Le ministre de l’Équipement, des Infrastructures et des Mines a devisé, le 11 décembre 2018, avec les exploitants des carrières de sable de Port-Gentil. La séance de travail visait à rappeler la nécessité de respecter les lois en vigueur dans le cadre de cette activité.

Christian Magnagna accompagné du gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime, échangeant avec les opérateurs économiques exploitant des carrières de sable. © Gabonreview

 

Fort de l’impact environnemental de l’exploitation des carrières de sables dans la ville de Port-Gentil et de ses environs, le ministre de l’Équipement, des Infrastructures a rencontré les opérateurs économiques de la localité. Le respect des normes et lois en vigueur au Gabon a été rappelé, de même que l’empreinte de cette activité sur la dégradation de l’environnement dans la capitale économique.

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A ce qu’il semble, les sociétés de la ville exerçant dans ce domaine outrepassent, de plus en plus, les mises en garde et les normes requises pour l’exercice de ce métier quant à la préservation de la nature. Ce, malgré les sanctions infligées par le gouvernement. Ce qui, selon le membre du gouvernement, qui était accompagné du gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime, Patrice Ontina, occasionne la dégradation de la ville pétrolière. Cet incivisme est justifié par certains comme étant le palliatif au chômage grandissant dans la ville.

Exhumant le décret n°0050 /PR/MMIT du 12 janvier 2015, Christian Magnagna a rappelé «les activités d’exploitation des substances minérales utiles classées en régime de carrières sont interdites dans la zone nord de Libreville et dans les zones du territoire national où cette exploitation est jugée incompatible avec la protection de l’environnement ou, dans tous les cas, lorsque cette exploitation lèse l’intérêt général». L’on signale qu’un autre décret avait été pris par le ministre des Mines en décembre 2015, interdisant l’exploitation de sable dans la presqu’île de Mandji à compter de janvier 2018.

L’application de cet arrêté avait maintes fois été rappelée aux opérateurs du secteur. Et six sociétés ont été interdites de toutes nouvelles activités sur la presqu’île. Cinq autres ont été autorisées à poursuivre les activités d’exploitation de leur titre avant une délocalisation vers les zones potentielles pour des raisons d’incompatibilités avec la protection de l’environnement.

Pour 2019, le gouvernement préconise d’interdire l’extraction du sable sur toute la presqu’île de Mandji et sa côte maritime. Les zones autorisées pour l’exploitation de sable sont celles situées autour du fleuve Ogooué et ses affluents. Certaines ont été autorisées à poursuivre leurs activités d’exploitation des carrières de sable au regard de leur respect des normes et réglementation en vigueur, tandis que d’autres ont été invitées à se conformer aux nouvelles dispositions.

 
 

1 Commentaire

  1. La douleur dit :

    Vous pourriez au moins sanctionner ceux qui exploitent le sable illicitement et sans respect dans cette province ,le mal est fait,cap lopez degradation très avancée.allez voir et vous comprendrez ,pas la peine de vous faire un dessin ,ceux qui sont mouillés dans la corruption concernant cette province le savent ,et je suis certains qu’ils n’ont rien fait pour que vous alliez vous rendre compte de vous meme sur cette barbarie,c’est tout de meme la terre de nos enfants bougez-vous .

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