’était le 7 février dernier. Une centaine de militants ont reçu, qui l’exclusion des rangs du parti, qui un blâme, qui encore un avertissement «avec inscription au dossier». Dans la province de l’Estuaire, les sanctions sont particulièrement frappantes, en ce qu’elles touchent jusqu’à une députée (exclusion), et à un 1er adjoint de maire (blâme) !

Main lourde pour des militants de Ntoum, magnanimité à Mékambo et à Koulamoutou : symbole du «deux poids – deux mesures»

Mais, sans que l’on comprenne pourquoi, la main lourde du PDG semble avoir eu de la magnanimité pour d’autres militants. C’est le cas pour une militante de la Zadié, ancienne membre du Secrétariat exécutif, aujourd’hui membre du gouvernement. Celle-ci n’a, pour les mêmes motifs que la députée de Ntoum, eu qu’un blâme ! Même cas pour un membre du Comité permanent du Bureau Politique originaire de la Lékabi-Léwolo qui ne reçoit qu’un blâme, alors même que sa position dans les organes du parti aurait dû lui valoir la sanction suprême après les dérapages dont il s’est rendu coupable. «Mais le PDG est ainsi : c’est toujours “le deux poids deux mesures” qui impose son rythme», pour reprendre les mots d’un militant du 2ème arrondissement de Ntoum.

Autre fait particulièrement curieux : l’absence de sanction contre un militant de Koulamoutou. Désigné pour porter les couleurs du PDG comme maire de la commune de Koulamoutou, Martin-Fidèle Magnaga, oncle du Secrétaire général du PDG, a refusé de quitter le Sénat où il occupe le poste de 5ème vice-président, et d’y faire place, selon des informations concordantes, à l’ex-ministre Jacques-Denis Tsanga, aujourd’hui Conseiller municipal. Un véritable cas d’indiscipline !

Martin-Fidèle Magnaga aurait dû écoper ne fut-ce qu’à titre symbolique

L’opinion s’attendait en fait à le voir figurer sur la liste des militants sanctionnés pour ce cas flagrant d’indiscipline. «Il y a des militants sanctionnables et des militants qui ne le sont pas», se contente de commenter, avec un haussement d’épaules, un membre du secrétariat exécutif désabusé. Avec ses décisions «à la tête du client», partiaux et parfois injustes, et avec sa gouvernance opaque, le PDG va-t-il finir par s’habituer à cet état de fait propice à un environnement chaotique ?

Pour beaucoup, pour son acte d’indiscipline, Martin-Fidèle Magnaga aurait dû recevoir au moins un avertissement. Mais le printemps intellectuel du PDG n’aura pas lieu…

 
 

1 Commentaire

  1. LENDOYE dit :

    Bonjour, pourquoi le retrait de Martin Fidèle MAGNAGA serait un cas d’indiscipline?Laissez aussi d’autres compatriotes s’essayer à la gestion de la chose est plutôt une chose à encourager, sachant en plus qu’il a un mandat de sénateur à achever

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