Depuis septembre 2015, date de son arrivée à ce ministère nouvellement créé, l’ancien détenteur du portefeuille ministériel du Commerce, des PME, de l’Artisanat et du Développement des Services a entrepris de dynamiser le secteur Pêche et Elevage au Gabon. Parmi ses réussites : le Centre d’appui à la Pêche artisanale de Libreville (Capal), situé derrière le marché d’Oloumi, et la relance des autres Centres de pêche à travers le pays, ainsi que le lancement, le 5 août dernier, à Owendo, d’une campagne de sensibilisation, de formation et d’organisation des coopératives de pêcheurs artisanaux.

Le ministre de la Pêche visitant, avec l’ambassadeur du Japon au Gabon, les installations du Capal, le 26 juillet à Libreville. © Gabonreview

Le ministre de la Pêche visitant, avec l’ambassadeur du Japon au Gabon, les installations du Capal, le 26 juillet à Libreville. © Gabonreview

 

Gabriel Tchango a trouvé un secteur un peu compliqué, voire complexe. Né en effet de la séparation d’avec le secteur de l’Agriculture et du Développement rural, le ministère de la Pêche et de l’Elevage faisait face, dès le départ – et c’est normal – à des difficultés lorsqu’il s’est agi de l’installer progressivement dans le paysage administratif. Cette situation a nourri en lui une ambition certaine, celle de restructurer et de moderniser les anciennes structures de pêche et d’élevage qui dépendaient alors du grand ministère de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche et du Développement rural.

© Gabonreview

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Avec l’appui du chef de l’Etat et du Premier ministre, Gabriel Tchango a entrepris de «faire bouger les lignes». Comment y parvenir ? D’abord en se rendant auprès des acteurs du secteur par des visites régulières, en gardant un contact permanent avec eux, pour les écouter et prendre en compte leurs suggestions et pour leur porter le message d’encouragement des plus hautes autorités du pays. Ensuite, en relançant les activités des centres de pêche à travers tout le pays pour offrir du poisson en quantité aux populations, comme il l’a dit dans une interview accordée au quotidien L’Union. Puis en soutenant les acteurs du secteur, les coopératives de pêcheurs artisanaux et des mareyeuses, ainsi que le syndicat des armateurs de la pêche industrielle. Dans ce sens, il s’est entouré d’un «Conseiller Social», Louis-Philippe Clémenceau Owanga ; celui-ci, chargé à la fois des relations avec les Coopératives et les Groupements sociaux, abat un travail considérable auprès de ces acteurs. Gabriel Tchango s’est également entouré d’un Conseiller chargé de la Pêche et d’un Conseiller chargé de l’Elevage -deux hommes maîtrisant leurs dossiers.

Le 26 juillet dernier, Gabriel Tchango présidait la cérémonie de clôture de la première campagne de promotion du débarquement du poisson au Capal. Dorénavant, plus de 50% du poisson péché à Libreville et ses environs sera débarqué dans ce Centre – ce qui permet d’avoir la traçabilité d’une grande partie du poisson consommé à Libreville. Le Capal, comme d’autres centres de pêche du pays, tel que celui de Lambaréné, et en attendant ceux d’Ebel-Abanga, de Kango et de Mopia, près de Franceville, vont permettre d’approvisionner les marchés du pays en poisson. Déjà, le débarquement du poisson au Capal est passé en un mois de 10 tonnes à 60 tonnes…

Reste le combat contre la cherté du kilogramme du poisson, pour lequel travaillent les experts du ministère de la Pêche et ceux de certaines institutions, car la fixation du prix du poisson ne dépend pas, comme l’affirme le ministre d’Etat Gabriel Tchango, du seul ministère de la Pêche et de l’Elevage.

Estimant que la politique de diversification économique prônée par le chef de l’Etat est «un important marqueur» d’un «pays qui avance», Gabriel Tchango est déterminé à mener à terme les chantiers qu’il a ouverts depuis le 11 septembre 2015, date de sa nomination à la tête du ministère de la Pêche et de l’Elevage. Il se propose aussi d’organiser prochainement un Salon de l’Elevage pour rapprocher les consommateurs des acteurs du secteur et pour faire connaître les produits Elevage du terroir. Récemment, alors qu’un pays voisin connaissait la résurgence de la grippe aviaire et que de nombreuses volailles – plus de 15.000 en moins de quinze jours – Gabriel Tchango prit des mesures destinées à sauvegarder la santé des consommateurs au Gabon. Avec son sens politique, sa culture – il vient du secteur privé – et son attachement à l’idéal républicain, l’élu du 3ème arrondissement de Port-Gentil se définit comme «un soldat d’Ali Bongo» toujours prêt à l’action.

Le 5 août dernier, il est allé à la rencontre des responsables des 27 coopératives de pêcheurs artisanaux et des mareyeuses dans la zone dite du «Pont Nomba» à Owendo pour le lancement d’une campagne de sensibilisation, de formation et d’organisation des coopératives.

 

 
 

2 Commentaires

  1. Jean dit :

    Nous ne douterons jamais du dynamisme de cet homme.

  2. Meradie ndossi dit :

    l’élu du 3ème arrondissement de Port-Gentil se définit comme «un soldat d’Ali Bongo» toujours prêt à l’action.

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