Lancé il y a neuf ans et à une année de la clôture de son deuxième quinquennat et avant dernier, le Programme économique régional 2010/2025 de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique central (Cemac), éprouve des difficultés à convaincre les bailleurs de fonds.

Le siège de la Cemac à Bangui. © africtelegraph.com

 

La vision de l’avenir de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale à l’horizon 2025 consistant à «faire de la Cemac un espace économique intégré émergent, où règnent la sécurité, la solidarité et la bonne gouvernance, au service du développement humain», à travers la réalisation du Programme économique régional (PER) 2010/2025, semble relativisé par le retard d’exécution enregistré dans sa mise en œuvre.

Initié il y a neuf ans autour de 5 axes, 12 objectifs stratégiques, 27 programmes et 107 projets, le PER affiche un taux d’exécution jugé décevant de moins de 20% sur son agenda (2010-2025) réparti en trois phases quinquennales pour la réalisation de la vision 2025 de la Cemac. En effet, la phase (2010 – 2015) consiste en la construction des fondements institutionnels de l’émergence ; la phase (2016 – 2020) vise l’ancrage des piliers de la diversification économique de la Communauté ; la phase (2021 – 2025) a pour but de consolider les phases précédentes.

S’il semble difficile d’apprécier les raisons de ce grand retard, à six années de la date butoir du challenge pour l’émergence dans cette région, pour le président de la Commission de la Cemac, Daniel Ona Ondo, un appui de la Banque mondiale dans les domaines spécifiques des échanges commerciaux intra-communautaires, dans la réalisation des infrastructures et dans le renforcement des capacités des ressources humaines que dans le financement des projets contenus dans le Programme économique régional, peut faire bouger les lignes et offrir un brin d’espoir à la Cemac.

Cependant, bien que disposé, à accompagner la Cemac, par un appui au PER, l’institution financière de Bretton Woods pose quelques préalables: une feuille de route claire des besoins régionaux, le pragmatisme dans les actions et un catalogue précis des projets intégrateurs à soumettre à la prochaine réunion technique à laquelle assistera le vice-gouverneur de la Banque mondiale.

 
 

1 Commentaire

  1. Bikoro Ndemezo'o Albert Diddy dit :

    Si sur les plans locaux, nos États sous-régionaux ne parviennent pas à élaborer déjà des programme-projets de diversification économique n’en parlons pas de la structuration économique ; ce n’est pas sur le plan sous-régional qu’on verra quelque chose de bon se passer. Voici que les bailleurs de fonds leurs demandent le programme-projets PER, il doit reposer sur la réalité économique État par État de la sous-région ; en dehors peut-être du Cameroun qui essaye de tirer l’épingle du jeu, qui d’autre dans la sous-région dispose d’une économie locale structurée ?
    Ce que je peux proposer c’est réformer la CEMAC afin qu’elle soit plus économique et moins politique

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