Du retour de la Prime d’incitation à la performance (PIP) à l’annulation de la mesure de gel des recrutements dans la fonction publique, en passant par la régularisation de la situation administrative de plusieurs praticiens à travers le pays, les syndicats du secteur de la santé qui ont récemment transmis au gouvernement un préavis de grève souhaitent que l’on n’oublie pas le caractère sensible de leur domaine d’activité.

Une coalition de syndicats du secteur de la santé réclame, entre autres, le retour de la PIP. © Radio-Canada.ca

 

Au ministère de la Santé, c’est une énième grève que Max Limoukou tente d’éviter ces derniers jours. Il faut dire que le 3 septembre dernier, le ministre a reçu un préavis de la part de la coalition des syndicats du secteur, qui s’impatiente de la mise en œuvre de certaines promesses gouvernementales, à l’instar de l’ouverture des écoles de santé de Mouila et de Makokou, et de la régularisation de la situation administrative et financière de plusieurs agents.

La coalition réclame également que les autorités reviennent sur d’autres mesures jugées inopportunes pour leur secteur. C’est notamment le cas de la PIP, supprimée en août 2015, que les syndicalistes souhaitent voir rétablie. Ils invoquent la particularité du travail effectué par les personnels de santé.

Décidé en février dernier, le gel des recrutements dans la fonction publique fait également partie des mesures que les professionnels du secteur jugent malvenues. «Puisque nous n’étions pas concernés par le gel des recrutements dans la fonction publique, notre département ministériel devrait poursuivre le processus de recrutement parce que nos ressources humaines sont faibles et concernent les soins aux personnes malades», rappelle Joël Ondo Ella, président de l’Union des personnels de santé (UPSA), qui dit apprécier la démarche de la tutelle qui les a récemment conviés à une réunion pour en discuter.

S’ils estiment, en effet, que «la santé est un secteur névralgique», et donc que «les situations de crise ou d’instabilité ne seraient favorables ni aux autorités ni aux usagers», les syndicalistes ont vu dans l’invitation au dialogue du ministre de la Santé la volonté de trouver des solutions à leurs préoccupations. La semaine dernière, une première rencontre a eu lieu, au terme de laquelle la mise en place de commissions chargées de traiter en profondeur des différents points de revendication a été décidée. D’autres travaux sont prévus cette semaine. Ceux-ci devraient réunir partenaires sociaux, techniciens du ministère de la Santé et représentants du ministère de la Fonction publique et du Budget.

 
 

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