Du 26 au 30 juin, un atelier sur la pensée créative (AtWork) a été organisé à Libreville autour du thème “Où est le sud ?”. Organisé par l’ONG Moleskine avec l’Institut français du Gabon et le musée national via l’ONG Mukasa, cet AtWork conduit par Simon Njami, et auquel ont pris part 25 jeunes, avait pour objectif de déconstruire les stéréotypes et les idées reçues.

Les officiels lors de la conférence de presse. © Mukasa

 

Moments d’échange, lors de l’AtWork. © Mukasa

«Où est le sud ?» La réponse à cette question peut paraître évidente, mais en réalité, elle invite à remettre en question les lieux communs et les idées reçues. C’est du moins ce qu’a expliqué au cours d’une conférence de presse, Simon Njami. Critique d’art déclaré 31e personne africaine la plus influente en 2018, il a, autour de cette interrogation, conduit du 26 au 30 juin, un atelier sur la pensée créative (AtWork). «At Work, est le format éducatif de la Fondation Moleskine. Une fondation italienne qui promeut la créativité et l’éducation de qualité», a déclaré Elena Korzhenevich, co-fondatrice et directrice de la communication de la Fondation Moleskine.

Cette fondation qui organise la 15e édition de l’AtWork, a décidé de faire une escale à Libreville grâce à l’ONG Mukasa, conduite par Bunny Claude Massassa qui a participé à l’AtWork de Kampala en Ouganda. «Elle [Ndlr. Bunny], a décidé de porter cet atelier au Gabon qui a été la deuxième étape d’un tour international qui a commencé à New-York», a signifié Elena Korzhenevich indiquant que Venise, Maputo et Londres sont les prochaines étapes du parcours. Se disant heureuse de ce que Libreville fasse partie de ce réseau international, elle a expliqué que l’objectif de la fondation, «est d’inspirer une nouvelle génération de penseurs». Notamment, des jeunes âgés de 18 à 30 ans. «On est convaincu que le futur est entre les mains des jeunes personnes capables de penser et inventer des solutions originales», a-t-elle dit.

C’est donc à juste titre que 25 jeunes, après un appel à candidature, ont été sélectionnés pour participer à cet AtWork. De disciplines diverses, ils ont été retenus grâce à leur capacité à donner une réponse à la question que pose le thème et pour déverrouiller leur potentiel créatif, des carnets leur ont été distribués afin d’exprimer leur liberté. «Ce sont les réponses les plus bizarres qui indiquent une ouverture d’esprit», a estimé Simon Ndjami. «Selon nous, c’est très important de poser des questions sur des stéréotypes et tout ce que la société impose en nous. On pense que ces questionnements pourront produire des changements dans la société», a commenté Elena Korzhenevich.

«L’AtWork pour moi, permet aux jeunes gabonais d’avoir une pensée critique», a estimé Bunny Claude Massassa pour qui, la jeunesse gabonaise n’a pas les outils nécessaires lui permet de relever certains défis dans un contexte où les exigences sont de plus en plus nombreuses. En accueillant l’AtWork tour à Libreville, a-t-elle fait savoir, l’idée est de faire du Gabon un participant récurrent aux prochaines éditions. Cela, assure-t-elle, permettra aussi d’évaluer et de révéler le potentiel artistique et créatif du Gabon en vue entre autres, de ses futures participations aux biennales d’art contemporain à travers le monde.

Le vernissage des carnets créés par les 25 participants aura lieu ce 1er juillet au musée national du Gabon.

 
 

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