En prononçant, mardi, son discours de politique générale face aux députés, le Premier ministre a à peine effleuré la question de l’habitat et du logement pourtant considéré comme l’un des échecs du premier mandat d’Ali Bongo qu’il fallait rectifier dès l’entame de son second septennat.

Vue de Libreville, derrière le boulevard triomphal. © Gabonreview

 

Comme la culture, le tourisme et la situation pour le moins chaotique du sport dans le pays, le discours de politique générale de Julien Nkoghe Bekale, prononcé mardi 26 février devant les députés, n’a pas accordé une grande part à l’habitat et au logement. Pourtant, plusieurs années après la promesse d’Ali Bongo de loger décemment les Gabonais, de faciliter l’accès aux parcelles viabilisées et de construire 5000 logements par an ; peu voire très peu a été fait. Le président de la République a d’ailleurs eu lui-même l’occasion de reconnaître son échec sur le sujet. 24 heures après l’intervention du Premier ministre au palais Léon Mba, tout laisse penser que son second mandat en cours pourrait bien s’achever sur le même résultat.

Faisant fi des préoccupations des populations en la matière, Julien Nkoghe Bekale s’est contenté d’évoquer laconiquement la situation des structures administratives publiques, dont plusieurs sont locataires. Face aux députés qui ne lui ont pas moins accordé leur confiance en grande majorité, il a annoncé la construction d’une cité administrative. L’objectif, a-t-il dit, est de «mettre fin aux baux administratifs et permettre de loger tous les services publics de l’État».

Bien que félicitant sa volonté de bien faire pour rétablir l’honneur de l’État dans le domaine, le groupe du Rassemblement pour la restauration des valeurs (RV) à l’Assemblée nationale a jugé incomplet le projet gouvernemental qui, selon lui «tâtonne». Proche du pouvoir, le groupe a toutefois fait remarquer que «depuis 1970, [le Gabon traine] un déficit d’environ 160 000 logements».

«[Avec] peu d’habitants, on est incapable de construire autant de logements. Les promesses faites par le président de la République ont été aliénées par certains gouvernements», a regretté le groupe RV, appelant le Premier ministre à proposer une meilleure stratégie, visant à sortir de cette situation jugée «mauvaise pour notre pays».

En 2009, Ali Bongo s’était engagé à construire 5 000 logements par an. Si on s’attendait à compter 35 000 logements au terme du premier septennat, moins de 6 500 ont été livrés près de 10 ans après.

 
 

2 Commentaires

  1. Je ne sais pas pourquoi le regretter? Que ceux qui en ont les moyens et qui sont gabonais, au lieu de mettre tout leur argent dans la politique, ils feraient mieux de l’investir dans le logements en construisant des cités ou HLM, en fonction des capacités financières de chacun. Il ya des corps de métier qui n’ont pas d’opportunités de s’acquérir des maisons comme les diplomates. Alors pourquoi ceux de nos compatriotes qui peuvent se considérer comme FMG ( Fonds Monétaire Gabonais) ne mettraient -ils pas à profit une petite partie de leurs fonds pour investir pour les corporations. Une cité des diplomates construite par un FMG quel honneur pour le pays!! Il aurait un retour bien bénéfique en termes pécuniaire. Il lui faut se rapprocher de financier pour qu’il sache comment mettre à disposition ces maisons ( vente, location ou location-vente). Tout est question d’organisation. Allez courage à vous mes compatriotes gabonais très riches, membres du FMG ( Fonds Monétaire Gabonais). Il en existe. Il est temps de faire ce qu’il faut pour votre peuple, votre nation, votre pays. Vous n’avez rien à perdre!! Au contraire, un investissement a un gain: vos financiers vous aideront et nous qui avons des besoins, nous gagnerons. Adaptez votre investissement à nos capacités, alliant qualité et capacité. Utilisez les materiaux du pays: bois, brique rouge, ciment, marbre…etc. GO, GO, GO!!!!

  2. Ikobey dit :

    Avec quel argent ? si c’est comme souvent avec celui que l’on a pas, alors les logements ne sont pas prêts de sortir du sol.
    Il y en a encore beaucoup de projets comme ça ? Pas la peine d’être 1er ministre,
    le roi des c**s suffirait.

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