Bien qu’étant au pouvoir depuis un demi-siècle, le Parti démocratique gabonais (PDG) est taxé de formation politique sans idéologie. Un état de fait qu’a voulu démentir son secrétaire général à l’occasion de l’hommage à Omar Bongo, fondateur du PDG. Pour Éric Dodo Bouguendza, le PDG dispose d’une idéologie fondée sur le néolibéralisme, l’humanisme et le patriotisme.

Éric Dodo Bouguendza, secrétaire général du PDG. © Gabonactu

 

Le Parti démocratique gabonais (PDG) a su se maintenir au pouvoir depuis 1968 mais après 51 ans de gouvernance, l’opinion n’est jamais parvenue à clairement définir son référentiel idéologique. De parti sans idéologie à fan club du président de la République, ce parti a été qualifié de diverses manières tant ce qu’il s’en dégageait se résumait pour beaucoup en une phrase : «les hommes d’abord, les idées après». Conscient de cette perception, son secrétaire général a été amené à s’exprimer sur la question à l’occasion du memoriam sur la vie partisane d’Omar Bongo, fondateur du PDG. «Il est souvent dit à tort que le PDG ne dispose pas d’idéologie», a déclaré Éric Dodo Bouguendza pour qui «le PDG dispose bien d’une idéologie».

Selon lui, le PDGisme se définit par trois concepts : le néolibéralisme, l’humanisme et le patriotisme. «Omar Bongo a amené le Parti démocratique gabonais sur fond de néolibéralisme humaniste et patriotique», a dit Dodo Bouguendza.  Selon lui, lorsqu’Omar Bongo crée le PDG en 1968, le monde est «en pleine phase du libéralisme au niveau économique». Le concept régissant les économies de l’époque, Omar Bongo, à en croire son propos, ne pouvait que s’en inspirer, sinon s’y appuyer en l’adaptant aux réalités gabonaises. D’où la notion de néolibéralisme qui renvoie, selon Dodo Bouguendza, au «nouveau libéralisme». «Un libéralisme propre aux réalités du Gabon. C’est le premier concept qui constitue l’idéologie du PDG», a-t-il expliqué.

A en croire le secrétaire général du PDG, la protection des libertés individuelles était pour Omar Bongo une priorité sous-tendant l’existence du PDG. «Liberté et justice étaient deux valeurs pour lesquelles il était prêt à prendre des risques», a-t-il signifié avant d’indiquer que «dialogue, tolérance et paix sont trois vertus pour lesquelles il était prêt à prendre tous les risques». Définissant Omar Bongo comme un républicain et fédérateur, Dodo Bouguendza a indiqué que le deuxième concept sur lequel il a fondé son parti était l’humanisme. Si l’on admet que «le patriotisme est humanisme», le troisième concept dit-il, est donc celui-ci. Ce patriotisme, a-t-il fait savoir, a été calqué sur le concept de Léon Mba : “Gabon d’abord”. «Si nous n’avions pas d’idéologie, nous n’aurions pas tenu pendant 50 ans à exercer le pouvoir», a exprimé Dodo Bouguendza fier de l’idéologie triptyque de sa formation politique.

 
 

3 Commentaires

  1. Charly dit :

    Merci de préciser si Néolibéralisme, humanisme et patriotisme conduisent au sous développement structurel avec comme attribut principal une pauvreté visible ici et là et qui perdure …

  2. Dodo Bouguendza, pouvez-vous nous expliquer ce que vous entendez par «Un néolibéralisme propre aux réalités du Gabon? J’espère que ce n’est serait pas la même copie du modèle de néolibéralisme actuel qui ne cesse de détruire et d’abîmer les populations gabonaises depuis la nuit de temps. Où, votre parti(PDG), que vous appelez pompeusement parti de masse a cautionné en plus de votre mal gouvernance l’arrivée des multinationales au Gabon non pas pour créer les conditions idéales d’emplois et de bien être pour les gabonais.

    Mais plutôt poursuivre le travail de sape dans le but délibérer de bien siphonner encore l’économie du pays bien trop longtemps au plus mal. Lesquelles multinationales se sont substituées à l’état pour avoir le contrôle de tous les pans économiques et dicter la loi du marché à leur bon vouloir sans que l’état ne trouve à redire, en dehors des vos rétrocommissions que vous touchez clandestinement au prix du silence que vous impose la rigueur du secret conclu.

    MR Bouguendza, les gabonais ne sont pas vos sujets encore moins des abrutis où, à chaque fois quand vous voulez vous faire remarquer, vous venez claironner dans un discours creux et vide sens et c’est votre cas malheureusement. Les gabonais ont assez soufferts comme ça, ils ont besoin d’une nouvelle classe politique lavée de tout soupçon de gabegies et de détournements de fonds publics et non des personnes au rebu comme le sont les ripoux du PDG.
    Rideau!

  3. 짐 - 루크 dit :

    -Que peut produire un parti qui n’a jamais été capable de faire le ménage dans ses rangs? , les pieds nickelés de MOGABO et tous les autres sans oublier les guignols de l’AJEV ….. une bien curieuse idée de notre si beau pays. Les partis de ce type heureusement sont mortels, De profundis. De même qu’on ne fait pas du vieux avec du neuf, on ne fera jamais de bonnes politiques encore moins avec une armée d’aigrefins. 1 point c’est tout !!!

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