Contributeur à l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique, un chercheur gabonais, enseignant aux USA déjà publié sur Gabonreview en tribune libre, est pessimiste, après l’accident vasculaire cérébral (AVC) d’Ali Bongo, quant à la permanence, à  la tête du Gabon, de ce qu’il nomme “dynastie Bongo”.

Représentation d’Omar et Ali Bongo (détail d’une sculpture visible à la ZERP de Nkok): «La dynastie Bongo est sur le point de s’éteindre», estime Ofoulhast-Othamot. © Gabonreview

 

Enseignant au Département de sciences politiques et d’études internationales de l’Université de Tampa aux Etats unis d’Amérique, Gyldas A. Ofoulhast-Othamot a publié, le 1er avril 2019, un long article sur la situation du Gabon. Paru dans plusieurs journaux américains en ligne, notamment dans The Conversation et le journal militaire Navytimes, le texte de ce spécialiste des gouvernances politiques africaines et des politiques de développement international s’interroge sur l’avenir du Gabon, «allié des Etats-Unis ».

D’entrée de jeu, l’universitaire gabonais des USA indique que la fragilité du Gabon, «l’une des plus anciennes dynasties politiques au monde, a été mise en lumière lorsque l’armée a tenté un coup d’État en janvier.» Si l’opération, orchestré par de jeunes membres de l’armée gabonaise, n’a pas permis de renverser Ali Bongo Ondimba, la prochaine élection présidentielle au Gabon ne devrait, formellement, pas intervenir avant l’été 2023, écrit le chercheur qui pense néanmoins que le mandat d’Ali Bongo pourrait s’arrêter plus tôt. Pour lui, «l’homme de 60 ans est effectivement incapable de gouverner depuis qu’il a été frappé par un accident vasculaire cérébral en octobre 2018». La fragilité apparente d’Ali Bongo lors de ses récentes apparitions à la télévision, associée au coup d’État manqué de Kelly Ondo et à l’absence d’un héritier évident, «a créé le fort sentiment que la dynastie Bongo est sur le point de s’éteindre», écrit le chercheur.

«Un avenir à écrire», note en sous-titre l’universitaire exerçant en Floride qui invoque des enquêtes prouvant que «87% des Gabonais estiment que le pays prend une mauvaise direction. Ils en accusent Ali Bongo, bien que 71% d’entre eux rejettent toute tentative d’instaurer une dictature militaire. En dépit des tentatives du Parti démocratique gabonais visant à rassurer le public sur le fait que la santé de Bongo s’améliore, il est difficile de savoir si jamais il récupérera suffisamment pour qu’il puisse à nouveau diriger le Gabon».

Gyldas A. Ofoulhast-Othamot rappelle que la modification de la Constitution en novembre dernier a permis de garantir que le président gabonais «reste – au moins nominalement – en charge tout en se remettant de son accident vasculaire cérébral». Il conclut cependant en affirmant que «lorsque Bongo mourra ou deviendra invalide – un scénario qui, à [son] avis, est déjà bien engagé – la dynastie des Bongo prendra fin».

 
 

2 Commentaires

  1. Mebiame Claude dit :

    Kagame du Rwanda aurait fait 100 fois plus dans son pays s’il avait les ressources du Gabon. Ceci pour vous dire que les Bongo ont été et sont toujours le grand malheur du Gabon. Léon Mba aurait même mieux fait que les deux RIDICULES Bongo (Omar et Ali).

    Laissons Jean Ping s’exprimer pour les 4 ans seulement qui lui reste de son septennat usurpé par Ali Bongo, vous verrez qu’il fera beaucoup plus que tous les mandats usurpée par les deux RIDICULES Bongo. Essayez seulement avec lui (Jean) jusqu’en 2023, et vous ne serez pas déçu. Jean Ping n’est pas Ali Bongo ou Omar Bongo. C’est Jean Ping. Un point c’est TOUT.

  2. Un gabonais dit :

    La famille Bongo Dabany Asselé sont des gangrènes des pillards et des incompétents notoires. Ils ne pensent qu’ à faire du shopping à l étranger, rouler des mechaniques, ils ne vivent qu au présent. Mais bien sûr que craint des bras cassés. Comment espérer un développement cohérent de ce beau pays avec de tel profil. Une vraie utopie

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