Dans un communiqué plutôt ambigu signé du ministre en charge de la Pêche et l’Alimentation, le phénomène de mortalité des carpes dans l’Ogooué s’est estompé avec une tendance à la normalisation et un déplacement de l’épidémie vers l’Ogooué-Maritime. Il indique que le dispositif de surveillance est donc maintenu pour une maîtrise du phénomène.

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En juillet dernier, une épidémie ayant entraîné la mort des carpes dans le Moyen-Ogooué et la Ngounié a été signalée par le gouvernement. Si le Centre international de recherches médicales de Franceville (Cirmf) a annoncé une seconde phase d’analyses, dans un communiqué le 27 août, le ministre de l’Agriculture, de l’élevage, de la Pêche et de l’Alimentation a indiqué que les nouvelles analyses biologiques du Cirmf confirment que cette épidémie est d’origine bactérienne. «La carpe est la seule espèce de poisson infectée par cette bactérie (Aearomonas veronii et Plesiomonas shigelloides)», souligne le communiqué.

Selon lui, «le phénomène de mortalité des carpes s’est estompé avec une tendance à la normalisation dans les zones allant de Ndjolé à Lambaréné». Toutefois, a-t-il signalé, «on observe le déplacement de cette épidémie vers l’Ogooué-Maritime». Là-bas, la pêche est l’une des principales activités génératrices de revenus et certains pêcheurs auraient déjà lancé des alertes. S’il est vrai que les populations du Moyen-Ogooué affirment qu’elles consomment la carpe malgré la mesure d’interdiction, d’aucuns s’attendent à des prises de mesure du côté de l’Ogooué-Maritime au regard de cette propagation de l’épidémie. Alors que les orpailleurs et pétroliers ont été soupçonnés d’avoir pollué les eaux, le gouvernement semble lever le voile en incriminant les diverses parties. «Les résultats d’analyse permettent d’éliminer une pollution aux hydrocarbures et aux métaux lourds (mercure)», précise le communiqué.

En conséquence, indique le communiqué, «le gouvernement autorise à nouveau les activités de pêche et de vente ainsi que la consommation de toutes les autres espèces de poisson en dehors de la carpe». En d’autres termes, a écrit Biendi Maganga Moussavou sur sa page Facebook, «le gouvernement lève la suspension d’interdiction de la pêche et de la vente des carpes dans les provinces du Moyen-Ogooué et de la Ngounié». Une équivoque qui a amené l’opinion à se demander si la mesure d’interdiction de la consommation et la vente de la carpe était maintenue ou non. Cette interrogation a conduit la Communication gouvernementale à produire un erratum pour préciser que la levée de la suspension de la pêche, de la commercialisation et de la consommation concerne les autres espèces de poisson «en dehors de la carpe».

Toutefois, le communiqué est resté le même, et l’ambiguïté se poursuit lorsque le gouvernement prescrit quelques règles à observer. Soit, «s’abstenir de manipuler et de consommer les poissons retrouvés morts, éviter de consommer les carpes fumées, salées, braisées ou cuites à l’étouffée, préférer les bouillons et bien faire bouillir les eaux destinées à la consommation». Faut-il donc consommer la carpe en bouillon malgré l’interdiction qui semble maintenue ? La question demeure et le communiqué de Biendi Maganga Moussavou indique que le dispositif de surveillance administrative, technique et scientifique est maintenu afin de conserver un haut niveau de maîtrise du phénomène.

 
 

1 Commentaire

  1. Le Chat dit :

    No comment a lot ! Lee White doit DEMISSIONNER. Le fleuve Ogooué qui traverse tout le Gabon a été empoisonné par des gens mafieux ( soit par hélico ou un autre engin ), à peine que ce dernier a pris ses fonctions de ministre des forets et de l’Environnement. ça n’est pas Sérieux !

    S’il est Un vrai blanc Anglais, qu’il démissionne./

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