La première phase du Programme de restructuration et de mise à niveau de l’Afrique centrale (PRMN) et le Programme infrastructure qualité de l’Afrique centrale (Piqac) est arrivée à échéance. L’occasion pour le Comité de pilotage régional (CPR) de ces programmes de visiter les réalisations des bénéficiaires au Gabon, le 7 février à Libreville.

Les membres du Comité de pilotage régional du PIQAC en visite au Laboratoire de la DGCC, l’une des structures bénéficiaires du programme, à Libreville, le 7 février 2019. © Gabonreview

 

Libreville abrite depuis le 6 février, la réunion du 4e Comité de pilotage régionale du Programme de restructuration et de mise à niveau de l’Afrique centrale (PRMN) et le Programme infrastructure qualité de l’Afrique centrale (Piqac). L’occasion pour le Comité de pilotage, le 7 février à Libreville, de toucher du doigt les réalisations des bénéficiaires desdits programmes au Gabon.

Répartis en deux groupes, les délégués se sont rendus à Sigalli et au Laboratoire de la Direction générale de la concurrence et de la consommation (DGCC). «Il était question pour nous de faire voir, de faire toucher des mains de ces différents membres du Comité de pilotage, ce qui a été fait tout au long du programme. Parce que la réunion qui a eu lieu vise à présenter les résultats de ce programme», a expliqué le conseiller technique du Piqac. «Il était important que tous aillent sur le terrain pour vivre par eux-mêmes, ce qui a été fait», a déclaré Didine Olivier Tchoumi.

Dans l’une comme dans l’autre structure visitée, les membres du CPR ont pu voir ce qui a été réalisé par les financements du Piqac. «Ce matériel nous a permis d’améliorer notre système analytique, de conserver nos milieux de culture, nos échantillons, mais surtout d’améliorer et de gagner en temps», a expliqué le chef de service du Laboratoire de la DGCC. Selon Marc Ntchorere, l’équipement du laboratoire était insignifiant avant l’arrivée du Piqac. «Ce matériel, nous ne l’avions pas en nombre suffisant. Le fait d’en avoir plus désormais, nous permet de mieux conserver tous nos réactifs et nos milieux de culture», a-t-il précisé.

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S’exprimant sur l’impact du programme dans développement de leur structure, Marc Ntchorere affirme qu’il leur a permis d’avoir le processus d’accréditation à la norme ISO 17025. «Ce qui était un challenge que nous avons mis en place depuis 2010 (…) Aujourd’hui, tout cela permet de mettre en confiance les clients. Quand je parle de clients c’est l’Etat en général et les opérateurs économiques. Pour preuve, nous sommes passés de 2000 paramètres analysés auparavant à 4323 paramètres analysés en 2018», a affirmé Marc Ntchorere.

Au Gabon, ce sont trois entreprises (Sigalli, SMAG et Sobraga) dont deux certifiées ISO 22000 (Sobraga et Sigalli) qui été accompagnées par le Piqac. Mais aussi, le réseau de femmes transformatrices de produits agricoles, ainsi qu’une centaine d’associations. Grâce à cet accompagnement, celles-ci ont un espace au supermarché Mbolo, à Libreville, où elles peuvent exposer leurs produits pour la vente de leurs produits.

Tous les bénéficiaires ont largement manifesté leur satisfaction en espérant une deuxième phase du programme. Le Picaq vise au renforcement de la compétitivité et à la diversification des secteurs productifs, à travers un appui aux institutions régionales et nationales de l’infrastructure qualité et leur mise en réseau.

 
 

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