24 heures après l’avoir lancée, l’Organisation nationale des employés du pétrole (Onep) a suspendu, mercredi, sa grève estimant avoir réussi à attirer l’attention du gouvernement sur ses revendications.

Sylvain Mayabi Binet, secrétaire général de l’Onep. © D.R.

 

Prévue pour trois jours à compter du mardi 11 décembre, la grève de l’Onep a été suspendue 24 heures après son lancement. Si aucune rencontre officielle n’a eu lieu avec le Premier ministre à qui l’organisation syndicale a adressé, le 3 décembre, un préavis de grève, l’Onep n’estime pas moins avoir atteint son objectif.

«Notre objectif était d’attirer l’attention du gouvernement. Mission accomplie. Le Premier ministre est à Port-Gentil. Nous pensons qu’il abordera notre situation après cela», a déclaré à Reuters Sylvain Mayabi Binet, secrétaire général de l’Onep.

La grève de l’Onep portait notamment sur «les violations récurrentes, par les employeurs du secteur pétrolier et activités connexes, des dispositions légales et réglementaires en matière de travail, d’emploi et de sécurité sociale». Dans leur préavis de grève, les syndiqués s’insurgeaient également contre «l’impuissance de l’Administration du Travail à faire respecter aux employeurs du secteur pétrolier et activités connexes, les lois et règlements en matière de travail, d’emploi et de sécurité sociale».

Avant sa suspension, la grève initiée par l’organisation syndicale était «suivie à 50%», l’entrée dans le mouvement d’Addax Petroleum, Assala Energy, Sogara et Maurel & Prom qui a abdiqué quelques heures seulement après son lancement.  Mais jusque-là, le leadeur de l’Onep s’était déjà dit «satisfait», en dépit de l’implication des employés de Total Gabon.

 
 

4 Commentaires

  1. VISION dit :

    Bonjour,

    C’est plus une vraie bêtise et un désaveu total de l’état de droit.

    Notre pays marche à l’image de ses chefs.

    La décision d’aller en grève a été prise par les AG des différentes sociétés faisant partie de cette corporation sur divers points, dont le plus saillant était la réintégration des employés licenciés (au moment du mouvement 4 étaient déjà réintégrés et il manquait 2).

    Nous sommes tous justiciable peu import la personne fuse-t-elle s’appeler Total Gabon, quand nous constatons qu’une décision de Justice rendue par le tribunal refuse d’être appliquée; où va le monde.

    Ajouter à celà, comme je le disait au début de mes propos, cette grève est une décision prise lors des différentes AG des employés des sociétés du secteur. Comment un bureau sensé se référer à sa base lève un mouvement sans que les AG des dites sociétés n’en donnent l’accord. Et tous juste pour une promesse,non mieux un espoir que le 1er Ministre trouve une issue favorable.

    Je suis triste de constater que notre pays perd ses valeurs dans tous ses compartiments.

    Avec ça, il bassine les gens avec le slogan “LE COMBAT CONTINUE”, je pense que c’est surtout pour ton ventre qu’il continue.

  2. Ange Gardien dit :

    ONEP ce bureau ne mérite pas la confiance des adhérants.

  3. Ikobey dit :

    A 60 $ le baril, le combat est fini !

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