La polémique sur l’avion des Panthères du Gabon et la question du bonus de l’équipe nationale a obligé le ministre en charge des Sports, Alain-Claude Billie-By-Nze, à réagir. Lors d’un échange avec les journalistes, le 20 octobre 2018, il a dénoncé les écarts de comportements, l’indiscipline, l’assèchement des valeurs, tout en proposant les axes d’une reprise en main de l’équipe nationale.

Alain-Claude Billie-By-Nze réagissant à la polémique sur l’avion et le bonus d’avant la deuxième confrontation du Gabon avec le Soudan du Sud. © Gabonreview

 

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Quelle analyse faites-vous de la situation qui prévaut au sein des parties qui gèrent l’équipe nationale de football, notamment après la relance du Gabon dans les éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) Cameroun 2019?

Alain Claude Billie-By-Nze: C’est la raison pour laquelle j’ai tenu à m’entretenir, à la fois avec la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) et le Fonds national de développement du sport (FNDS), en présence de certains membres du staff des Panthères dont François Amégasse, le Manager général. Il y a une grosse incompréhension. L’équipe nationale de football du Gabon a parfois fait des contre-performances. Elle a même perdu des matchs. Mais le plus surprenant c’est qu’il n’y a pas eu de polémique quand cette équipe perdait des matchs. Nous enchaînons là deux victoires, deux succès qui nous relancent. Au lieu de nous réjouir de ces succès que nous obtenons alors qu’on a remplacé le staff technique et qu’on a confié l’équipe à un compatriote, on se retrouve plongé dans une polémique que nous aurions pu éviter.

Ce d’autant plus que le ministère est intervenu pour régler le problème principal que posaient les joueurs à savoir celui de l’avion. Un avion a été affrété. C’est un avion qui a l’habitude de transporter des équipes de football. Un avion qui est souvent affrété par les Nation unies. Cela veut dire qu’il garantissait toutes les conditions de sécurité. Il se trouve que les joueurs ont préféré avoir un avion de plus grande capacité. Nous avons été amenés à affréter un 737 de 140 places pour transporter 40 personnes parce que nous ne voulions pas donner aux uns et aux autres le prétexte pour ne pas se rendre au Soudan. Cet avion a été affrété. Il ne devrait donc plus y avoir de problème. Nous avons été surpris de constater qu’il y avait polémique. Le but de la réunion de ce matin était de mettre fin à cette polémique et de ramener la sérénité autour de la tanière des Panthères. Il se dit trop de choses et nous avons le sentiment, nous, en tant que ministre, qu’il y a trop de gens dans notre pays qui ont intérêt à ce que les Panthères ne gagnent pas.

Ce n’est pas seulement un intérêt sportif ou politique, il y a également des intérêts financiers. Lorsque les Panthères ne gagnent pas, certains en tirent profit. C’est peut-être pour cela que le fait de gagner crée des polémiques parce que cela crée un manque à gagner chez certaines personnes. Nous les identifierons.

Qu’en est-il de la question du bonus des joueurs ?

Les primes ont été payées aux joueurs. Je me suis refusé, en tant que ministre, d’aller les voir avant le match. Je vais les voir souvent après le match. Je suis descendu aux vestiaires après le match en présence de la Fégafoot. Ce sont les joueurs qui m’ont interpellé pour dire que puisqu’ils ont gagné, ne pourrait-on pas faire un effort pour un bonus. On a pris le rendez-vous pour le lendemain. Les joueurs, par l’intermédiaire de leur capitaine, m’ont posé deux problèmes. Le premier problème était le bonus. Je me suis engagé à leur payer le bonus. Je leur ai dit que nous étions un weekend et que le trésor n’était pas ouvert, aucune banque n’est ouverte. Pour ce qui est du bonus, vous allez au Soudan et ce sera fait. Ils m’ont posé le deuxième problème, l’affrètement de l’avion. J’ai dû faire une réunion à l’aéroport de Libreville, à 21 heures, avec le FNDS, le Secrétaire général du ministère des Sports et nous avons travaillé à l’affrètement d’un avion auprès d’une compagnie africaine connue. Il a couté près de 120 millions de francs CFA. Conséquemment à cela, j’ai indiqué aux joueurs, par l’intermédiaire de leur entraineur, Daniel Cousin, que compte tenu du coût de cet avion, on ne pouvait plus payer le bonus. Il y avait le choix à faire entre le bonus et l’affrètement de l’avion. On a affrété l’avion pour qu’ils aillent au Soudan du sud dans des conditions souhaitées par eux, ils n’allaient pas, en plus, avoir le bonus. C’était clair ! Ceux qui choisissent le bonus plutôt que le match, il faut s’interroger sur leur réel engagement pour la Nation gabonaise.

Certains évoquent des malversations financières entre la Fégafoot, le FNDS et le ministère ?

Ce sont des choses que nous allons examiner à froid. Il y a un nécessaire dialogue de gestion. C’est pour examiner à froid la situation. Ce que je sais, c’est que chacun veut que l’équipe soit performante. Ce que je sais aussi c’est que nous vivions une situation économique difficile et qu’il nous faut faire des choix. Nous ferons les choix les meilleurs pour l’équipe. A propos des surfacturations, ce sont des questions qu’on examinera au cas par cas.

Au sortir de cette réunion, quelles sont les résolutions prises ?

Il y a trois principales résolutions. La première et pour rappel: les équipes nationales sont une propriété de l’Etat, sous l’autorité directe  du ministère des Sports et donc du ministre des sports. Mais le ministre des Sports n’est pas un technicien. C’est pour cela qu’il y a un outil technique appelé Fégafoot qui gère pour le compte de l’Etat le football gabonais, et par conséquent l’équipe nationale de football.

L’Etat a mis en place un outil de financement du sport qui est le Fonds national de développement du Sport. Il se trouve qu’il y a eu quelques difficultés dans le dialogue de gestion. Le ministère qui assure la tutelle de l’un et de l’autre reprend donc les choses en mains en les associant et en faisant en sorte qu’il y ait un meilleur dialogue, une meilleure écoute, de sorte que tout ce qui sera fait, le soit dans un dialogue bien construit. Et le ministère va se mettre en position de devoir trancher une fois qu’il y aura des propositions des uns et des autres. Nous insistons sur la bonne collaboration entre la Fédération et le Fond de développement du sport. C’est la première résolution. Dès à présent, tout sera mis en place pour remettre ce dialogue de gestion sachant qu’on travaille dans un contexte de crise économique. Il n’est donc pas utile qu’il y ait plus de dépenses que cela. Il est aussi utile de dépenser lorsque c’est nécessaire.

La seconde chose est que nous avons demandé à la Fédération de faire en sorte que toute communication autour de l’équipe nationale soit mieux maîtrisée. Le ministère n’a pas à découvrir la communication faite par le Fédération dans la presse qui, a bien sûr, le droit de communiquer. Maintenant, nous voulons et nous avons demandé à être informés préalablement et que la communication nous soit présentée avant d’être rendue publique.

La dernière chose est que nous avons demandé à la Fédération et au staff qui gèrent techniquement les Panthères d’examiner et d’étudier les conditions de maintien d’un certain nombre de joueurs en équipe nationale. Pourquoi? L’Equipe nationale n’est pas un club. L’Equipe nationale c’est la nation gabonaise. Ce sont les couleurs, c’est l’hymne du pays. Lorsqu’on vient en équipe nationale, on doit être capable d’un certain nombre de sacrifices. On ne peut pas se comporter à l’équipe nationale comme en club. On vient en équipe nationale parce qu’on est porteur de valeurs. Au titre de ces valeurs, il y a le respect. Nous ne pouvons pas contraindre l’Etat aux humeurs des uns et des autres. Personne n’est contraint. Lorsqu’on accepte de venir à l’équipe nationale, on sait qu’il s’agit de notre pays. Nous ne sommes pas la plus grande nation au monde, ni la plus développée, ni la plus puissante. Mais c’est notre pays. Il est puissant dans notre cœur parce que c’est notre pays. Si on ne peut pas accepter de monter dans un avion qui a été affrété et qui transporte de hauts responsables des Nations unies, et qu’on contraint l’Etat à faire un effort supplémentaire en allant affréter un avion qui a coûté plus de 100 millions de francs et que derrière, on n’est pas capable de venir, il faut s’interroger sur la nécessité de continuer en équipe nationale.

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Aubameyang représente valablement le pays à l’étranger et il est capitaine de la sélection. Il se trouve qu’il fait des va-et-vient à l’équipe nationale. Comment comptez-vous gérer ce cas ?

Je n’ai pas à me prononcer sur un cas précis. Pierre Emerick Aubameyang est, à ce jour, le meilleur joueur gabonais. Il est en tout cas celui qui a porté le plus de performance pour le pays dans ses clubs. Il n’a pas encore gagné pour l’équipe nationale. C’est un joueur indispensable. Pour autant, nul n’est indispensable à un pays et nul ne peut contraindre le pays à ses humeurs. Cela concerne Aubameyang, comme d’autres joueurs. J’ai demandé à ce qu’une charte d’engagements soit élaborée pour les joueurs de l’équipe nationale. Nous connaissons des footballeurs africains qui, parce qu’ils tenaient à leur pays, ont été parfois amenés à payer des billets d’avion pour leurs coéquipiers, à payer des primes pour leurs coéquipiers. Nous en connaissons. Nous avons vu pour l’Euro, le capitaine du Portugal, Christiano Ronaldo, porter l’équipe. Blessé, il était au banc de touche. L’équipe nationale, on n’y vient pas à la carte. On ne se dit pas que tel match, je le fais et tel autre, je ne le fais pas. L’équipe nationale, on y vient parce qu’on joue pour son pays. Si on n’est pas capable de jouer tous les matchs pour son pays, qu’on se désiste. Les choses sont très claires. Mais si je prends une telle décision, elle devient politique. Ce n’est donc pas à moi de la prendre. Je mets chacun devant ses responsabilités. J’indique aux joueurs que lorsqu’on est en sélection nationale, on a un engagement. On est un modèle, une forme d’exemplarité. On n’a pas le droit de demander à son pays des sacrifices et ensuite, pardonnez-moi pour l’expression, de faire un bras d’honneur à son pays. Je l’ai reçu comme un bras d’honneur fait à la nation. C’est inacceptable.

A quand l’application de ce dispositif ?

D’ici le match contre le Mali, ce qui est demandé c’est la reprise en main de l’équipe. Daniel Cousin et son staff doivent nous qualifier. C’est la mission qu’ils ont reçue. Toute la semaine prochaine, nous allons multiplier les réunions aussi bien avec la Fédération, les clubs de supporteurs qu’avec la presse. Il faut bien qu’on gagne contre le mali. Le 17 novembre prochain, nous devons gagner pour être assuré définitivement de notre qualification. Pour la charte, il y a déjà plusieurs mois que je l’ai demandé. Je viens de confirmer l’instruction à mon cabinet et à la Fédération. Celui qui vient à l’équipe nationale doit signer cette charte. Il y a des problèmes de comportements, de discipline, et finalement de respect des valeurs que doit porter un pays à travers sa sélection. Tout ceci doit être rappelé par un acte qui est signé par les uns et les autres. Il ne faut pas se tromper de sujet. Nous voulons nous qualifier, mais nous voulons nous qualifier en étant porteurs de valeurs. C’est indispensable. Le choix ne peut pas être entre le talent et les valeurs. On choisira toujours les valeurs. Ceux qui veulent continuer doivent choisir les valeurs. Le talent, on peut s’en séparer. Des équipes sont allées très loin y compris en Coupe du monde parce qu’elles avaient des valeurs et parce qu’elles portaient leur Nation. On a vu des gens qui étaient talentueux, mais qui ne sont pas allés bien loin pendant la Coupe du monde parce que le talent ne suffit pas. La Fédération travaille quotidiennement. Nous allons l’encadrer et la soutenir pour que cette équipe aille le plus loin possible, mais en portant les valeurs. C’est essentiel.

Propos recueillis par Désiré Clitandre Dzonteu

 
 

13 Commentaires

  1. Elop dit :

    “Si on ne peut pas accepter de monter dans un avion qui a été affrété et qui transporte de hauts responsables des Nations unies, et qu’on contraint l’Etat à faire un effort supplémentaire en allant affréter un avion qui a coûté plus de 100 millions de francs et que derrière, on n’est pas capable de venir, il faut s’interroger sur la nécessité de continuer en équipe nationale”.

    En clair, Pierre Emerick est la source de tous les malheurs du Gabon. Aucun mot sur l’amateurisme du FNDS, la FEGAFOOT, le ministère des sports, etc…

    Qu’est ce que le ministre des sports veut nous faire avaler en insistant sur les 120 Millions de FCFA payés pour l’affretement de l’avion des Panthères? Que ça a coûté trop cher?

    Des histoires à dormir debout!

    Quand vous organisez, à coût de milliards de FCFA, des forums bidons comme le New York Forum Africa, des courses inutiles comme la Tropicale Amissa BONGO, des courses de bateaux et de motos cross, on ne compte pas, mais pour la sécurité des joueurs de Football, on crie sur tous les toits qu’on a décaissé 120 “petits millions” de FCFA. C’est franchement pitoyable, écoeurant.

    C’est injurieux, Monsieur le Ministre, de dire que PEA n’a rien gagné avec l’équipe nationale. Permettez au petit peuple de vous rappeler qu’il n’y a que 3 fois où le Gabon a été cité comme nation de football. En 1984, vainqueur de la coupe de L’UDEAC, en 1996, quart de finaliste de la CAN en Afrique du Sud, et en 2012, quart de finaliste de la CAN à Libreville. En 1984 et en 1996, l’équipe avait pour capitaine et leader Pierre AUBAME EYANG (le père) et en 2012, le meilleur buteur de la CAN s’appelait Pierre Emerick AUBAMEYANG (le fils). Cela ne mérite t-il pas un peu de respect?

    Il est honteux, voire irresponsable, de convoquer la presse pour ne parler que du cas d’un joueur, et de surcroit le meilleur, alors que l’on raconte être dans une logique de construction.
    La sortie du ministre s’inscrit plutôt dans une logique de destruction massive.

    Pour ceux qui ne le savent pas, M. l’actuel Ministre des Sports, à l’époque où il était Porte-parole de la Présidence de la République, s’était publiquement offusqué contre le fait que le journal JEUNE AFRIQUE avait cité Pierre Emerick AUBAMEYANG parmi les “Fangs les plus valeureux”, aux côtés de Paul BIYA, Yannick NOAH, AMO, etc…

    Et la traque continue contre ce gamin né en 1988.

    En matière de Football, PEA a hissé très haut le drapeau vert-jaune-bleu, au niveau où aucun autre gabonais n’a pu le faire. Ce garçon gagne près de 1 milliard de Francs CFA par mois grâce à son immense talent. Et à ce niveau, on a naturellement une forte personnalité. Il en est de même pour toutes les stars.

    Et quand, en tant que ministre, on n’est pas capable de diriger de telles personnalités, on demissionne.

    • onero dit :

      Bonjour Elop ,

      Le ministre BILIE BI NZE est incompétent,je l’avais dis et je le redis…Le sport est à terre qu’il le sache.
      Que reproche t-il à Pierre Emerick ? d’avoir parler , d’avoir fait savoir en dehors de leur “tanière” qu’ils sont amateurs , d’avoir dénoncé ce que les amoureux du sports décrient .
      Que pouvons-nous attendre d’une administration qui est reconnue avec des surfacturations ( BIDOUN Mathurin )dans toutes les fédérations. BBN le sait , il est informé mais continue à s’exhiber à ses cotés .
      je suis d’accord avec vous , car le problème est dans sa tanière ( ministère ) car ils ne sont pas patriotes. Qu’ils arrêtent de jouer à l’Autruche

    • LA POISSE dit :

      Je n’aime pas Billy bi-Nzé, sa bouille, ses idées et toute sa personne, c’est un charognard de mindoubé.

      cependant pour ce qui est de sa rencontre avec les journalistes, il parle à froid des faits réels sans insulter qui que ce soit et son analyse me parait assez clair.

      Donc cher @Alop restez aussi froid dans vos propos, trop de passion bidon, aucun gabonais qui ne reconnaît pas les talents du petit, et il le dit bien.

  2. FAYO dit :

    Quand on entend quelqu’un donner des leçons de morale, de valeurs, on n’aimerait que ça soit une autre personne dont l’intégrité est reconnue et non Bilié Bi Nzé, pour que les gabonais puissent prendre au sérieux la promotion qu’en fait un ministre de la république. Bilié Bi Nzé a été en prison pour escroquerie et en plus a été au centre d’un crime de haute trahison en violant la souveraineté du peuple gabonais. Où est passée l’avance irratrapable d’Ali Bongo dans 7 provinces sur 9 annoncé par Bilié Bi Nzé à la veille de la proclamation des résultats officiels. Le gouvernement par la bouche de Bilié Bi Nzé violait la loi en annonçant une tendance mensongère. A la fin on se rend compte que c’est ali Bongo qui avait un retard qui ne pouvait se remplacer que par l’annulation de 21 bureau de votes à a Libreville, soit plus de 10% des suffrage exprimé. Alors si le gouvernement pense pouvoir transmettre des valeurs de patriotisme et de loyauté aux gabonais, le discours est dévaloriser s’il sort de la bouche de Bilié Bi Nzé.

  3. MONSIEUR A dit :

    Nous nous retrouvons une fois de plus, comme ce fut le cas dans les années 1984 à 1996, avec des joueurs talentueux mais avec les dirigeants sportifs n’ayant pas le niveau international (hormi l’entraineur actuel).

    Le Haut Niveau exige des sacrifices qui dépassent très très largement les 120 millions de FCFA. Dans notre pays le Gabon, 1 Km de route bitumée coûte au bas mot 1 Milliard de FCFA.

    M. le Ministre, nous savons très bien que le dossier de l’équipe nationale de football du Gabon est trop LOURD pour vous (Ministère) et la FEGAFOOT, la gestion financière se décidant ailleurs. Dommage pour le Sport au Gabon.

    Une chose est certaine, pour vaincre l’équipe du MALI à Libreville (ou à Franceville), il faudra compte sur tout le PEUPLE Gabonais y compris PEA.

  4. Paolo NDANG dit :

    Je pense pour ma part que les sanctions de la FIFA planeraient forcément sur nos têtes en cas d’immixtion manifeste de l’Etat dans le football. Au delà des problèmes et des incompréhensions, chacun devrait rester à sa place. S’agissant des sacrifices, je pense à juste titre que PEA en a fait un très gros: jouer pour le Gabon au moment où d’autres joueurs africains attendent d’être moins performant pour défendre les couleurs de son pays d’origine. N’oublions pas qu’il est espagnol de par sa mère: il est mieux que n’importe quel avant centre espagnol actuel; il est français de par sa naissance au Havre: Deschamps l’aurait convoqué en 1er devant les bricoleurs qu’il aligne ces derniers temps; il pouvait opter pour l’équipe d’Italie du fait de sa formation au Milan AC. Bref, les gabonais ont trop souffert et souffrent encore trop de la division alors qu’on a une petite population. En tant que 1er responsable du sport dans le pays, tous peuvent être vos enfants, il faut dialoguer avec eux, car comme le dit un proverbe bien connu de chez nous: ”On n’appelle pas son chien avec un bâton en main”.

  5. John Médiapart dit :

    Après les castings de la télé et de la radio, voici venu le moment de la charte. Partout il passe cet homme un prolixe des concepts désuets. Sa névrose d’étudiant inachevé et de politicien au sommet le gangrène l’esprit. Son penchant de son penchant de picsou nous amène TOUJOURS à des dépenses…Là il commence à lorgner sur les caisses du fonds du sport…Courage Igor Simar…(Billie-By-Miang est autour…).
    Son arrogance ne permet de voir une tête au-dessus de lui, à cet effet PEA n’avait qu’à de tenir en droit. Partout où il passe il crée les conflits sur ces questions…
    Regardez-le demander à la Fegafoot de le prévenir avant toute communication !!!
    Au lieu d’avoir un ton rassembleur, il a toujours la manie de créer des clans : diviser pour mieux jouir…
    Qu’il le veuille ou non PEA est le plus grand ambassadeur que le Gabon ait eu…Il y a lieu de l’appeler…à se ressaisir, il tant est-il qu’il puisse dévier, pas le menacer. Cela n’arrangera rien. Les stars, on le sait son capricieuse…Et puis quel honneur a-t-on rendu à ce garçon depuis ses prouesses au plan international ? Médaille, hommage, associé à une œuvre, reportage,…Depuis sa télé, Billie n’a jamais digéré PEA. Maintenant patron des sports, il va lui régler ses comptes. Parions…Je connais le Kid…
    Billie a un problème, si ce ne sont des problèmes congénitaux-psycho-politiques, justifiants sa vie politique. Un malade à soigner dont les vrais raisons de son activisme son ailleurs, dans sa seule tête.
    Peu lisse, on le voit toujours venir, avec la boue…mais avec son certificat des élections législatives…
    Ali se laissera-t-il une fois encore berner ?
    Car à l’Assemblée nationale où le Perroquet a déjà siégé, les parlementaires savent qu’il ne servira à Rien, si ce n’est que ronger son frein pour la prochaine présidentielle…Pauvre Billie…C’est lui problème, avant les autres problèmes. S’en rend-t-il compte. Oh Freud! Oh Jung! Oh Maslow! qui nous examinera ce cas ? L’hôpital de Melen a laissé dans la rue tous les égarés mentaux. A-t-on prévue à Jeanne Ebori qui réouvre, les consultations psy…

  6. Francis dit :

    100 millions pour louer un avions qui va transporter des joueurs de football!

    on a du mal à payer les vacations des enseignants de l’INPTIC, ENS, USTM etc. pour ces “blaireaux” pourtant millionnaires le contribuable doit encore se surpasser! comme si c’était pas assez, les mecs font en plus des caprices… franchement!

  7. Has NGOSS dit :

    Tout cela est bien concernant la charte. Quelles sanctions sont prévues pour les dirigeants qui détournene les fonds telles que les primes des matches? Les primes de match sont les revenus des joueurs et ils vivent de ça. Aucun ministre n’est privé des fruits de son travail. Pourquoi souvent les en priver ou polémiquer là dessus? Tant que les dirigeants auront des comportements pas du tout professionnels, le ùmal existera dans la tanière.

  8. Mboung dit :

    + 1 @Has NGOSS
    Toujours les mêmes procédés infâmes (exigences de parrainage,prestations de serments,lettres d ‘excuses, passages sous le bandeau,charte etc..bidons que les instigateurs seront les premiers à violer impunément ) ceux là mêmes qui au bout du bout ne parviennent pas à avaler le fait qu’il y ait des gens qui ne leurs soient redevables de RIEN et que compte tenu du fait qu’ils sont essentiellement entourés d’escrocs (comme l’hydrocéphale lubrique) dont la seule boussole est le dieu CFA, les naufrages approchant, tous ces voleurs ne veulent assumer seuls leurs errements.le boomerang sera ,condamnable,mais instructif…Basta ya 2 B continued….

  9. ponce Pilate dit :

    A ce niveau ce n’est plus de la MF ,mais on frise le dikoundou.

    Tous les articles disent que PEA s’est plaint de la durée du vol (7h30 au lieu de 3h30 normalement), de l’escale et de l’exiguïté de l’avion alors que les joueurs avaient besoin de repos avant le match retour ,donc de minimiser les sources de fatigue.

    D’autre part ,il vient nous dire qu’il a donné sa parole aux joueurs, qu’il n’a pas tenu parole, qu’il fait du chantage aux joueurs et après il trouve anormal que les joueurs se fâchent.

    Pardon, un minimum de respect pour les gens.
    Le monde du foot connait PEA, le monde du foot connait DC9, le monde du foot ignore et ignorera toujours qui est BBN.

    Et en plus il est fier de dire qu’il n’est pas un homme de parole.

    Pardon, vous avez du blé, prenez vous des conseillers en communication.

    Cette interview n’est pas propice à ramener le calme dans la maison.

    Allez parler avec notre icône nationale, celui que le monde du foot connait ,et réglez tout cela avant le match contre le Mali.

    Notre qualification se joue lors de ce match, on laissera après le Burundi et le Mali se gérer pour l’autre place qualificative.

    Pardon posez le coeur.

  10. Elop dit :

    Ce lundi 22/10/2018,
    Pierre Emercik AUBAMEYANG, avec son équipe d’ARSENAL, vient de marquer un doublé face à LECEISTER, dans le cadre du championnat d’Angleterre (Premier League). 2 buts en 5 minutes, qui dit mieux?

    Respect. Respect. Respect.

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