Les environnementalistes souhaitent que des sanctions plus sévères soient infligées aux grandes industries qui polluent la nature. Une demande exprimée par l’ONG GroundWork aux ministres gabonais et sud-africain de l’Environnement, le 14 novembre à Durban.

Lee White pesera-t-il de son poids pour alourdir les sanctions contre la pollution en Afrique ? © Gabonreview

 

Peut-on espérer de sévères sanctions contre les industriels qui se rendraient coupables de pollution en Afrique ? C’est en tout cas le souhait exprimé aux ministres gabonais et sud-africain de l’Environnement par GroundWork, le 14 novembre, une ONG de justice environnementale à but non lucratif qui travaille en Afrique du Sud depuis 1999.

Lee White est actuellement à Durban, où il prend part à la 17e session ordinaire de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement, dont les travaux s’achèvent le 15 novembre. Cette conférence réunit les ministres africains de l’Environnement, experts et représentants d’organisations internationales et la société civile, pour déterminer le rôle de l’environnement dans l’économie verte et son apport au développement de l’économie circulaire en Afrique, notamment.

A l’ouverture des travaux au niveau des ministres le 14 novembre, dont Lee White était le principal orateur en compagnie de son homologue sud-africain, les membres GroundWork ont interrompu la réunion pour présenter leur mémorandum. «Soyez audacieux et dirigez dans une perspective de justice environnementale et veillez à ce que l’Afrique développe sa résilience pour assurer les moyens d’existence de millions de personnes alors que le climat dévaste le continent», peut-on lire dans le document.

Président sortant de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement, Lee White a promis que lui et son homologue sud-africain allaient présenter la note de travail préparatoire aux délégués pour discussion. «Le changement climatique croît maintenant beaucoup plus vite qu’il ne le faisait habituellement dans le monde naturel. Maintenant, nous devons réagir aux changements climatiques provoqués par l’activité humaine (…) En tant que ministres de l’environnement, c’est à nous de montrer notre responsabilité en mobilisant la communauté mondiale contre les grands défis du changement climatique, de l’insécurité alimentaire et de la pauvreté que nous connaissons aujourd’hui», a déclaré le ministre gabonais en charge de l’Environnement, relayé par iol.co.za.

Les travaux doivent mettre en avant des mécanismes, programmes et partenariats tangibles pour l’Afrique. A l’issue de la réunion, le Gabon va céder la présidence de la conférence à l’Afrique du Sud pour les deux prochaines années. Un nouveau bureau de cette conférence sera également mis en place.

 
 

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